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Article : Mon beau sapin de Noël, que ta lumière jaillisse en moi
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21 décembre 2015

Mon beau sapin de Noël, que ta lumière jaillisse en moi

Joyeuses fêtes de fin d’année 2015 à tous!

Au bercail, quand on entre dans une nouvelle époque, on dit vulgairement : « nouvelle année, nouvelle méthode ».
L’année 2015 arrive à son terme. Le bilan est mitigé. Pendant que certaines personnes l’ont trouvé amère, d’autres, par contre, ont croqué la vie, comme disent les amoureux des boîtes des nuits au Cameroun.

En tout cas, nous avons tous constaté qu’elle a laissé beaucoup de larmes et peu de joie. Le sang a coulé en grande quantité pour des raisons que seuls les méchants connaissent. Ces méchants, sont autour de toi, de moi, de lui…de…de…
Avant, on croyait que les animaux sauvages étaient les seuls êtres féroces de la planète. Mais on réalise au jour le jour qu’ils sont même devenus plus humains que les humains. Tous n’ont pas été domestiqués, mais respectent la loi de la nature.

Censés être maîtres de toutes créatures, nous sommes devenus des animaux. Il nous manque juste quatre pattes pour être complets.
Oh ! Si seulement la lumière jaillissante de nos sapins de Noël pouvait se répercuter dans nos cœurs pendant toute l’année 2016.
En cette nouvelle année, nous avons juste besoin d’aimer, sans rien espérer en retour. Un sourire, un geste d’amour et le tour est joué.
Pour ce qui me concerne, en 2016, j’aurai toujours mon sourire aux lèvres. Je le partagerai avec tout le monde. Si certains l’interprètent autrement, je ne me justifierai pas. Tout simplement parce qu’il vient du fond de mon cœur.

Durant cette nouvelle année, je serai attentif aux préoccupations des bébés, des ados, des adultes et des vieillards. Peu importe mon agenda hyper chargé, je trouverai une minute pour discuter avec chacun d’eux. Même les poches vides, je les écouterai, et donnerai mon point de vue sur chaque sujet, parce que je sais que chacun d’eux contribue de loin ou de près à mon bonheur.

Plus le temps passe, plus je me rends compte que je ne m’appartiens pas, mais que je suis né pour servir. Mon visage, peu importe sa beauté, n’est qu’un membre de mon corps, mais qui, en réalité, a été fait pour être vu par mes compagnons de tous les jours. Seule la glace me dit souvent à quoi je ressemble, parfois avec beaucoup de mensonge. C’est ainsi que je réalise que l’homme a été fait pour la femme et vice-versa.
Que les lumières multicolores de mon beau sapin illuminent mon cœur durant toute l’année 2016. Ainsi, je pourrais voir les choses autrement.

Didier Ndengue

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Article : Sénégal : le joug d’un talibé
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11 décembre 2015

Sénégal : le joug d’un talibé

Au lieu de leur apprendre un vrai métier, ils sont formés à la mendicité, sous le regard impuissant du gouvernement sénégalais.
Ce dimanche 29 novembre, me voici dans les rues de Patte d’Oie à Dakar. Accompagné de quelques collègues Mondoblogueurs de plusieurs nationalités, je sillonne le coin, question de m’y adapter. On marche en groupe pour ne pas se perdre.
Vers un marché, sis non loin de l’espace Thialy, où nous sommes logés, j’aperçois un groupe de gamins. Tous sales. Un peu comme ces sans domiciles fixes (Sdf) qui inondent les rues de Douala. La bande attire aussitôt mon attention. Du coup, je me demande comment ces nangas boko ( enfants de la rue), comme on les appelle au Cameroun, ont fait pour arriver à Dakar avant moi, au point de se lancer dans leur activité quotidienne ?

