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L'Afrique qui pleure, l'Afrique qui rit
Article : Immigration clandestine : pourquoi les beaux discours européens ne passent pas
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21 août 2015

Immigration clandestine : pourquoi les beaux discours européens ne passent pas

Même s’il arrivait qu’ils ferment leurs frontières maritimes, terrestres et aériennes, les pays convoités par les « pauvres » n’arrêteront pas ce phénomène aussi vieux que le monde.

Tant que les dirigeants de notre planète n’admettront jamais qu’ils sont et seront toujours impuissants face aux phénomènes naturels, ils ne feront qu’empirer la situation humanitaire avec leurs déclarations taillées sur mesure. Tant qu’ils voudront toujours agir par leur propre force, je vous assure qu’ils n’arriveront jamais à une bonne résolution concrète. Prenez un exemple très simple : combien de contingents de militaires de l’Organisation des Nations unies a-t-on déjà déployés dans le monde pour arrêter la menace terroriste ou les rébellions ? L’autre question est de savoir : qui excite réellement la rébellion ? Pour quelle raison ? Les rebelles réalisent que le gâteau mondial est mal partagé et que les boss se taillent toujours la part du lion. Et pourquoi est-il mal partagé ? Simplement parce que l’égoïsme anime naturellement nos dirigeants. Et les rebelles, au lieu de passer par des négociations, pourquoi agissent-ils cruellement ? Les armes à feu, sont-elles fabriquées par les rebelles ? En conclusion : l’homme a un instinct animal, aussi méchant que le diable.

Nous sommes tous migrants

Si pour certains le bonheur se trouve sur place ou juste à côté, pour d’autres il se trouve ailleurs. L’histoire nous apprend que plusieurs explorateurs ont fait le tour du monde et ont découvert des merveilles. Ils ont par exemple découvert des pays avec plein de richesses qu’ils ont exploitées. Beaucoup sont morts dans ces pays étrangers, et personne n’a eu la « géniale » idée de les expulser ou de rapatrier leur corps. Tout simplement parce que le monde est fait ainsi. L’homme est né pour voyager et aller chercher le bonheur. On ne peut arrêter l’immigration clandestine, mais on peut la gérer sans toutefois perdre son âme. Il suffit d’ouvrir son cœur et d’élaborer une bonne stratégie qui ne généra pas les autochtones de ces eldorados.

Accusés levez-vous

En plus, il n’y a que nos dirigeants pour occasionner de tels malheurs. Seuls eux ont le pouvoir d’entretenir des réseaux de délivrance des documents de voyage falsifiés. Qui est à l’origine de l’appauvrissement des populations ? Est-ce moi ? Non ! Qui sponsorise les déstabilisations dans le monde au nom de la gloire ? Les bourreaux ont donc intérêt à bien gérer leurs victimes sans verser le sang. Car aucun homme n’est moins important qu’un autre. Et cette terre tout entière est la nôtre à tous. C’est l’occasion idoine de saluer toutes les organisations humanitaires du monde sauf les casques bleus qui font actuellement un drôle de métier en Centrafrique et dans plusieurs pays africains…

 

Didier Ndengue  

 

 

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Article : A Douala la « ghettoïsation » des banlieues se porte bien
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20 août 2015

A Douala la « ghettoïsation » des banlieues se porte bien

En plus d’être le dépotoir des pays industrialisés, la capitale économique camerounaise est également une référence en matière de constructions anarchiques.

Un regard critique, la ville de Douala en a besoin. Surtout qu’elle regorge d’habitants qui la transforment en poubelle sous le regard complice des autorités administratives. Après, quand il y aura une catastrophe, le torchon va brûler entre les deux parties. Au finish, c’est toujours l’autorité administrative qui remporte la bataille. C’est quand même elle qui contrôle toutes les machines, même judiciaire. Mais le peuple peut renverser la donne s’il s’unit. En ce moment, les patrons de la cité économique camerounaise sont secoués par une histoire d’indemnisation des victimes des évictions forcées de plusieurs quartiers de Douala.

