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Article : La plus belle fille du Cameroun se douche à Ekom-Nkam
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28 octobre 2015

La plus belle fille du Cameroun se douche à Ekom-Nkam

A l’initiative de Jovago, la déesse Jessica Ngoua Nseme s’est rendue samedi dernier à Ekom-Nkam. Sur ce site touristique Miss Cameroun a eu des vertiges après une douche froide.
Incroyable, mais vrai. Ce samedi 24 octobre 2015, j’ignore que la plus belle fille du Cameroun fait partie de la délégation qui va découvrir les chutes d’Ekom-Nkam ce jour. C’est ce qui arrive généralement à ceux qui ne suivent pas l’actualité culturelle de leur pays de près. Ce matin vers 7 h 6 , je débarque tranquillement au siège de Jovago sis à Akwa. En bas du bâtiment qui abrite leurs locaux, Simon Mbelek, le chargé des relations publiques et quelques confrères sont déjà là. Je salue tout le monde sans exception avec le même ton. Jusqu’ici, j’ignore Jessica. Tout simplement parce que je ne la connais pas. En plus, qu’est-ce que j’étais censé faire hein ?! Sauté de joie après l’avoir vu? Désolé, ce n’est pas dans ma nature.
Belle, belle, belle comme le jour
Pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de la voir en face, je vous rassure qu’elle a tout d’une déesse. Son teint est clair.  Elle n’est ni trop grasse, ni trop mince, juste ce qu’il faut. Question taille, ce n’est pas une grande tige, mais elle n’est pas petite et j’avoue qu’elle me dépasse.
Comme Singuila, je dirais qu’elle a » légèrement les formes ». De toutes les façons, elle n’a pas un derrière bizarre bizarre que vous aimez souvent chez les stars. Elle est tout simplement elle. Jessica tu es la meilleure !!!
Une miss dans un village formidable
Après près de deux heures de trajet, nous arrivons à Nkongsamba. Quelques minutes plus tard, nous sommes à Melong. Enfin à Ekom (qui signifie formidable en langue Mbô’o). Serges notre guide nous relate les mystères de ce petit village. Le guide apprend que « chaque 1er décembre, à partir d’ici, on envoie certains messages à tout le Cameroun et même hors du pays.»
En réalité, je suis venu découvrir les chutes d’Ekom-Nkam et non écouter les contes de fées plus ou moins vrais de ce village. Mais Serges insiste : « On invite aussi les amis, tout le monde à venir voir les miracles des chutes d’Ekom chaque 23 décembre ». Chaque 20 décembre justement, poursuit Serges, « le chef de ce village entre dans le site. Il en a pour trois jours. Il ressort chaque 23 décembre ». Il ressort avec un message pour chaque chef de famille d’Ekom. Au même moment, les chutes s’arrêtent pendant une à deux heures de temps. « La chute a 80 mètres de longueur et 20 mètres de profondeur. Elle avait été mesurée par Tarzan lors du tournage de son film en 82 », se souviennent encore les villageois qui informent que la première partie du film de Tarzan a été tournée sur les chutes d’Ekom. « C’est après ça que ce site est devenu un site touristique jusqu’à ce jour».
Un paradis sur terre
On descend au pied des chutes. Le paysage est magnifique. Les arbres sont géants. Et les chutes laissent les touristes K.O debout. Il n’y a rien à retoucher. Je réalise une fois de plus que Dieu est le plus grand architecte de tous les temps. Les mots me manquent pour décrire ces lieux. La balade va durer une à deux heures de temps. « Si vous avez les jetons (pièces d’argent), vous allez faire un vœu avant de les jeter par terre. Ça fait partie d’un lieu sacré du village », explique Serges.

Jessica la miss ne tient plus sur ses deux jambes. « J’ai le vertige… C’est magnifique comment la nature peut être en même temps capricieuse et magnifique», constate-t-elle. Bonas, animateur radio, a également pris une douche froide : « On a le sentiment que vous pouvez porter le monde. Ici, on a le sentiment que vous vous rajeunissez. Même quand on se douche à la maison, ce n’est pas aussi frais». Nous avons tous été arrosés par les brumes d’Ekom-Nkam. J’y reviendrai certainement, mais avec ma miss qui ne sera forcément pas la plus belle fille du Cameroun.