Ils sont forcement venus à pied, parce qu’aucun pilote ne peut accepter de tels passagers abords de son avion. Encore qu’ils n’ont ni passeport, ni visa, encore moins un billet d’avion.
Curieusement, au lieu de se reposer après la longue marche qu’ils ont effectuée, les gars contrattaquent déjà. Mais que font-ils à Dakar avec des petites assiettes en main ? C’est bizarre ! Généralement, nos nangas boko n’ont pas besoin d’un tel outil pour tacler. Juste un petit couteau ou lame de rasoir et le tout est joué. En plus, nos « boys » ne sont pas si minuscules. Ce sont des gaillards qui ont des lèvres noirâtres. Le style que certaines nanas du même système aiment croquer. Ils marchent généralement au ralenti après avoir pris une bonne dose de chanvre indien. Mais ces bébés de Dakar qu’on appelle talibés, n’ont rien de nos « boys ». Si naïfs, ils ne peuvent pas encore leur rivaliser. Peut-être dans les prochaines années, s’ils font beaucoup de bébés talibés dans les rues. Mais pour que la reproduction soit possible, il faut aussi des meufs talibés, pas forcement belles.
Un drôle de business
Durant mon séjour dakarois, ces gosses assez particuliers ne m’ont pas abordé pour me quémander les sous. Certainement parce que je ne m’exprime pas en wolof comme eux. Mais ma principale préoccupation est de savoir, pourquoi le gouvernement sénégalais autorise que ces enfants fassent de la mendicité leur principale source de revenu? A cette question, Aristide Honyiglo, le philosophe togolais de la formation Mondoblog 2015, m’explique que cette pratique est une tradition dans le pays de Senghor. Talibé. Jusqu’ici, je ne sais pas à quoi renvoie ce drôle de nom. C’est plus loin que je saurai qu’il s’agit des enfants issus des familles pauvres qu’on initie dans la mendicité très jeunes.
Ils ont des maîtres coraniques pour qui ils travaillent. Ces derniers les envoient dans les rues pour « se chercher » avec des petites assiettes en main. Ça ferait partie de leur formation. Leur tranche d’âge varie généralement entre 5 et 15 ans. Pauvres gosses ! Ils n’ont pas droit à l’éducation de qualité comme tous les autres enfants de leur âge. Tous ce qu’ils savent faire, c’est courir après les passants, pour espérer obtenir d’eux quelques pièces de monnaie. Ils ne vivent que de ces dons. En 2010, le nombre des enfants talibés du Sénégal était estimé à 50 000 par l’ONG Human Rights Watch.. Ces gosses se distinguent des autres par leur mode de vie très peu recommandable. Premièrement, il faut savoir qu’ils se déplacent en groupe, portent tous des habits parfois troués, qui n’ont presque jamais été lessivés. Pieds nus, ils parcourent toute la ville de Dakar à la recherche des sous, pendant que les autres enfants sénégalais de leur âge vont tranquillement à l’école.

Didier Ndengue

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Article : CAN 2016/2019 : du food au fond des filets
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2 décembre 2015

CAN 2016/2019 : du food au fond des filets

A l’aube des coupes d’Afrique de football féminin et masculin, le Cameroun, le pays organisateur, traîne le pas dans la mise à niveau de ses infrastructures.

Le foot. Encore le foot. Et toujours le foot. Et jamais une compétition de food chez moi. On dirait qu’on a que ce sport chez nous. Et bien, puisque les Camerounais se régalent de ce truc que j’ai enterré depuis près d’une décennie, je vais un peu remuer ma cervelle. Uniquement sur le volet infrastructure. Je tiens tout d’abord à rappeler que les prochaines Coupes d’Afrique des Nations de football (CAN) féminin et masculin seront organisées chez moi.

Et chez Issa Hayatou aussi. Oui, Issa Hayatou, l’actuel boss de la Fédération internationale de football association (FIFA). Ce qui est agréable dans ce pays, c’est la lenteur de ses gouvernants dans le traitement des dossiers. C’est agréable de marcher comme une tortue à la veille d’une compétition qu’on a souhaité organiser depuis plusieurs années.