908 familles traînent cette affaire vieille de plus de 29 ans. Ce sont des personnes qui occupaient des espaces « appartenant » à l’Etat du Cameroun. Celui-ci en récupérant ces terres, était censé indemniser ceux qui s’y étaient déjà installés. Mais ils ont été chassés comme des malpropres. On parle de près de deux milliards de nos francs que l’Etat doit verser à ses déguerpis depuis plus de deux décennies après. C’est de la sorte que les mendiants naissent. Devenues donc SDF, les victimes squattent les rues et les transforment en ghetto.

Constructions anarchiques

Au Cameroun, tout le monde a le permis de bâtir n’importe où et n’importe comment. Je le crois parce que les constructions anarchiques ne semblent gêner personne. Mais il suffit d’un incendie, d’une inondation… pour crier au scandale comme si on n’était pas averti. Pendant que l’on invoque le problème des constructions anarchiques, à Kotto Bloc L, dans le 5e arrondissement de Douala, nous nous trouvons face à des constructions d’immeubles dans un lotissement de la sic, lotissement dont les éléments de voirie ne semblent pas avoir été prévus pour recevoir tout d’un coup, plus de 300 personnes. Du coup, les habitants de ce secteur seront confrontés à plusieurs difficultés :

 

–         – Alimentation en eau,

–  Passage de secours pour les pompiers,

– Places de Parking,

– Évacuation des sanitaires,

–  Nuisances sonores,

– Cas de sortie pour des urgences médicales…

« Mais qui a donné les permis de construire ? Faut-il qu’il y ait de nouveaux drames pour s’en émouvoir? » 

 

DN

 

 

 

 

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Article : Douala la peureuse, Maroua la frondeuse
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3 août 2015

Douala la peureuse, Maroua la frondeuse

En cas de présence suspecte dans votre quartier, les autorités camerounaises recommandent d’alerter les forces de l’ordre via le 1500. Pendant que la collaboration porte déjà ses premiers fruits ailleurs, les populations de la cité économique voient le diable partout.

La bataille contre les nouveaux ennemis du Cameroun est l’affaire de tous. Nos dirigeants nous le rappellent sans cesse depuis quelques semaines. Depuis quelques jours justement, presque tout le pays s’est lancé dans une campagne de sensibilisation contre la menace terroriste. Par exemple sur la Toile, j’ai lu un texte qui décrivait les attitudes d’un terroriste ou d’un kamikaze. Cet article qui fait le tour de plusieurs services sécuritaires du pays nous montre comment reconnaître ces gens sans cœur.
Au cours de leurs multiples sorties dont je redoute l’exagération, nos gouvernants nous font savoir qu’avec la touche de la population, on vaincra facilement Boko Haram. Voici un extrait de leur refrain: « il faut que la population collabore avec les forces de l’ordre ». Cette campagne se fait à travers les médias pour l’instant. Et je me rends compte que le message ne tombe pas dans les oreilles des sourds. A Maroua dans la partie septentrionale du Cameroun, alors qu’ils s’apprêtaient à commettre d’autres attentats-suicides, un trio de jeunes gens dont deux Camerounais et un Nigérian ont été appréhendés la semaine dernière grâce à la collaboration des populations.

Alerte… sensibilisez les peureux

Par contre, à Ndogsimbi, banlieue de Douala, une foule carrément folle a imaginé des kamikazes dans le coin. Une fausse alerte qui a semé la pagaille dans le secteur au point de susciter l’intervention des autorités administratives qui ont calmé le jeu. Avant leur arrivée sur les lieux, la rumeur avait déjà causé beaucoup de dégâts sur plusieurs personnes fragiles qui ont dû être transportées dans des centres de santé.
Si c’était un vrai kamikaze alors, comment allaient-ils réagir ? Pensez-vous que cette banque de peureux devait avoir le courage de prendre leur téléphone portable jusqu’à composer le 1500 ? Non. En tout cas, pas avec une telle trouille dans le ventre. Comme une poule mouillée qui ose déclarer la guerre à un monstre.

En plus de cette fausse alerte de Ndogsimbi, d’autres quartiers ont été victimes de cette peur. Dans cette logique, on risque confondre tout le monde. Raison pour laquelle, il faut une sensibilisation de proximité. Je connais très bien mes frères. Certains, tellement pauvres, n’ont ni radio, ni télévision pour être en phase avec l’actualité. D’où l’urgence d’un porte-à-porte.

