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Article : Le péché capital commis à Bamenda
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13 décembre 2016

Le péché capital commis à Bamenda

Les manifestants ont poussé le pion un peu trop loin en brûlant le drapeau national pour hisser quelque chose dont on ignore les origines. C’est inacceptable !

J’ai compris leurs revendications. Et je crois qu’elles sont fondées. Chaque citoyen doit se sentir libre de réclamer ce qui lui revient de droit, sans être intimidé ou brutalisé. Et mes frères anglophones l’ont fait, même s’ils sont en train d’être châtiés. Les avocats et les enseignants du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun sont montés au créneau pour décrier le déséquilibre qui existe dans leurs secteurs d’activité respectifs. Il fallait le faire tôt ou tard.

Ils incendient le vert-rouge-jaune national(Source Facebook_Thierry Mbepgue)

De nature, les anglophones ne sont pas du genre à se laisser corrompre facilement. Le premier ministre Philémon Yang a confirmé le code. Après deux jours de dialogue avec les leaders syndicaux, dans la capitale régionale du Nord-Ouest, le chef du gouvernement est rentré bredouille à Yaoundé dimanche 27 novembre 2016. Il a manqué de mots pour convaincre les manifestants déchaînés. En toute honnêteté, j’aime la détermination avec laquelle les leaders anglophones entreprennent les choses. Ils ne font pas la danse « bafia » (un pas en avant, deux pas en arrière), comme nos leaders syndicaux francophones. Ici, il suffit juste de quelques billets de banque pour diviser les « syndicalistes ». Et ça réussi à tous les coups. L’augmentation du prix du gaz domestique, des denrées alimentaires, du carburant à la pompe, des courses de taxi, n’aurait pas lieu si on avait de vrais leaders syndicaux francophones, qui défendent l’intérêt général et non leurs ventres.

« Ça brûle à Bamenda »

Les anglophones nous donnent, sur ce point, une belle leçon depuis le mois dernier. Seulement, je crois qu’il y a beaucoup de choses à rectifier dans leur mouvement. Leurs multiples revendications perdent tout leur sens avec les esprits de division (et non de construction) qui se sont invités dans les rangs.

Pourquoi brûler le drapeau national ?

Les revendications allaient bon train. J’ai même vu beaucoup de francophones soutenir les anglophones à distance. Pour limiter les dégâts, le gouvernement camerounais, de son côté, a laissé les portes des négociations grandement ouvertes, malgré plusieurs échecs. Depuis le début de ces manifs, toute la machine gouvernementale est au four et au moulin pour calmer les tensions, même si on a l’impression que le chef de l’État se fout un tout p’tit peu de leur gueule. Lui, qui a passé un bon moment en mode selfie, tout récemment, avec nos braves Lionnes Indomptables au Palais de l’Unité.

Ils remplacent le vert-rouge-jaune national par un drapeau d’origine inconnue (Source_ Page Facebook_Thierry Mbepgue)

Au moment où les posters du grand-père « androïd » avec les Lionnes inondaient la toile, ses détracteurs fouillaient dans leurs poubelles (archives) et balançaient les photos les plus choquantes sur les réseaux sociaux, pour faire croire à la communauté nationale et internationale qu’elles avaient été prises dans la zone anglophone. Faux ! On vous connaît déjà. Je refuse de croire que toutes ses images de morts et de blessés provenaient du Sud-Ouest ou du Nord-Ouest. Mais tout le monde a vu comment certaines personnes ont brûlé et marché sur le drapeau vert, rouge, jaune (avec une étoile jaune dorée sur la bande rouge) de notre cher Cameroun. Le berceau de nos ancêtres. Notre symbole. J’ai mal. Très mal. Je trouve cela insultant et inacceptable. Je ne suis pas le seul à le penser hein !!! Cette barbarie a également été condamnée à l’unanimité par les leaders politiques et d’organisations civiles.