Les plaignants auront toujours tort. Tort parce qu’ils connaissent très bien les âges des puissants du Cameroun. On n’est pas sans savoir qu’un vieux ne peut pas agir plus rapidement qu’un jeune. Entre nous, Mugabe et Obama qui peut courir plus vite que l’autre ? Obama bien sûr. Prenons un autre exemple banal, mais vrai : entre Biya et Hollande, qui peut bombarder son ennemi plus vite que l’autre ? Hollande. La preuve : depuis les attentats de Paris, les bourreaux sont traqués pêle-mêle, presque chaque jour. Au nord du Cameroun par contre, Boko machin Haram explose chaque week-end sans être inquiété. Ce n’est pas cool ça ? Moi, je crois que c’est chic de procéder lentement à l’éradication de ces gars. Tout est possible avec un commandant des troupes qui mène une vie de prince. Oui ! C’est le prince du palais d’Etoudi (Yaoundé). Son père, le roi, c’était Amadou Hahijo n’est-ce pas, le vieux ? De toutes les façons, 33 ans au pouvoir, ce « n’est pas qui veut, mais qui peut ».

Manque d’infrastructures

Entre nous, qui peut mieux que Paul Biya ? Qui peut laisser impunis ceux qui abandonnent les stades de football dans la broussaille à la veille de deux grandes compétitions de football continentales ? Parallèlement, où vont rester les joueurs des autres pays  quand ils ne seront pas dans leur tanière pendant les CAN 2016 et 2019 ? Et leurs spectateurs ?

Certainement que le ministère des Transports va me répliquer que l’aéroport international de Douala est en chantier. Je l’ai constaté. Oui, j’ai aussi constaté que les hôtels sont construits à côté des marécages. Qu’ils manquent d’hôtesses formées. Ils ont pourtant plusieurs étoiles, ces établissements hôteliers. En vérité, en vérité, le service de qualité est mort ici dans les hôtels de ma bulle.

Raison pour laquelle le directeur de Jovago (structure de réservation d’hôtels en ligne en Afrique), Alexandre Devoucoux du Buysson rêve d’une satisfaction client et invite le Cameroun à prendre ses responsabilités en mettant en place des infrastructures touristiques qui répondent aux standards internationaux. Il rêve mal ce type de Jovago. Qui lui a dit que les hôtels du Cameroun veulent se mettre à niveau ? Ils ont trois, quatre, cinq et bientôt six étoiles de pacotille et cela leur va.

DN

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Article : L’incroyable fin d’année chez Kaymu.cm
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25 novembre 2015

L’incroyable fin d’année chez Kaymu.cm

La société de vente en ligne offre jusqu’à 75% de réduction en 24 h ce vendredi 27 novembre 2015 au Cameroun.

« Venez me tromper ! Venez me tromper ! Il y en a pour tout le monde et à des prix extrêmement bas. On ne débourse presque rien. Venez acheter gratuitement ». On entend régulièrement ces phrases dans nos grands marchés. Mais aucun site de vente en ligne n’avait jamais osé comme ces vendeurs à la sauvette jusqu’à ce vendredi. Eh bien, le « Kaymu Black Friday » va changer la donne.

Ce 27 novembre 2015, en cliquant juste sur Kaymu.cm/Black-Friday/, vous allez passer les plus belles fêtes de fin d’année de votre vie. En tout cas, si vous trouvez mieux ailleurs ce jour, envoyez-moi un mail pour que je puisse modifier ce billet le plus rapidement possible. Mon adresse : (didier.ndengue@gmail.com). Je ne rigole pas !

De toutes les façons, avant d’aller chercher mieux ailleurs, allez déjà emprunter quelques billets violets ou verts, chez votre banquier parce que cette chance n’arrivera pas deux fois. Pas cette année en tout cas. On m’a communiqué une date que je partage avec vous : le 27 novembre 2015. C’est ce jour que vous saurez que jamais « les braderies Online n’auront été aussi « dévastatrices »! 24h exclusives de vente sur un ensemble de produits de grande consommation retrouvés sur le site internet de Kaymu.

A gogo !