Didier Ndengue

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Article : Cameroun : le monstre, c’est lui !
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26 juillet 2015

Cameroun : le monstre, c’est lui !

Les attentats à répétition du groupe terroriste fâchent sérieusement les populations qui s’interrogent déjà sur ses vraies ambitions.

Le Cameroun sort d’un long week-end noir. Sanglant plus précisément. En l’espace de trois jours seulement, sa partie septentrionale a enregistré des morts par dizaine. C’était suite à des attentats suicides à répétition enregistrés dans la région de l’extrême-Nord. En effet, les kamikazes de la secte dont Aboubakar Shekau est le boss ont opéré à des endroits stratégiques. Ce groupe utilise des mineurs, sans doute drogués, comme bombes humaines. Pour l’instant, ils ont déjà explosé dans des marchés et bars de Maroua.

La menace avance…

Ce dimanche encore, certaines sources bien introduites nous apprennent que ces fous d’Allah sont en train de massacrer tout un village de la même région. Face à ces barbaries, les Camerounais sont montés au créneau pour condamner la lâcheté de ce groupe. A travers les réseaux sociaux, ils présentent leurs condoléances aux victimes de ces attentats suicides. Nombreux ne veulent pas perdre le Nord du Cameroun. C’est-à-dire qu’ils ne veulent pas que les islamistes y fassent leur base.

Il faut quand même relever que les islamistes évoluent progressivement. Ils ont été acculés par l’armée camerounaise. Raison pour laquelle ils reviennent en force avec un nouveau mode opératoire. Avec cette nouvelle stratégie d’attaque, le groupe fait plus de dégâts côté camerounais. L’autre réalité est la conquête du territoire. Pendant la période du jeûne de Ramadan, les islamistes avaient observé une pause. Certainement pour se ressourcer spirituellement et en armement. Un congé qui leur aura permis de revoir leur plan tactique. A la fin de ce break, ils sont de retour, moins visibles sur le terrain, mais plus féroces. Ils ont même fait un bon en avant partant de Fotokol à Maroua. Une évolution qui cache certainement beaucoup de secrets.

Que veulent-ils ?  

Les internautes camerounais tentent depuis quelques jours de trouver des réponses à cette question, depuis le double attentat suicide souvenu au marché central de Maroua. Sur leurs différentes plateformes de discussion sur la toile, certains soutiennent que ces monstres coordonnés par Shekau ont des ambitions politiques et économiques. Certains n’hésitent pas à balancer que ces fous sont en train de préparer la prochaine présidentielle camerounaise qui a lieu dans moins de trois ans. Côté politique, une chose est sûre et certaine : ce groupe veut influencer les prochaines élections présidentielles. Et il est même possible qu’il soit en train de préparer la voie à leur prochain candidat encore non dévoilé. En conclusion, je crois que ces assaillants ne veulent plus du régime actuel. Côté économique à présent, je crois qu’une fois qu’ils auront imposé leur candidat au trône, ce dernier les récompensera avec les richesses que regorge le Cameroun.

Didier Ndengue

 

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Article : Découverte : Aaron Jac’sson, un Busta Rhymes chrétien
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23 juillet 2015

Découverte : Aaron Jac’sson, un Busta Rhymes chrétien

Visiblement, le jeune rappeur n’a pas de rivaux au Cameroun.

Le passage de ce jeune artiste musicien samedi dernier sur les antennes de la radio chrétienne GBN reste encore frais dans ma tête. Il a prouvé au point où j’ai eu du mal à croire que ça venait de chez moi. Et pour cause : au cours d’une émission d’une heure, il a bénéficié d’à peine 30 minutes d’entretien. Suffisant pour séduire les auditeurs.

Beaucoup de Camerounais l’ont découvert pour la première fois. Plusieurs personnes n’ont pas tardé à réagir à travers des SMS. Tubal, le présentateur du programme a enregistré près de cent messages en faveur de son invité. Un record depuis le lancement de son émission, il y a plus de deux ans. « C’est la plus belle émission que j’ai faite jusqu’ici », nous a avoué Tubal à la fin du tête-à-tête avec Aaron Jac’sson. 