Didier Ndengue

 

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Article : Youan Bi : l’artiste portraitiste des hôtels de luxe
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15 octobre 2015

Youan Bi : l’artiste portraitiste des hôtels de luxe

En partenariat avec plusieurs établissements hôteliers du continent, le meilleur artiste peintre de l’UEMOA, poursuit sa tournée africaine.

 Lorsqu’on emprunte le couloir qui mène à la piscine de l’hôtel « Le Méridien » de Douala ce mois d’août 2010, on tombe inévitablement sur les portraits de Youan Bi. Parfois même sur l’artiste ivoirien lui-même en action. La trentaine révolue, il nous accueille avec un large sourire. Le jeune homme en a beaucoup à donner dans une ambiance typiquement ivoirienne qu’il impose naturellement à son environnement.

Youan Bi porte des nattes. Mais quand il travaille, il recouvre souvent sa tête à l’aide d’un morceau de tissu. Son look de star et ses jolis portraits attirent l’attention de plusieurs personnes. Même sans le vouloir, un client de l’hôtel, ou un simple curieux, est obligé de jeter un coup d’œil sur les œuvres de ce jeune garçon. Parmi les portraits mis en exposition, figurent en bonne place ceux de certains membres de sa famille parmi lesquels son fils. Youan Bi transporte cette image de son bambin partout où il se rend pour travailler. Un beau gosse qui a la chance d’avoir un papa qui pense beaucoup à lui à tout moment et en tout lieu.

L’artiste ivoirien vit de son métier. Capable de reproduire un personnage à la main en moins de deux heures, il peut en reproduire plusieurs en une journée. Un vrai maître en la matière. L’ivoirien fixe les prix de ses œuvres en fonction des pays où il se trouve. Il en a déjà parcouru plus d’une dizaine à travers le continent africain. Dans chacun de ses pays, « on m’accuse d’avoir fait une école d’Art ».

Toujours à la recherche du beau

 En tout cas, qu’on le croit ou non, l’ivoirien nous certifie que le dessin pour lui est un don. « J’ai eu très tôt l’amour pour l’Art. Issu d’une famille presque pauvre, j’ai eu la chance de jouer dans le sable. Ce contact m’a permis de m’exprimer dès l’âge de trois ans en cet Art qu’est le dessin. La recherche du beau était pour moi un défi », témoigne celui qui a appris à dessiner à l’âge de trois ans. .

 Les récompenses

 A l’école primaire, il était régulièrement désigné par ses enseignants pour reproduire des dessins au tableau. Ça peut paraître drôle, mais en classe de CP1, Youan Bi dessinait aussi pour ses amis en échange de quelques pièces de monnaie. Cet argent lui permettait de remplir son cartable de bonbons. « Mes Instituteurs ont vite détecté ma dextérité en cet Art et ont conseillé à mon père de m’encadrer », raconte-t-il. Au collège, il avait une renommée dans tout l’établissement. Les petites ne résistaient pas à son talent. Les mecs quant à eux, étaient tout simplement jaloux. Et puis quoi ? En réalité, les nanas n’ont pas pu distraire l’ancien pote de Doug Saga (le créateur du coupé décalé). Il était bien occupé à développer son don. Actuellement (2015) en séjour dans un chic hôtel de l’Afrique du Sud, dans le cadre d’une tournée internationale baptisée « Vivre Ensemble », Youan Bi continue de faire des merveilles avec sa plume. Dans la foulée, il empoche des prix pèle mêle.

–          2005 : j’ai reçu le Prix SAFAM.com du Meilleur Artiste Peintre de Côte d’Ivoire

    2009: alors que j’étais de passage au Gabon, j’ai participé au Festival de Cultures et reçus le Premier prix…

–            2014 : le 25 Juillet précisément, j’ai reçu à Lomé (Togo), le Prix HOKAN AFRICA du Meilleur Artiste Peintre de l’UEMOA.

Toujours en accord avec les hôtels, il continue ses expositions à travers le monde. En passant chez vous, il vous recommandera sans doute de respecter le talent de vos enfants.