J’ai également appris que le prince d’Etoudi, après ses séances de selfie, est aussi très fâché. Pas seulement contre les gens qui ont brûlé le drapeau national, mais aussi contre les petits monstres qui ont organisé des meetings pêle-mêle à Bamenda. Les services secrets camerounais seraient déjà à pied d’œuvre pour traquer ces rebelles que certains assimilent aux terroristes de Boko Haram. « Ceux qui désinforment l’opinion ne seront pas épargnés », selon le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary. Heureusement, les membres du Collectif des blogueurs camerounais sont assez outillés pour ne pas se jeter dans la gueule du lion.

 

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Article : Qui viendra aussi m’emballer dans les folies de fin d’année ?  
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6 décembre 2016

Qui viendra aussi m’emballer dans les folies de fin d’année ?  

Les fêtes sont déjà là. Je cogite encore. Et toujours pas de night club localisé. Encore moins de nouvelles fringues achetées. Durant cette période de fin d’année, j’ai décidé de sortir de mon confort. Pour une fois, je ne veux pas être ce mec très réservé.

Ce 5 décembre, je suis tout seul dans ma chambre. Une belle musique du Roi de la Rumba congolaise, Papa Wemba, en duo avec Koffi Olomidé, berce ma soirée. Elle me donne envie d’esquisser quelques pas de danse. Mais pas tout seul. Ce serait une folie. Une vraie ! J’ai besoin d’être accompagné. D’être guidé. Surtout que je ne connais rien de la danse. Il me faut un prof. Une professionnelle de la Rumba congolaise. Je contemple les quatre murs de ma chambre. Aucune déesse n’apparaît jusqu’à la fin de la chanson. Mais l’idée de me défouler ne me quitte plus. Elle va même croissant. La pression monte. Je décide d’éteindre ma radio qui me distille pourtant la bonne humeur. C’est à cause de la solitude. Mes lèvres prennent le relais. Elles miment le titre « Voir la nuit s’emballer » de M. Pokora. Un autre truc de fou. Ce délice du chanteur français me rend dingue. Décidément, tout est planifié pour que je fasse la fête en cette période de fin d’année.

"Joyeuses fêtes de fin d'année 2016"
« Joyeuses fêtes de fin d’année 2016 »

Danser en hommage aux victimes de l’année qui s’en va

Je sais que c’est souvent très important de se défouler après une longue année remplie de pièges. Oui, je veux aussi m’amuser comme tous les jeunes de mon âge. Non sans penser aux compatriotes qui nous ont quittés cette année. Mais par où vais-je commencer ? Je ne suis pas doué en la matière. Je ne maîtrise  rien des fiestas. Je ne sais que prier, lire, rédiger des articles de presse, des billets pour mon blog, bavarder sur les plateaux radio et télé. Rien de plus.  Je rêve d’une personne qui me tendra la main. Qui m’amènera découvrir des endroits bouillants. Je rêve d’être dans ses bras durant ces moments. Noire, métisse, blonde ou blanche, peu importe sa couleur de peau. L’essentiel, c’est d’être avec une meuf qui me comblera d’amour. D’être avec une « bombe latine » qui m’aidera à décorer mon sapin de noël, me fera découvrir des coins chauds avec des amis hyper sympas, qui ne se moqueront pas de moi quand je leur dirai que je ne connais pas les musiciens de l’heure, encore moins les pas de danse et boissons alcoolisées en vogue au pays.

"Je vais boire avec modération"
« Je vais boire avec modération »

S’il te plaît Dj enlève-moi cette malchance

Rassurez-vous, je ne suis pas un extraterrestre. Je vis bel et bien au Cameroun. Dans une banlieue de la capitale économique s’il vous plaît ! Mon quartier est bouillant. Pas très loin de chez moi, il y a un night club. Mais je n’ai jamais frôlé son seuil. Tout comme je n’aime pas les musiciens de la nouvelle génération qui chantent tous (ou presque) comme des casseroles. Ceux qui font l’exception sont dans l’ombre pendant que les médiocres polluent nos oreilles. Entre nous, comment pourrais-je danser une chanson qui commence par « Le piment dans la sauce », « Coller la petite », « Tuer pour tuer » ou encore « Hein père » ? Des titres qui n’ont ni tête, ni queue. Je veux bien m’emballer dans les folies de fin d’année, mais avec un Dj  qui table sur la qualité et non sur la quantité. A chacun son choix musical n’est-ce pas ? Alors bonne fête de fin d’année à tous !!!