Messages des auditeurs

Incroyable, mais vrai. Avant même l’introduction de son invité, le téléphone de service de Tubal n’a cessé de vibrer. Les SMS des auditeurs se bousculaient. L’animateur n’a eu autre choix que de les évacuer à l’antenne. Mais il n’a pas eu le temps de tous les lire. Il y a eu par exemple ce classement des trois plus grands rappeurs du Cameroun proposé par un auditeur qui a été esquivé : « 1er : Aaron Jac’sson, 2e : Jovi et 3e : Stanley Enow ».

C’est ainsi que j’ai compris que les populations camerounaises sont sevrées de la bonne musique. Un tir que le jeune Aaron Jac’sson veut  à tout prix rectifier.

Un talent ignoré

Comme la plupart des auditeurs, j’ai commencé à suivre l’émission dans un salon de coiffure à Bonapriso. Bien après, je me suis rendu au siège de la radio pour rencontrer Aaron Jac’sson en personne. Je l’ai trouvé humble et ambitieux. C’est un garçon qui a hâte de réussir dans la musique chrétienne, mais ne dispose que de son talent.

Aaron m’a parlé de ses projets et m’a demandé si je pouvais les soutenir. Ma réponse a été oui. Toutefois, j’ai constaté que le génie dans notre monde actuel a besoin des réseaux. Si quelqu’un n’a pas de connexion, même à l’église, peu importe son talent, il n’aura rien. Mais je suis quand même certain d’une chose : qui sème et persévère ne récoltera pas le vent.  

 

DN

 

 

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Article : Depuis la ligne de front: soldats camerounais contre soldats camerounais
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21 juillet 2015

Depuis la ligne de front: soldats camerounais contre soldats camerounais

Courroucé, un soldat de la Marine nationale camerounaise écrit à Paul Biya. Lire l’intégralité (non corrigée) de la correspondance.

Sueram 19 juillet 2015

 

 

 

Lettre ouverte au Président de la République du Cameroun

 

 

 

Objet : Réclamation de nos droits à l’endroit de nos chefs militaires au front

 

 

 

     Excellence Monsieur le président de la République du Cameroun,

 

C’est par des mots de déception que je me penche sur ce format pour vous informer de notre quotidien depuis la ligne de front. Permettez Monsieur le président que je taise mon identité ici. Je voudrais que vous sachiez néanmoins que je suis un jeune soldat camerounais appartenant à la Marine Nationale. Au regard de tout ce qui se dit dans les médias nationaux et internationaux sur le déploiement des soldats à l’Extrême-Nord du Cameroun, j’ai l’impression que vous n’êtes pas au courant de nos misères dans la lutte contre le groupe Boko Haram. En faite, je voudrais vous faire part du mauvais traitement qui nous est infligé ici au front. Je parlerai uniquement de la situation des éléments de la Marine Nationale à laquelle j’appartiens. D’emblée, sachez que nous croupissons dans le petit village Sueram, à quelque kilomètres de Fotokol, depuis neuf (9) mois déjà sans relève.    Et pourtant pour que la mission soit efficace, nous étions censés faire trois mois de guerre et laisser les autres continuer. Ceci est une réalité chez les autres corps. En réalité, depuis notre arrivée ici, partant de Douala pour Maroua, et de Maroua pour la zone frontalière, où nous nous retrouvons actuellement, nos chefs n’ont jamais eu de considération pour nous. Notre calvaire commence à Maroua, dans un petit village appelé Mindif, où on nous a fait comprendre qu’on devait faire un recyclage sur la stratégie de guerre et la manipulation des armes lourdes. Mais rien de tout cela n’a été fait. On nous prenait pour une petite balade dans la brousse. Et à une certaine heure, on rentrait au casernement. Pendant notre séjour de deux semaines environ dans ce village, notre alimentation n’était pas au beau fixe. On nous nourrissait à chaud, c’est-à-dire que nos chefs ont choisi quelques éléments du contingent pour faire la cuisine. Notre menu était constitué du haricot, sauce d’arachide très mal préparés, avec un petit morceau de viande ou de poisson partagé entre deux militaires. Le matin, nous prenions une taxe de café et un bout de pain. Nous mangions comme ça une fois par jour. En principe, sur 300 soldats du contingent de la Marine Nationale, chacun devait recevoir 2000 FCFA de ration par jour. Mais le Colonel nous faisait manger moins de 1000 FCFA à chaque soldat par jour. Et il nous narguait en disant qu’il est Colonel plein, il ne cherche plus de grade. Au sortir de ce village, ils nous ont déployés dans la zone rouge, en nous chargeant dans trois camions. Ces camions disposaient de 25 places chacun. Hors nous étions 300 soldats. On nous a entassés dans ces trois véhicules comme dans une boite de sardine. Nous étions également sans munitions pour nos armes individuelles, sans aucune défense, même pas une escorte. Les faits se déroulent le 17 novembre 2014. Mais grâce à Dieu Tout-puissant, rien de mal ne s’est produit pendant notre trajet.