Sachant que mes ordinateurs du bureau méritent d’être remplacés, mes téléphones portables et tablettes à l’électroménager en passant par le fashion (vêtements, chaussures, bijoux, articles de sport, vêtements pour enfants), non sans mentionner les produits cosmétiques, de beauté, les accessoires, les jouets et liqueurs, je vais seulement me ravitailler vendredi chez Kaymu.

Les remises, m’informe Kaymu, iront « de 15% à 75 % sur la sélection d’articles préférés sur les catégories ci-haut citées ». N’est-ce pas génial ça ?! Toutefois, afin de rendre la donne plus agréable, Kaymu Cameroun offre des bons de livraison gratuits à gagner en postant simplement un ou des commentaires avec le hashtag #KaymuBlackFriday sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn…). Yes papa, je serais de la partie !

DN

 

 

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Article : Cameroun : Mama Fouda doit se faire vacciner d’abord
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22 novembre 2015

Cameroun : Mama Fouda doit se faire vacciner d’abord

 

En principe, M. le ministre de la Santé publique, la bonne charité commence par soi-même.

 

En rentrant du culte ce dimanche, je croise un groupe de jeunes gens assis sur la véranda de mon voisin. Ils portent des chasubles jaunes. C’est les jeunes que le ministère de la Santé publique du Cameroun a ramassé dans des sous-quartiers pour administrer un vaccin de trop aux plus petits. Ces novices de la médecine dite moderne, passent certainement à la caisse chaque jour après avoir accompli leur mission. Leur mission justement, consiste à pénétrer des maisons sises dans des quartiers pauvres et d’attraper des bébés à qui ils administrent une dose d’un produit dont on ignore réellement la provenance et son rôle dans l’organisme des gosses. Cette fois, on parle du vaccin contre la rougeole. « C’est ce mardi qu’on va nous vacciner contre la rougeole à l’école. L’autre jour à Bafang, on m’a vacciné contre Ebola », témoigne Landry, une gamine d’environ 10 ans rencontrée à Douala. Comme  elle, plusieurs gosses ont plusieurs fois été vaccinés au courant de l’année.

 

Un vaccin de trop !

 

Avouons qu’il y a eu trop de vaccins cette année au Cameroun. Certains parents croient même que ces nouveaux vaccins sont suspects, même sans contre-expertise. Et par conséquent, ils ne veulent plus que leurs enfants en prennent, même en milieux scolaires, sans véritable justification du ministre de la Santé publique, André Mama Fouda. Ce dernier n’a pas bonne presse auprès des ménages. Surtout qu’il veut faire tester un vaccin du virus d’Ebola à une population qui n’a même pas été affectée par ce tueur. Il a besoin de 400 volontaires pour réaliser cet autre coup.

 

En rentrant donc cet après-midi chez moi, une mère de famille me pose cette série de questions: « Donc l’Etat du Cameroun a autant d’argent pour faire vacciner tous les enfants du triangle national ? Pourquoi ne peut-il pas convertir ces multiples vaccins en nourriture ou en argent pour distribuer à tous ces enfants malfamés qu’on administre ces gouttes de je ne sais quoi ? » Je ne sais quoi répondre à la dame. S’il y a une chose dont je suis certain, c’est que ces vaccins n’ont pas été mis en circulation pour le bien-être de nos enfants. Tout petit, je ne me souviens pas avoir reçu près d’une dizaine de vaccins en une seule année. Eh bien, c’est ce qui s’est passé cette année dans mon cher pays. Les « spécialistes », tout en gardant le secret médical dont j’ai hâte de connaître, crient tout le temps dans les médias que notre pays est exportateurs des polios… « machins sauvages », un truc de ce genre, sans réellement le démontrer. D’ailleurs, j’aimerai savoir d’où proviennent ces genres de maladies ?