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Article : Est-ce une bonne idée de dévoiler son statut sérologique à un Camerounais ?
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1 décembre 2016

Est-ce une bonne idée de dévoiler son statut sérologique à un Camerounais ?

Le Cameroun se joint à la communauté internationale ce jeudi 1er décembre 2016 pour commémorer  la 29e édition de la Journée mondiale du Vih/Sida. Chez nous, un sidéen pauvre est une malédiction pour son entourage.

180 000 personnes souffrant du Vih/Sida sont sous traitement au Cameroun en 2016. Ce chiffre, je l’ai eu aujourd’hui en suivant le journal matinal sur les antennes de la radio Sweet Fm. J’ai également appris que plusieurs centaines de personnes meurent de cette maladie chaque année dans notre pays. Faute de moyens, beaucoup n’ont pas accès aux soins de qualité. Encore qu’ils n’ont pas les moyens d’aller se faire soigner à l’extérieur, ou d’avoir des médicaments efficaces comme nos grands, qui nous construisent pourtant des hôpitaux de « référence » ici.

"Prise de sang"
« Prise de sang »

Mais ce qui anticipe généralement la mort de nos sidéens, ce sont les soucis. Ils en ont tellement. Et vous savez que la loi d’attraction s’applique toujours et à tout le monde. Nos malades sont également victimes de moqueries et d’hypocrisie de la part des gens à qui ils se confient. Ceux-ci le rapportent à d’autres personnes. Finalement, c’est toute la République qui est au courant de votre statut sérologique. C’est bien qu’on connaisse votre état de santé, mais est-ce que cette situation vous avantage ? Je ne crois pas, surtout pas au Cameroun.

On sensibilise les sourds 

Des campagnes de sensibilisation sont pourtant organisées de gauche à droite dans nos cités. Mais je crois qu’elles ne visent pas à inviter les populations à considérer les malades du Sida comme des populations à part entière. Au contraire, c’est pour augmenter leurs souffrances. Les campagnes de dépistage sont bien pensées, mais leurs objectifs restent flous dans ma tête.

Après le dépistage, la suite devient compliquée. A part les conseils, quel sort est réservé aux séropositifs ? La mort. Ceux qui organisent gratuitement ces campagnes de dépistage ne font rien pour eux. Le patient rentre mourant chez lui à 50%. Du coup, il croit que tout est fini pour lui, oubliant qu’il était très bien portant quelques heures avant de se rendre dans ce centre « d’infection ».

Généralement, les séropositifs les plus gentils se retirent de la société et retournent au village en attendant leur mort. Tandis que les « méchants » se vengent en distribuant le virus à d’autres personnes. Il y a quelques mois, un jeune mignon garçon atteint de ce virus légendaire, est décédé au quartier Nkongmondo à Douala, après avoir couché, sans préservatif, avec plusieurs jeunes filles et femmes mariées de son secteur. Elles ne lui ont pas résisté. Heureusement, la majorité n’a pas été contaminée. C’est juste un exemple parmi tant d’autres.

"Pendant le dépistage"
« Pendant le dépistage »

Cette pandémie ne cesse de faire des ravages. Elle rode dans tous les milieux. Mais les personnes atteintes qui décèdent généralement sont celles qui connaissent et dévoilent leur statut.

De mémoire de reporter, je n’ai jamais entendu qu’un haut commis de l’Etat, un diplomate ou un Dg soit mort de ce machin. Et pourtant, j’en connais qui sont porteurs de ce virus et n’en parlent à personne. Leur carnet de santé est avant tout une affaire personnelle. Les plus véreux commercialisent cette maladie. Ils la distribuent aux jeunes filles moyennant quelques billets de banque.

« Quand ce directeur d’une grosse structure pétrolière de la place allait avec des jeunes filles, il proposait à chacune 300 000 FCFA pour avoir des rapports sexuels avec condom  et 1 000 000 FCFA sans condom. Elles étaient libres de choisir. Comme les jeunes filles de maintenant ont un gros cœur, plusieurs allaient avec lui sans préservatif ».