 

    Chers Chef des Armées,

 

Sans être très long, ce qui nous inquiète le plus, c’est le comportement de certains de nos chefs qui nous refusent tous nos avantages. Par exemple :

 

1-      Les permissions ne nous sont pas attribuées (si oui à ceux qui négocient sous forme de corruption).

 

2-      Les primes sont constamment restées impayées (alors que chaque soldat ne perçoit que 30 000 FCFA de prime de risque et 60 000 FCFA de prime d’alimentation chaque mois).

 

3-      Pas d’assistance sanitaire fiable (nous disposons d’un infirmier douteux qui vend des médicaments aux militaires et civils malades).

 

4-      Pas qu’équipements militaires adaptés au terrain.

 

5-      Pas assez d’armes lourdes et munitions au front (notre logistique n’est pas vraiment fiable, et nos fournisseurs ne sont pas honnêtes. Ils ne nous donnent pas ce qu’il faut).

 

 

 

   Cher Chef de l’Etat,

 

Ce qui nous fait le plus peur, c’est le désarmement progressif qui est appliqué sur certains éléments jugés indisciplinés. On se demande si les indisciplinés n’existent qu’à la Marine puisque nous camarades des autres corps n’ont pas ce problème. Dans notre armée, et surtout à la Marine Nationale, les éléments jugés indisciplinés sont ceux qui travaillent honnêtement et dans la vérité. Mais nos chefs ne les aiment pas. Et par contre ils aiment ceux qui coopèrent avec eux dans le réseau mafieux. Ils bénéficient en retour de plusieurs avantages au détriment de ceux qui travaillent bien. Ici au front, il y a une dizaine de soldats désarmés exposés aux ennemis. Ils ne peuvent plus défendre, ni se défendre. Pourquoi ne pas les renvoyer dans leurs unités respectives s’ils ne sont plus utiles ici aux postes avancés ? Je vous assure que si certains éléments ont des problèmes ici, c’est à cause de notre long séjour. Et cela a réveillé leurs mauvais côtés de la vie civile. En faite, je crois que les chefs nous désarment parce qu’ils ont peur qu’on se révolte contre eux au regard du mauvais traitement qu’ils nous infligent. C’est la raison pour laquelle nous attirons votre attention. Monsieur le président, nous souhaitons que vous régliez ces multiples problèmes avant que le pire ne se produise.

 

  Enfin,

 

Ici au front, il y a certains officiers qui relâchent des suspects contre forte rémunération, comme ce Capitaine chef de détachement de la Marine Nationale qui avait libéré l’un des marabouts de Boko Haram. Il aurait perçu 300 000 nairas, soit 900 000 FCFA avec la complicité des chefs du village Sueram. Cela s’est passé entre mars et avril 2015. Au même moment, un Amiral, inspecteur général des armées séjournait au village Sueram. Je crois qu’il n’a pas été informé de la présence du marabout de Boko Haram, caché dans une case du village. C’est entre autres ce que nous vivons ici à Sueram, un village de Fotokol. Nos chefs militaires veulent un bilan inter-armé parce que la Marine Nationale est le seul corps qui n’a pas perdu d’homme jusqu’ici malgré ses offensives suicides et avec peu de moyen logistique, alimentaire et sanitaire à sa disposition. Au moment où le groupe terroriste fait recours à des nouvelles tactiques de guerre, nous souhaitons que nos chefs nous remettent nos armes car nous sommes exposés aux ennemis.