 

 

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Article : Fifa : le nouveau boss est camerounais
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8 octobre 2015

Fifa : le nouveau boss est camerounais

Issa Hayatou trône à la tête de l’instance faitière du football mondial. Où sont passés les jaloux ?
Pas moins de 90 jours de suspension pour Joseph Sepp Blatter, le président de la Fédération internationale de football association (Fifa) et son gang. La mafia a emporté l’homme et sa bande de la Fifa. C’est également le 1er jour de règne du Camerounais Issa Hayatou à la tête de cette institution. Il est le président par intérim. Ainsi, nous sommes les premiers Africains à occuper cette place dorée. On ne gère pas les jaloux hein ! Que c’est magnifique de boire dans un verre en or. Eh oui ! On a toujours dit que l’Afrique était le berceau de l’humanité. Seulement, cette Afrique a besoin de courageux comme M. Hayatou pour diriger les institutions internationales.

Si seulement certains Africains pouvaient faire comme notre compatriote : travailler pour un intérêt commun et enterrer l’égoïsme. M. Hayatou a toujours bossé pour tous les Africains. S’il était comme ces pilleurs de fonds qu’on a ici, ou ces mafieux qu’on voit ailleurs, il aurait sans doute vidé les caisses de la Confédération africaine de football (Caf) et venir nous construire des gigantesques stades de football et bien d’autres. Mais il a laissé le soin à « nos bourreaux » de le faire. Pauvres de nous.

Le boss de la Fifa est de mon village et on doit organiser plusieurs compétitions sportives continentales dans les prochaines années sans stades prêts. Dommage ! Mais le linge sale se lave en famille. M. Hayatou, vous êtes le roi du monde. Oui, je dis bien que vous êtes le patron des patrons du football mondial. Excusez les jaloux et faites-nous quelque chose de spécial.

Didier Ndengue

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Article : Blogging : le grand réveil du Cameroun
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5 octobre 2015

Blogging : le grand réveil du Cameroun

Les blogueurs camerounais ont pris un nouveau départ le week-end dernier, au cours de la 1ère édition du « Bloggers Forum » à Douala.

Samedi 3 octobre 2015. Nous y sommes enfin ! Il était très attendu. Ce jour est spécial pour nous blogueurs camerounais et pour ceux qui aspirent à ce domaine d’activité très peu connu au bercail. Il est déjà 14 h. La salle retenue pour la 1re édition du « Bloggers Forum » fait progressivement le plein d’œufs. Ça se passe au StarLand Hôtel à Bonapriso sous le thème : « Blogging : The Future RE-Loading ». Le coin grouille de monde. Les participants sont venus de plusieurs coins du Cameroun. Ils sont anglophones ou francophones. C’est ce mélange qui fait la beauté de ce pays. N’oublions pas les métisses et les responsables d’entreprise qui sont également de la partie.

Cette grand-messe me permet de savoir qu’il y a beaucoup de blogueurs au Cameroun. L’autre point à souligner, c’est les tweets qui ne cessent de pleuvoir à l’instant. Presque tous les participants sont connectés à partir de leur tablette ou téléphone portable. Carole, la présentatrice de l’événement apprend même que le forum est retransmis en direct sur Twitter. Une très bonne nouvelle pour ceux qui n’ont pas pu se déplacer pour prendre part à cette séance d’échange d’idée. Le pays et la communauté internationale sont donc servis grâce à la magie du web. Vive le blogging camerounais !!!

J’suis bien assis

Dans la salle, plusieurs personnes sont debout. C’est ceux qui ne sont pas arrivés à l’heure. Vous croyez que j’en fais partie ? Non ! Je suis bien assis à côté d’une… hein ! Quoi ? Ok ! D’une jeune fille aux cheveux courts. Mince ! Je n’ai pas de chance aujourd’hui. J’aurais aimé être assis à côté d’Elodie, d’Adeline, ou de Val, pour contempler leur beauté. Mais ce n’est pas grave de rester à côté d’une fille… garçon, surtout si elle ne fait rien de mal que de sourire et de tweeter.