La personne qui rapporte cette histoire fait savoir que la plupart d’entre elles ont attrapé la maladie du siècle. Mais rassurez-vous, le milliardaire ne leur avait jamais dévoilé son statut sérologique. Il était très bien portant. De toutes les façons, rien ne prouve qu’il avait les quatre lettres (S.I.D.A).

"#StopSida"
« #StopSida »

Et moi, pourquoi devrais-je dévoiler mon statut sérologique au premier venu ? Tout ce que je vais encaisser en retour, ce sont les moqueries et le découragement, comme si j’étais le mec le plus impropre de la terre. « Sale sidéen » sera le nom qu’on me collera. Non, je ne dévoilerai pas mon statut sérologique à un Camerounais tant que sa mentalité n’aura pas évolué comme chez les occidentaux, où on entend rarement parler de sidéen.

 

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Article : Les violences de Bamenda me font froid dans le dos
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30 novembre 2016

Les violences de Bamenda me font froid dans le dos

Les ressortissants anglophones du Nord-Ouest, à Bamenda, ont engagé une série de manifestations ayant mal tournées. On dénombre au moins un mort cette semaine. Un mort de trop au Cameroun.   

Ma voisine Rachel, originaire de Bamenda, sait que je l’aime (pas amoureusement hein), même si on fait souvent des jours, voire des mois sans se dire « Bonjour ». Rachel a perdu l’un de ses parents il y a quelques semaines (pas dans les manifestations de Bamenda). Elle s’est rendue à ses obsèques, accompagnée de sa grand-sœur Frida la semaine dernière. C’est avant-hier (mardi) qu’elles sont rentrées en disant :

« C’est devant nous à l’agence de voyage que les violences ont débuté. Tout se passait devant nous. J’ai eu peur. La police lançait le gaz lacrymogène pour disperser les foules»

Le weekend dernier à Bamenda, des pneus ont été brûlés, des établissements publics cassés, une vie a été enlevée.

« Le ras-le-bol des anglophones »

Des évènements qui auraient pu êtres évités… Si le pays était sur les rails.

Si ceux qui nous gouvernent avaient une oreille attentive aux revendications des uns et des autres. S’ils ne minimisaient personne. S’ils agissaient rapidement quand on leur sert des correspondances. Mes frères « Bamenda » ont la mémoire courte. Ils oublient que nos dirigeants ne réagissent que quand survient un drame.

"Face aux forces de l'ordre"
« Face aux forces de l’ordre »

Comme Rachel, je suis accro à la paix.

Je n’aime pas les coups de fusil. Il est donc hors de question que j’encourage les forces de l’ordre qui tirent sur les manifestants, même si ceux-ci cassent les établissements publics. On a beaucoup de sous dans les caisses pour en reconstruire d’autres ou bien !

Ce n’est pas pour autant que j’applaudis ces gens qui cassent tout sur leur chemin, Ils ne font qu’agacer les “forces du désordre”. Nous sommes dans un pays de répression. Chez nous, les policiers n’encadrent pas les manifestations, mais les dispersent à coups de gaz lacrymogène.

A vrai dire, mes amis de Bamenda, je n’arrive pas à justifier la tournure des évènements tandis que je trouve vos revendications plutôt justes. Un mort, c’est un Camerounais de trop qui meurt ! Vous dites votre ras-le-bol parce que les pouvoirs publics ne vous écoutent pas. Moi aussi je suis choqué. Vous devez vous rappeler que la balance du Cameroun (dans presque tous les domaines) ne pèse en faveur d’aucune ethnie, tribu ou région. Nous sommes tous dans la même merde mes frères/sœurs! Certaines personnes pensent souvent que je suis du pays « organisateur », c’est-à-dire de la région du président Paul Biya, et pourtant je chôme, au même titre que plusieurs de mes frères et sœurs. Le système éducatif de notre pays ne pèse pas suffisamment en votre faveur, c’est entre autres la raison de votre révolte.