 

Des arguments non fondés

 

Un bâtonnier du MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun) m’a surpris un jour avec ces mots : « Il y a déjà trop de maladies au Cameroun parce que les gens mangent n’importe quoi, jouent avec les animaux n’importe comment ». Dites-moi est ce que c’est seulement chez nous qu’on voit ça ? Ailleurs, les gens ne mangent-ils pas saignant ? Ne jouent-ils pas avec les animaux comme des êtres humains ? En plus, est-ce seulement de nos jours qu’on mange n’importe comment ou qu’on joue avec les animaux de brousse ou qu’on les bouffe? Franchement cet argument ne tient pas, cherchez autre chose. Revenons-en sur notre vaccin contre Ebola qu’on veut tester sur des pauvres camerounais. Je suggère, c’est juste une contribution citoyenne, que monsieur le ministre de la Santé publique désigne 390 de ces collaborateurs directs de la Santé publique plus 9 membres de sa famille plus lui-même. On en sera à 400 volontaires pour tester ce machin. Ne dit-on pas que la bonne charité commence par soi-même? Qu’il en soit de même et en public à Mondovision, pour ces multiples vaccins en circulation. Il faut prêcher par l’exemple, hein M. Mama Fouda !

 

Didier Ndengue   

 

 

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Article : Plus de 2 000 langues vernaculaires en souffrance en Afrique
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18 novembre 2015

Plus de 2 000 langues vernaculaires en souffrance en Afrique

 Plus de 2000 langues vernaculaires sont en voie de disparition. Sauvegardées, elles peuvent pourtant rapporter gros à cette génération et à la génération future.

 

Dans un bistrot ou dans un super marché, quand quelqu’un veut perdre les autres, il s’exprime en sa langue maternelle. Celle-ci pollue même souvent l’atmosphère. Et on a toujours tendance à croire que cette personne parle de nous. En mal ou en bien. Ça peut être vrai ou faux. Généralement, les Camerounais s’expriment en patois pendant des réunions de famille, parce qu’ils ne veulent pas que leurs secrets soient connus.

 

Des langues maternelles, on en dispose plus d’une centaine pour plus de 22 millions d’habitants, selon les statiques. Ici, dans même un village d’une centaine de personnes, les habitants peuvent parler plus de deux dialectes. Malgré cette richesse, ils vénèrent toujours le français, l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien…et le chinois. C’est fou est ce que les Africains peuvent avoir un gros cœur.

 

Au lieu de chercher à harmoniser leurs langues, ils sont toujours amoureux de de celles des autres. Combien de Camerounais parlent le « sango » de la Centrafrique voisine ? Le « lingala » du Congo ? Sauf ceux qui y ont vécu bien sur. L’Afrique est ce continent qui a plus de 2 000 langues et qui ne sait pas quoi en faire. Ses populations seront les premières à crier au scandale quand une université européenne, américaine ou chinoise aura la merveilleuse idée de les promouvoir à travers des programmes académiques. Ils diront, comme ils en ont l’habitude, « ils sont venus voler nos langues vernaculaires ». Alors je les répondrai : « N’avez-vous pas voulu être américains, européens, chinois, espagnols… ? Alors soyez-le et taisez vous. » Il parait même que certaines de ces langues ont déjà été initiées dans certains programmes au Cameroun et ailleurs. Mais le pourcentage reste très faible.

 

2000 langues pour un milliards d’habitants

 

Les langues locales africaines ont un pouvoir. Lequel est dévoilé dans un article lu la semaine dernière. C’est dans cet article que j’apprends qu’on a plus de 2 000 langues vernaculaires pour un milliard d’habitants en Afrique. C’est donc le continent qui compte le plus grand nombre de langues de la planète.

 

« Depuis des siècles, le continent africain a toujours été considéré comme le berceau de l’humanité. Grâce à son histoire mais surtout grâce à sa diversité ethnique et linguistique, l’Afrique fait partie des grandes réserves  culturelles de la planète. La tradition est au cœur de cette diversité où se mélangent rites, coutumes, langages etc. », écrit le journaliste de Jovago.com, une structure de promotion du tourisme en Afrique qui, pour le bonheur de sa clientèle, a décidé de lancer un service en langues locales.
Les clients de Jovago.com peuvent désormais réserver les hôtels « en langue haoussa, ybo et yoruba pour les populations du Nigéria et des autres communautés du continent. Elle envisage aussi dans les prochaines semaines de lancer son site en langue swahili pour s’adresser aux populations de l’Afrique de l’Est ».