Création d’une identité

Elle manie le français et l’anglais comme une seule langue. C’est ma « mère », Carole Leuwé. Le forum prend véritablement corps avec le premier panel. Frank William Batchou ouvre le bal des interventions. Blogueur depuis 2008, ce garçon a décroché plusieurs prix dans ce domaine au Cameroun. Tout comme Frank William, Réné Jackson Nkowa et plusieurs autres blogueurs ont partagé leurs expériences avec les participants. On a également eu droit à l’intervention du grand frère Edouard Tamba.

Edouard n’est plus très actif sur son blog, mais c’est l’un des pionniers au Cameroun. Même s’il ne s’y applique plus, il recommande plus de sérieux à la nouvelle génération de blogueurs camerounais. Il les autorise même à copier le bon exemple qui vient d’ailleurs. La création d’une identité, avoir de l’influence, surveiller son langage et, le travail en synergie sont autant de résolutions qui en découlent.

Les responsables d’entreprise présents à ce forum étaient visiblement satisfaits de cette première édition. Rappelons que plusieurs entreprises locales intègrent progressivement les blogueurs dans leurs agendas. Un réel ouf de soulagement pour Elodie Nonga, la promotrice du « Bloggers Forum ». Mais il faut dire qu’on a encore beaucoup à prouver pour vivre du blogging au Cameroun hein ! En tout cas, en attendant la 2e édition du « Bloggers Forum » l’année prochaine, efforçons-nous déjà de mettre en pratique les résolutions de la première.

Didier Ndengue

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Article : Une chienne herbivore
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29 septembre 2015

Une chienne herbivore

Incroyable, mais il existe des animaux et des personnes qui ne respectent pas leur régime alimentaire.
A distance, elle ressemble plus à un petit mouton qu’à une chienne. Elle mange de l’herbe, comme les os d’une délicieuse dinde. C’est quand on se rapproche qu’on constate que c’est une chienne. Incroyable ! Un carnivore, censé avoir des canines bien limées, et subitement devenu herbivore. On aura tout vu dans ce Cameroun.

La scène se déroule ce lundi 28 septembre 2015, vers la « rue Koloko » au quartier Bonapriso à Douala. L’animal est concentré sur son « plat » et ne gère pas les humeurs des passants. Certaines personnes, bouche bée, se disent que cette chienne a certainement un parent mouton ou chèvre. Ou encore un oncle végétarien. D’autres pensent que c’est une chienne paresseuse qui a peur de chasser. Elle se contente seulement des herbes qui ne peuvent se déplacer ou la menacer de ne plus les manger.

De toutes les façons, la chienne ne gêne personne, et continue à bouffer ses herbes en toute quiétude en se disant que chacun est libre dans la vie. Elle fait ainsi allusion à la race humaine où les gens sont libres de bombarder les autres nations ou encore libres de devenir homosexuels, lesbiennes, pédophiles, ou de rester un vrai mec uniquement attiré pas des jolies nanas, ou de rester une vraie meuf uniquement attirée pas des beaux gosses.

Cette chienne pourrait même être omnivore comme certaines personnes bien connues de la scène mondiale. Les organisations de défense des droits des animaux, si elles existent déjà, devraient également se mobiliser pour soutenir cette chienne herbivore, ou même omnivore. Un peu comme certaines associations de défense des droits des homos font souvent quand l’un d’eux est en détresse.
Tout ça confirme que le monde entier est au seuil d’une nouvelle conscience, d’une nouvelle compréhension de ses ressources intérieures.

Un excellent écrivain dit dans son bouquin sur l’attraction que « le siècle précédent a vu le progrès matériel le plus prodigieux de l’histoire. Le siècle présent connaîtra le plus grand progrès mental et spirituel ». Sauf qu’il n’a pas précisé que les animaux allaient aussi s’en mêler.