Manifestants violents, ne donnez pas raison à ceux qui voudraient nous diviser, à ceux qui ne comprennent pas que notre pays est un et indivisible. Bien sur que je partage vos revendications ! Mais je pense, à mon humble avis, qu’une marche pacifique, quand bien même elle aurait eu besoin de plus de temps, n’aurait pas provoqué cet accident qui m’attriste. En toute sincérité, les violences de Bamenda me font froid dans le dos.

"ça brûle à Bamenda"
« ça brûle à Bamenda »
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Article : Oui les filles enivrez-moi de joie !  
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22 novembre 2016

Oui les filles enivrez-moi de joie !  

Nos Lionnes sont qualifiées pour les demi-finales. Elles ont battu la sélection sud-africaine.

"On célèbre la victoire"
« On célèbre la victoire »

Je suis resté devant la télévision pendant toute la rencontre. J’avais peur au début en regardant la prestation des joueuses sud-africaines. Très fortes. Nos Lionnes m’ont donné la chair de poule à l’entame de la rencontre. Mais la chance était de notre côté pendant la deuxième tranche.

Elles ont décroché leur ticket pour les demi-finales en inscrivant l’unique but de la rencontre à quelques minutes de la fin. Que c’est beau d’être Camerounais et de savourer cette victoire ! Gaëlle, Christine, Geneviève,…remplissent le peuple camerounais de joie.

Je suis ivre d’amour, ivre de joie pour nos lionnes, nos championnes! Je vais finir ce billet plus tard s’il vous plaît, je célèbre encore la victoire de mes reines. Bravo les filles, je vous aime !!!

#LaCanVueParLesBloguers

 

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Article : Can féminine 2016 : j’épouse les Lionnes, je zappe les Lions
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19 novembre 2016

Can féminine 2016 : j’épouse les Lionnes, je zappe les Lions

Depuis mon New-Bell natal, j’ai vécu le joli football de notre équipe nationale féminine à la télévision avec d’autres « boys » du quartier.

Ne dites pas que je dérange hein ! Ça fait très longtemps que je n’ai pas regardé un match de football pendant 90 minutes. Tout simplement parce que j’avais perdu le goût du football à cause d’une catégorie de Lions Indomptables qui se font constamment dompter à chaque compétition. Ouf ! Heureusement que les filles sont venues. Elles sont là. Les messies.

Balle au pied

J’ai été blasé par leur prestation de cet après-midi au Stade Ahmadou Ahidjo à Yaoundé (capitale politique camerounaise) dans le cadre de la 10e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) féminine en présence de monsieur et madame Biya. C’est dans la salle de jeu « SuperGoal », sis au quartier Ngangué, non loin du lieu-dit « Cimetière de New-Bell », dans le deuxième arrondissement de Douala, que j’ai vécu le spectacle des nanas en direct à travers l’un des écrans plats placé dans le hall de cette salle.

"Les blogueurs au contrôle"
« Les blogueurs au contrôle »

La salle grouille de monde. Elle est essentiellement composée de mecs. Tous, comme moi, ont les yeux rivés sur l’écran. Le match inaugural de cette compétition oppose l’équipe nationale du Cameroun à celle de l’Egypte. Au « SuperGoal », chacun à sa préférée. Il y en a qui supporte l’Egypte. Mais la majorité roule pour les Lionnes. Ces dernières ne déçoivent pas. Elles livrent une rencontre spectaculaire. Avec des dribbles, des passements de jolies cuisses…pardon de jambes, des coups de tête, des tirs à distance que notre équipe masculine n’a pas livrée depuis plusieurs compétitions. Elles se déplacent à une vitesse impressionnante, manient le ballon à la brésilienne. Ces nanas me font rêver. Pas seulement moi. Certains fans pensent même qu’Hugo Bross, le sélectionneur de l’équipe masculine, devrait faire son choix ici : « Moufdè, ces filles sont fortes. On doit prendre certaines pour renforcer l’équipe des hommes », lance un supporter dans la salle.