 

 

 

Didier Ndengue

 

 

 

 

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Article : Les éternels chefs d’Etats africains sur la balance de Bienvenu Mbappé
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16 novembre 2015

Les éternels chefs d’Etats africains sur la balance de Bienvenu Mbappé

En quelques mots, l’écrivain camerounais Bienvenu Mbappé développe ce qu’il pense des chefs d’Etats africains.

Le bilan des 33 ans de règne de Paul Biya à la tête du Cameroun

Pour ce jeune écrivain camerounais, le bilan des 33 ans de règne de Paul Biya est « très mitigé.  Sur une balance, ces années de pouvoir ne « pèsent pas en sa faveur; sur le plan économique, politique, infrastructurel et bien d’autres ».

Dans le cadre de la lutte contre les terroristes de Boko Haram, le chef de l’Etat camerounais gagne des points auprès de Bienvenu Mbappé, « malgré que sa non présence au front même pour motiver les troupes et les civils». Une attitude qui laisse penser qu’il est indifférent alors que c’est lui-même qui a déclaré la guerre à ces terroristes. « Comment comprendre cela ?».

Les chefs d’Etat de l’Afrique francophone et la révision des Constitutions

« Tous ont la boulimie du pouvoir et veulent transformer nos Etats en royaumes », pense le jeune écrivain camerounais. Quand il regarde de près, il se rend compte que ces présidents, parfois capricieux et arrogants « ne veulent pas servir leurs pays mais plutôt les intérêts de ceux qui les y ont placés ». Il se souvient même de quelle manière ces présidents sont arrivés au pouvoir. Très archaïque. « Le président Sassou a toujours usé de la force pour prendre ou se maintenir au pouvoir. Regarder son parcours ».

Ce qui est étonnant, poursuit-il, la plupart de ces chefs d’Etat sont montés au pouvoir ou ont commencé à exercer jeunes, « mais c’est quand ils vieillissent qu’ils se mettent à rêver à de grandes ambitions et usent de grands slogans de campagne afin d’endormir le peuple qui ne demande que le strict minimun social: pouvoir se soigner, s’éduquer, se vêtir… » Pour Bienvenu Mbappé, « le véritable problème n’est pas la longévité au pouvoir; mais la manipulation de la constitution chaque fois qu’on voit son mandat arrivé à terme ».

L’Afrique a été vendue aux charognards. Bienvenu Mbappé s’explique sur ces propos contenus dans ses deux ouvrages, « La Voix du Griot » et « Les Paroles de la Négritude ».

Dans mes livres, je dis que l’Afrique a été vendue aux créateurs de la zizanie, haine… Je n’accuse pas tous les Occidentaux d’être la cause de nos malheurs. Dans mes livres, je chante les valeurs de l’Africain et je rudoie même mes frères de race quand il le faut, pour qu’ils reviennent à certaines valeurs authentiques et fondamentales. « Au Cameroun berceau de ton contraire » invite mes frères à une conscientisation collective.

Là, je démontre à travers les paroles de notre hymne ceux qui sont contre la Nation par leurs actes et agissements. Je ne fais pas de l’histoire, je veux juste traduire la vision des faits passés et présents. Je me veux solidaire des autres par-delà les barrières raciales et ethniques. Je veux implémenter les valeurs du pardon sans toutefois renier la vérité du passé et du présent. Dans mes livres je chante aussi la femme, nos martyrs, Dieu, la nature, l’innocence des enfants, l’amour….

DN

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Article : France : Au diable le terroriste endogène
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15 novembre 2015

France : Au diable le terroriste endogène

François Hollande et ses alliés doivent revoir la politique internationale de la France pour épargner les Français des bombes humaines.