 

Veuillez agrée Monsieur le président de la République les salutations distinguées des soldats de la Marine Nationale au front.

 

Depuis la ligne de front

 

Un soldat de la Marine Nationale.   

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Article : Jusqu’où peuvent aller les impuissants de ce monde ?
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14 juillet 2015

Jusqu’où peuvent aller les impuissants de ce monde ?

La planète entière est plongée dans le chaos humanitaire, sécuritaire, économique… et personne n’y peut rien, même pas le pape François.

Depuis mon Cameroun natal, je m’interroge sans cesse sur la suite des temps. Au regard des sujets qui alimentent la chronique, je me demande si nous ne sommes pas la dernière génération à vivre sur la planète bleue ? De par leurs faits et gestes, les dirigeants du monde me répondent par l’affirmative. Il n’y a pas que les gouvernants qui me laissent conclure cette thèse. Il y a aussi le citoyen lambda.

Voilà une planète qui regorge de toutes les richesses suffisantes pour ses populations, jusqu’aux animaux des forêts. La terre produit abondamment sans rien nous demander en retour, sauf l’entretenir. Les eaux produisent différentes espèces de poissons, sans rien demander aux hommes. La forêt a été faite pour la vie et la reproduction des animaux. Le sous-sol regorge d’une immense richesse naturelle. Le ciel ne demande l’avis de personne pour arroser la terre. Le soleil ou la lune non plus. On a tout gracieusement.

Toutes ces bonnes choses, c’est le grand architecte (Dieu), qui les a faites pour le bien-être des populations de la planète. A ma connaissance, nous avons été placés dans ce vaste jardin, pour le cultiver et l’entretenir. Certains pourront trouver mon développement banal, mais je crois que c’est la réalité. Tout ce que nous faisons dans des bureaux climatisés, avec des stylos à main, derrière un clavier, une calculatrice, c’est pour une meilleure gestion ou pas des richesses naturelles. Sans le sol, on n’a rien à manger.

Genèses des conflits

La terre est grande. Nous sommes tous capables de posséder une portion de terrain à cultiver, construire son logement sans rien demander à personne. Malheureusement, je constate que les hommes ont voulu défier leur créateur. Les uns ont quitté leurs territoires d’origine, où ils sont nés, pour aller s’emparer des richesses des autres peuples, qui vivaient tranquillement de la chasse et de la cueillette. Ils n’enviaient personne. Ils se mariaient, et mariaient leurs enfants à leur manière. La vie était belle jusqu’au jour où les méchants, c’est le nom que méritent les terroristes, sont venus avec des armes pour contrôler leurs intérêts.

Et pourtant, les terres des méchants sont aussi très productives. Mais ils en voulaient plus. Ils étaient déjà largement avancés dans le capitalisme. Ils ont commis les atrocités que les livres d’histoires nous enseignent. Je me demande si ces meurtriers ne savaient pas que l’homme naît, vit et meurt. Que le riche ou le pauvre, le Noir ou le Blanc, chrétien, musulman, païen ou animiste, etc. ont tous un même sort. Ils ont la mort en partage. Concernant la résurrection ou la réincarnation que les uns et les autres prêchent, seul Dieu a le dernier mot. Et voilà comment les uns se sont emparés des richesses des autres. En leur imposant même leurs traditions, leur langue… La preuve : ce billet que vous lisez est rédigé en français, et pourtant son rédacteur n’est pas Français.

La coopération est une bonne chose, mais elle devient néfaste quand les accords profitent plus à un camp. Et c’est comme cela que les nations du monde ont voulu coopérer, de façon inéquitable. Ayant donc pris connaissance de cette balance déficitaire, ceux qui sont dominés tiennent absolument à se venger, même au péril de leur vie. Il faut aussi évoquer ce qu’on appelle guerre des religions. Les riches financent les rébellions ou le terrorisme au non de leur dieu. Au nom de quel dieu au juste? De celui qui a fait ce jardin plein de richesses ? Je ne le crois pas.