Elles percent les filets égyptiens

La joie me gagne. Mais un supporter de l’équipe adverse veut me refroidir : « Aka ! On va les gagner. Vous avez vu comment la gardienne de l’équipe égyptienne est forte ? » Avant même qu’il ne termine sa phrase,  Aboudi Onguéné Gabrielle, met le ballon rond au fond des filets égyptiens. « But but but but !!!!!!!!!!! » Toute la salle est en joie. Pluie d’applaudissements pour les filles. Toutefois, les Lionnes ne lâchent pas prise. Elles tiennent leurs adversaires en respect pendant la première période. « Notre gardienne pourrait même s’assoir et se refaire les ongles tranquillement sans être inquiétée », pense un spectateur ivre de joie, assis juste à côté de moi. Dans les chaumières et les ménages, l’ambiance est partagée par tout le monde. Pendant la deuxième tranche, les filles, après un tour dans les vestiaires, reviennent avec le même engouement et le même spectacle. Ça paie hein ! Christine Manie inscrit le second but de la rencontre. Les égyptiennes sont KO au stade. Et moi à Douala, j’ai décidé d’effacer nos roublards de l’équipe masculine de mon cœur jusqu’à nouvel ordre. Je les zappe pour les filles. Allez les Lionnes, rugissez encore et encore. Bravo !!!

"Les Lionnes Indomptables"
« Les Lionnes Indomptables »

Ce billet est ma contribution dans le cadre de la campagne #LaCanVueParLesBlogueurs lancée par les blogueurs camerounais et africains.

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Article : L’ultime bataille des bébés camerounais
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17 novembre 2016

L’ultime bataille des bébés camerounais

Un jour un ange est né. Je l’ai serré très fort dans mes bras. En le voyant sourire, j’ai craqué de joie. Et dire que sa mère voulait qu’il finisse au fond d’une poubelle, un peu comme ces immigrées camerounaises enceintes qui trépassent au bord de la Méditerranée.  

Akaba Clémentine cache sa grossesse sous un « Kabba ». Parce qu’elle ne veut pas être la risée de sa famille. Sa mère lui conseille de se débarrasser du fœtus. Mais Akaba refuse. Elle craint pour sa vie. Après neuf mois, elle mit au monde un p’tit ange, qui sourit au sortir de ses entrailles. Il a poussé un cri et m’a redonné le sourire. Je n’en crois pas mes yeux. Une femme a mis au monde un homme. Quel miracle !

"Bébé camerounais veut vivre"
« Bébé camerounais veut vivre »

Bébé, je ne te garderai pas

Elle attend que la sage-femme rentre. Elle est toute seule avec son bébé. Elle ne sait quoi en faire. Subitement, des mauvaises idées montent dans sa tête. Elle porte le p’tit ange. Inoffensif, le bébé fait un clin d’œil à sa génitrice, sans savoir ce qu’elle pense de lui. « Maman, je t’aime. Je te remercie de m’avoir donné la vie », semble-t-il dire à travers son petit sourire.

Mais elle n’écoute pas son cœur. Elle reste droite dans ses bottes. Elle emballe le nouveau-né dans un linge bien propre avant d’aller le mettre dans une poubelle qui se trouve non loin de l’hôpital. Elle prend ensuite la clé des champs avant d’être rattrapée quelques jours plus tard par la police. Elle a été dénoncée par une passante qui a pu sauver le p’tit ange retrouvé au fond d’une poubelle.

Avortement

Dorothée Essomba est avec lui toutes les nuits. Ils entretiennent des rapports sexuels tout le temps. Ils se disent amoureux l’un de l’autre. Comme dans une série brésilienne, c’est bon, sucré, au point où ils ne veulent plus se séparer. Ils sont aux astres. Ils se font confiance au point de ne pas utiliser les préservatifs. Quelques semaines plus tard, elle lui annonce qu’elle est enceinte. Son amoureux qui lui promettait la lune il y a à peine un mois, change de visage. Furieux, il lui dit qu’il n’est pas prêt à avoir un enfant, avant de lui cracher au visage : « Tu es sûre qu’elle est de moi, cette grossesse, parce que vous les jeunes filles de maintenant, vous êtes trop fortes?».