 Vendredi dernier, la France a été frappée en plein cœur par l’Etat islamique. Bilan : 129 morts et plusieurs centaines de blessés. C’est horrible ! Devant mon petit écran, j’avais l’impression d’être dans une salle de cinéma, en train de regarder un film d’horreur. Par ce billet, les familles victimes seront certainement consolées. Oui, ce texte ne rendra pas les vies tombées, mais c’est ma manière de dire mon indignation.  

 Par ce billet, je présente mes condoléances aux parisiens et à la communauté internationale. Il s’agit là d’un coup très grave. Aussi grave que ce que vivent les pays africains où plane le terrorisme.

François Hollande

Assis seul devant mon laptop dans une banlieue de Douala, je profite de ce drame de Paris pour dire mes vérités au chef de l’Etat français et son gouvernement. Ceux-ci, critiqués par l’opposition, ne cessent d’enfoncer le pays. Qu’est ce que j’en sais depuis mon Afrique natale ? Je sais beaucoup de choses. Je sais premièrement que la France actuelle n’est pas celle que désirait avoir Diam’s. La reine du rap français (elle le reste malgré son retrait), rêvait d’un paradis sur terre, pas d’un pays au bord du gouffre. Depuis qu’elle a quitté la scène, le diamant du rap féminin français est plus que jamais gravé dans mon cœur. Je vous invite à réécouter « Ma France à Moi », vous saurez qu’elle a raison sur tous les plans. Vous saurez aussi qui enfonce la France de nos rêves dans ce pire cauchemar.

Oui, cette France dont François Hollande a hérité n’est plus que l’ombre d’elle-même. C’est vrai qu’elle était déjà critique avec Nicolas Sarkozy. Mais aujourd’hui, on comprend que c’est tout le système qui demande à être réglé. Ses alliés l’a trouve même hypocrite. Comment ne pas s’attirer des ennuis quand on agit comme une abeille sur tous les terrains de guerre. La France est-elle devenue le messie des pays en crise ? Son gouvernement a-t-il songé aux conséquences que ses nombreuses interventions dans le monde entier pourraient avoir sur ses populations ? On ne blague pas comme ça avec les vies des gens hein ! Combien de Français sont au courant du nombre d’ennemis que ce gouvernement a provoqué depuis le début de son mandat ? Des milliers.

Curieusement, je n’ai jamais éprouvé une petite haine pour cette France qui est critiquée dans plusieurs médias en Europe comme en Afrique. Je ne la déteste pas pour la simple raison que je considère qu’elle ne sait pas ce qu’elle fait en provoquant ces « fous d’Allah » ou encore ces pauvres innocents des pays en développement. Une chose est sûre, il n’y a jamais de fumée sans coup de feu. Ce qui veut dire que les Français doivent demander des comptes à leur président de la République.  

On doit se dire les vérités

La France est applaudie sur plusieurs fronts pour s’être engagée contre le terrorisme. Savez-vous que ça choque ses ennemis ? En mon humble avis, la France doit revoir sa politique internationale. Sa coopération avec les pays africains par exemple. Si elle compte poursuivre dans cette lancée, il faut que François Hollande et ses alliés épargnent le peuple français de leurs plans de guerre. Les armes n’ont jamais apporté la paix dans une nation, Hollande devrait le savoir.   

Ce qui m’énerve le plus dans cette histoire, est que ce sont les pauvres innocents qui paient le lourd tribut des gaffes causées par la bande à Hollande. S’il est vrai qu’on doit aider les pays frères en difficulté, est-ce que le gouvernement de Hollande a besoin de déployer des soldats dans le monde entier comme il le fait depuis quelques années déjà ? A-t-il le droit de décider du sort des populations d’un pays, ou de s’ingérer dans les affaires d’autrui?

 Didier Ndengue    

 

 

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Article : A Perolde, mes petits mots love de gosse
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2 novembre 2015

A Perolde, mes petits mots love de gosse

Plus d’une décennie après, mes souvenirs restent cleans comme l’eau de roche. Oui, en toute sincérité, sans rien te cacher, notre époque m’a beaucoup marqué.