NB : Ce que je pense de la mondialisation, de la modernisation, des grandes réalisations, entre autres, vous le saurez dans cette série-vérité intitulée : « Jusqu’où peuvent aller les impuissants de ce monde ? »

Didier Ndengue

 

 

 

 

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Article : Dernière heure : la limousine de Paul Biya grippée
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13 juillet 2015

Dernière heure : la limousine de Paul Biya grippée

Le pneu du véhicule du couple présidentiel a éclaté hier sur la route de Mvomka’a, le village natal de Paul Biya.

Ce dimanche 12 juillet 2015 soir, on s’interroge encore sur ce qui vient de  se passer au lieu-dit « Mvog-bi » sur la limousine qui transportait Paul et Chantal Biya. D’après certaines sources, le chef de l’Etat camerounais et son épouse, en partance pour Mvomka’a, ont eu crevaison. Incroyable, mais vrai.

Ce fait sonne très mal dans ma tête. Et du coup, je me demande comment cela est arrivé pour que le couple présidentiel se retrouve dans cet état à cause d’une limousine. D’ailleurs qui est censé veiller à l’entretien des voitures de notre chef? N’a-t-il pas remarqué que le pneu qui a éclaté n’était pas en forme pour le voyage?

En plus, pourquoi les autres pneus du cortège n’ont pas connu le même sort? C’est quand même incroyable!

Bon, il y a eu plus de peur que de mal. Après plus de dix minutes de panique, le cortège a repris son chemin. J’y reviendrai…

 

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Article : 50 Cent : un symbole pour la communauté noire
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7 juillet 2015

50 Cent : un symbole pour la communauté noire

 Le rappeur, auto-compositeur, auteur, producteur, acteur… Curtis James Jackson III a soufflé sur sa quarantième bougie lundi 6 juillet 2015. Frangin, au nom du ghetto, je te souhaite un joyeux anniversaire. Que Dieu t’accorde longue vie.

 

A l’époque, on voulait tous ressembler à 50 Cent. On s’embrouillait dans le look et le comportement. On se prénommait 25 Cent. La moitié de l’autre. Francophone, on forçait « le rap statois ». On avait toujours le mot « for my people » au microphone. On représentait notre quartier dans des compétitions de rap. Notre staff était au complet, surtout avec un sosie de 50 Cent en place. On déchirait sur un rythme « for my people ». C’était la belle époque, gravée dans ma tête.

 

A l’époque, c’était des baladeurs-cassettes et des écouteurs. Les walkmans CD sont arrivés plus tard, quand nous étions déjà trempés dans le rap. Il fallait avoir des côtes pour se procurer ces instruments de musique au Cameroun. Il fallait donc bosser dur. Un peu comme notre idole, Curtis James Jackson III, alias 50 Cent. Ces chansons m’ont beaucoup bercé. Raison pour laquelle, je ne pouvais pas manquer de produire un billet en l’honneur de mon héros du ghetto de tous les temps.

 

 The best

 

C’est lundi 6 juillet que le gars a soufflé sur sa quarantième bougie. Qu’il est jeune, mon rappeur ! Quand je dis qu’il est jeune, je fais allusion à Snoop Dog, Dr Dre, etc.  

 

50 Cent fait partie des premiers rappeurs de la planète qui sont sortis de la précarité et ont brillé comme une étoile sans se faire prier. Sans moyens financiers, il n’avait que son talent et quelques stratégies propres aux enfants du ghetto pour s’en sortir. C’est un slogan et un exemple pour toute la communauté noire dans le monde. Également pour les enfants en détresse en Afrique.

 

50 Cent, c’est le seul chanteur de la planète qui m’a fait aimer le rap. Le pur. Il reste le meilleur de tous les temps dans ce domaine. Oui, il a bravé les moments difficiles. Peu importe ce que les mauvaises langues disent.

 

D’ailleurs, combien ont tenté de faire comme lui et ont échoué ? Combien sont partis de rien pour être au top ? Ou encore, occuper la première place du classement des rappeurs les plus riches de la planète ? C’est un signal fort à l’endroit des jeunes Africains qui souffrent actuellement. Rien n’est perdu d’avance. Surtout si chacun épouse la philosophie du père de « In da club ».

 

DN

 

 

 

 

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L'auteur: Didier Ndengue
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