"Bébé je t'aime"
« Bébé je t’aime »

Comme pour dire qu’il n’est pas le seul à passer sur elle. Effectivement, la jeune fille de 19 ans jongle avec trois mecs à la fois. Elle se prend pour une bombe latine. Conséquence : elle ne sait de qui est cette grossesse. L’avortement est la seule solution à laquelle elle pense. Elle consulte alors un marabout avec l’aide de ses amies. Pour l’aider à évacuer le fœtus, le marabout lui propose un produit qui va emporter, non seulement le fœtus, mais la jeune fille également.

Dernier soupir après la Méditerranée

Elle a réalisé le rêve de beaucoup de jeunes africains des pays en crise. Entrer en Italie, après avoir bravé la mer. Oui, Carole, la Camerounaise a réussi ! Une victoire qu’elle compte célébrer avec ses potes après son accouchement, car elle est enceinte de neuf mois. Son enfant aura la nationalité italienne tant souhaitée par la future maman. Mais, les nouvelles qui proviennent de la salle d’accouchement ne rassurent pas. Les infirmiers font une drôle de tête. Carole, 23 ans et son bébé n’ont pas pu résister au froid de la mer. Ils ont trépassé. Le chapitre de la vie de l’immigrée camerounaise s’est refermé. Ses parents ont appris la triste nouvelle à travers les réseaux sociaux. Carole et son bébé seraient encore des nôtres aujourd’hui si les dirigeants camerounais amélioraient réellement nos conditions de vie. Triste, très triste…après #34ans de règne de Paul Biya.

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Article : S’il aime la jeunesse africaine, Trump doit conseiller nos « Rois »
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13 novembre 2016

S’il aime la jeunesse africaine, Trump doit conseiller nos « Rois »

Il est Américain et doit restaurer le rêve américain. Cependant, le milliardaire, porté à la tête de la plus grande puissance mondiale le 08 novembre 2016, doit entretenir de très bonnes relations avec le continent noir. Il doit panser les plaies que son prédécesseur a laissées ouvertes. Mais ma question est de savoir : que peut-il dire de nouveau à un président qui a déjà fait plus de trois décennies au Pouvoir ?

Je vois mal un Mugabé obéir à un simple homme d’affaires comme Trump, même s’il est devenu Président des États-Unis aujourd’hui. Encore moins un Biya se plier aux exigences de celui qui a trompé les sondages et les plus grands analystes et éditorialistes de notre planète. Le milliardaire est désormais à la tête de la plus grande puissance mondiale et peut décider du sort de n’importe quel pays de notre planète.

Mais pour ce qui est de l’Afrique, j’ose croire qu’il ne sera pas à la hauteur comme ses prédécesseurs. L’homme à la grande gueule n’ébranlera aucun chef de l’Etat africain. Obama, leur frère de peau, dont la victoire a été célébrée sur tout le continent il y a huit ans, s’en va sans réjouir les cœurs de ceux qui avaient cru qu’il était le messie, envoyé pour sauver l’Afrique des mauvaises conditions de vie et du sous-développement. Obama a déçu plus d’un.

"Donald Trump doit tendre la main à la jeunesse africaine"
« Donald Trump doit tendre la main à la jeunesse africaine »

Après le départ de celui qui a réalisé le rêve de Martin Luther King, que peut-on espérer de son successeur, qui n’a aucune parenté avec nous? Qu’il demande aux « Rois » africains de libérer les trônes, alors qu’il y a beaucoup de chats à fouetter aux États-Unis? Le nouveau locataire de la Maison Blanche, à l’ère de la mondialisation, devrait plutôt s’arranger à faire disparaitre les racistes de son territoire. J’espère qu’il est conscient que les vrais ambassadeurs de l’Amérique, ceux qui font briller ce beau pays à l’extérieur, sont les afro-américains qui font des magnifiques choses comme la musique, les films, la mode, etc. qui donnent un éclat total à l’Amérique.