 
On était peut-être naïfs en phase terminale de l’école primaire, mais je t’avoue qu’il y avait déjà quelque chose de fort qui attirait l’un envers l’autre. Qu’est ce que c’était au juste? As-tu une idée ? Oui, je sais que tu me diras que tu n’avais que 9 ans. Et tu ne pensais qu’à jouer et à réviser tes leçons comme toutes les fillettes de ton âge. Le mot amour n’existait pas encore dans ton vocabulaire. Et pourtant, seul dans mon coin, je voulais te tenir dans mes bras et te dire des choses des grandes personnes. Pour moi, tu étais déjà une grande fille et moi, un grand garçon, à 11 ans seulement.

 
Tout le monde à l’école croyait en notre amour. Sauf toi. Certains camarades de classe étaient même persuadés qu’on allait se fiancer et se marier plus tard. Moi aussi. Mais comme dans un film d’horreur, tout a basculé. Tu as subitement commencé à me haïr sans cause. Je t’assure Perolde, j’ignore toujours les raisons de notre déchirure. J’ai tout fait pour recoller les morceaux en vain. Je ne savais pas par où commencer. Mais j’ai quand même essayé.

 

On s’est séparé à l’école primaire comme chien et chat, ou encore comme chienne et chat. Même au secondaire, tu éprouvais toujours cette haine. Là aussi, je t’ai approché pour comprendre les raisons. Tu n’as pas voulu m’écouter. Tu m’esquivais toujours. Pour toi, j’étais un vrai monstre en personne. J’ai prié le Seigneur pour qu’il te fasse revenir à des bons sentiments. J’ai couru, j’ai pleuré pour toi. Je venais uniquement au lycée pour te voir. Te voir même seulement à distance me suffisait largement. Je souriais chaque fois que je te voyais accompagnée de tes camarades.

 
Perolde, si seulement tu savais…
Mon plus grand souhait était pourtant d’être seulement avec toi, dans les bons et mauvais moments. J’ai arrêté de venir dans ton lycée parce que tu te cachais en ma présence. Contre ma volonté, je devais tourner ta page, sachant que je t’ai perdu pour toujours. En même temps, je devais passer à autre chose. Me concentrer par exemple sur mes études. C’est ce que j’ai fait. J’ai bravé le calvaire que la vie m’a imposé. Avec le soutien du Seigneur Jésus-Christ, j’ai déchiré tous les voiles de l’enfer. Aujourd’hui, je suis fier de moi-même.

 
Perolde, tu sais, la vie ne m’a jamais fait de cadeau, mais même dans le tourbillon, je pensais toujours à toi. Après nos retrouvailles à Yaoundé, en 2011, lors du Salon Promote, j’ai encore cru en nous. Seulement, tu étais toujours réticente envers moi, même via les réseaux sociaux.

 
En ce 1er novembre 2015

Samedi 24 octobre. Je reviens du site touristique d’Ekom-Nkam, au sud ouest du Cameroun. Je reçois ton message sur mon téléphone portable. Dans ce texto, tu me dis que tu es à Douala. Quelle surprise ! Je suis fier et étonné. Du coup, j’ai envie de te rencontrer. Seulement, je crains tes réactions d’avant. Mais je me rappelle que tu as grandi et que tu es devenue une grande fille.

 

On s’est finalement revu le lendemain. Aujourd’hui encore, 1er novembre, tu es en face de moi. Ma joie est tellement grande que je ne peux l’exprimer. Tout ce que je désire, c’est de rester toute ma vie avec toi. Seulement, il y a quelque chose qui nous éloigne. Ton petit ami. En réalité, c’est moi qui devait être à la place de ce chanceux. Mais ce n’est pas grave, tu connais mes sentiments, ils sont toujours les mêmes. C’est par ce billet que je te souhaite un excellent séjour à Douala, Princesse.

Didier Ndengue

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Mon regard africain

Auteur·e

L'auteur: Didier Ndengue
Journaliste-blogueur

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11 décembre 2015
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