"Les deux derniers présidents des USA"
« Les deux derniers présidents des USA »

Ce que Trump peut faire pour nous   

S’il lui arrive de se tourner vers notre continent, Donald Trump doit « mettre l’argent à terre » pour sauver la jeunesse africaine. Une jeunesse déboussolée qui ne rêve que de partir pour ne plus revenir. L’aide à la jeunesse ne doit pas passer par nos administrations qui ont l’art de détourner les fonds. S’il aime l’Afrique, Trump doit peser de tout son poids pour éradiquer le terrorisme et les rebellions qui naissent de toutes parts dans nos pays. Le célèbre milliardaire américain doit conseiller ses pairs africains de quitter le pouvoir de peur de créer un bain de sang comme l’ont déjà fait certains. S’il aime l’Afrique et sa jeunesse, Donald Trump doit transmettre son sens des affaires aux jeunes africains, pour que ceux-ci apprennent à gagner honnêtement leur vie tout en restant chez eux.

 

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Article : Guignol du Net : Les tocards
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8 novembre 2016

Guignol du Net : Les tocards

Nous sommes fiers d’avoir des centaines d’ « amis » sur les réseaux sociaux. Des gens avec qui on ne partage rien dans le réel. Sauf des images et quelques vraies et fausses histoires de la vie.

Ces dernières années, les réseaux sociaux sont envahis par des mauvais esprits dans les pays africains. Plus précisément au Cameroun où des personnes qui se disent intelligentes se plaisent à voir le sang, à publier des images très choquantes sur leurs différentes pages. Elles aiment les scoops et ont toujours quelque chose à balancer sur la toile, sans tenir compte des âmes sensibles. J’ose croire que ces gens sont au service du diable sur les réseaux sociaux. Concernant la catastrophe ferroviaire d’Eséka le vendredi 21 octobre dernier, combien de morceaux de chair humaine n’a-t-on pas compté sur les images qui inondaient les réseaux sociaux ? Bien plus, ces tocards assoiffés de sang, sont allés jusqu’à balancer plusieurs parties du corps des victimes sur les rails sur les réseaux sociaux. Effroyable. Une chose est certaine : une personne qui jouit de toutes ses facultés ne peut se permettre une telle connerie.

C’est affreux ! On veut faire comme les Blancs, mais on ne les arrivera jamais à la cheville. Tout simplement parce que l’homme Blanc a beaucoup de respect pour la vie et l’être humain. Avec lui, chacun trouve son compte. La vie est sacrée pour eux, tout comme pour Dieu qui nous a engendrés.

"Soyons humains"
« Soyons humains »

Combien de corps déchiquetés avez-vous compté après l’attentat du 11 septembre aux Etats-Unis d’Amérique? En France, avez-vous vu le sang ou les images sanglantes des victimes de l’attaque au Bataclan, ou de Charlie Hebdo, sur les réseaux sociaux? Les témoins n’avaient-ils rien pour filmer et divulguer sur Facebook, Twitter, Instagram, etc. ? Connaissez-vous combien de drames ferroviaires enregistre-t-on en Europe, en Asie, aux Usa chaque année ? Il faut arrêter ça hein ! Si vous vous sentez animal parce que vous n’avez plus de respect pour l’être humain, allez donc vivre dans la jungle. Même les animaux des forêts savent faire la différence entre le bien et le mal contrairement à plusieurs Camerounais.

Il faut qu’on se comprenne : Je ne demande à personne de ne plus publier des images choquantes sur Internet, mais que chacun publie la chute de sa famille, la mort de son enfant, de sa femme ou de son mari. Que chacun publie des images où un membre de sa famille a été percuté par un véhicule. Où son enfant a le ventre et la tête ouverts. C’est bon pour la santé. Vous verrez que ça fait du bien de publier son image avec un bras saignant. C’est tellement génial de voir les images de son bébé écrasé sur les réseaux sociaux. Ah bon ? C’est dégoûtant? Et vous croyez que c’est plus avantageux de balancer les images des autres pêle-mêle dans les groupes de discussion ? Si vous n’aimez pas quelque chose, alors ne le faites pas à quelqu’un d’autre. A bon entendeur, salut !

 

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Mon regard africain

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L'auteur: Didier Ndengue
Journaliste-blogueur

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