Didier Ndengue

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Article : L’opération de charme des blogueurs camerounais
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24 septembre 2015

L’opération de charme des blogueurs camerounais

Le 3 octobre 2015, Douala accueille la première édition du « Bloggers Forum ». La rencontre se tiendra de 13 à 18 heures au Starland Hôtel à Bonapriso.
« Le grand réveil des blogueurs camerounais ». Ceci pourrait être le titre de mon prochain billet sur le blogging. Après la 1ère édition du « Bloggers Forum » en gestation dans la cité économique du Cameroun, bien évidemment. Une initiative des blogueurs influents, membres du « Camer Bloggers Hangout » et du « Collectif des blogueurs camerounais ». A travers cet événement de près de 6 heures d’horloge, ils veulent « élucider leur activité et impulser la création ou le développement de l’écriture en ligne ; tout en suscitant des carrières pour les jeunes générations ».
Sortir de l’ornière
Rassurez-vous, c’est juste une contribution citoyenne au développement du Cameroun. Dans ce pays justement, les blogueurs sont à la recherche de plus de visibilité et d’intérêt. Car chez nous, on a toujours l’impression qu’on n’arrive pas à faire le distinguo entre l’écriture journalistique qui consiste à relater des faits, et le blogging qui consiste tout simplement à donner son point de vue sur un sujet d’actualité. En tout cas, le 3 octobre prochain, on saura tout sur ce domaine, grâce aux interventions des pionniers du blogging au Cameroun.
Le programme du forum est hyper chargé. Normal, quand on revient de loin, on a toujours beaucoup de choses à dire. Et surtout si on a parcouru plusieurs pays, comme certains membres du comité d’organisation, où ce domaine d’activité nourrit son homme. Un jour, au cours d’un échange sur Facebook, un frangin m’apprenait qu’en Afrique de l’Ouest, plus précisément au Nigeria très proche de nous, le blogging paie le loyer, les factures, etc., à plusieurs blogueurs. Pourquoi pas chez nous ? La première édition du « Bloggers Forum » est donc un début de solution à toutes nos préoccupations. « Malgré leur engagement sociétal et constructif, leur activité reste encore moins comprise par un grand nombre de personnes au Cameroun», regrette le comité d’organisation du forum.
Les blogs en valeur
Il sera donc question au cours de cette journée de : promouvoir les blogueurs et leur activité ; mener une réflexion autour des difficultés qu’ils rencontrent au quotidien ; susciter et faire grandir l’intérêt du public pour les blogs, et faire connaître les blogs camerounais. Afin d’atteindre ces objectifs et d’assurer la réussite de cet événement, les actions suivantes seront menées : la prise de parole par les blogueurs camerounais les plus influents ; les échanges et le réseautage entre les blogueurs et l’assistance ; la mise en relation des sponsors avec le public. In fine, un cocktail mettra fin aux travaux.

Didier Ndengue

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Article : Et Diallo s’en alla
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17 septembre 2015

Et Diallo s’en alla

En allant manger à la cafétéria du coin ce mardi 15 septembre, mon pote Malien n’y était plus. Il est parti après quelques mois d’amitié sans même me dire au revoir.
Triste, triste, triste… Je suis triste parce qu’un ami vient de me quitter. Diallo est son nom. Il est parti et ne m’a laissé que de jolis souvenirs. Tout confiant, il me disait toujours: « Didier, je vais faire le tour du monde. » À plus de 30 ans, il avait déjà parcouru plus de quarante pays africains. Mon ami Diallo n’avait jamais pris l’avion pour aller d’un pays à un autre. D’ailleurs, il n’en avait visiblement pas envie. Un jour, ce jeune courageux d’origine malienne m’a dit qu’après l’Afrique du Nord, il s’installera en Italie. Et c’est là qu’il fera sa vie. C’est en ce moment que j’ai compris qu’il était passionné des voyages.
Comme la plupart des ressortissants du Sahel, il aime l’aventure. Question de découvrir les pays étrangers et leurs diversités culturelles. Il est maintes fois parti d’un pôle à un autre à pied, en voiture ou en moto sans trop de tracasseries. En Afrique de l’Ouest d’où il vient, Diallo m’a dit que les frais de transport ne sont pas trop élevés comme chez moi en Afrique centrale. Que chez eux, la libre circulation est pratiquée en temps réel. Seule la carte nationale d’identité (CNI) donne accès à tous les pays. Il m’a aussi dit qu’un voyageur peut parcourir tous les Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avec moins de 15 000 FCFA. Et pourtant chez nous, aller d’un pays à un autre par route vaut plus de 30 000 FCFA.
Le voyageur
J’ai appris à le connaitre en très peu de temps. Mais je savais qu’il allait me quitter un jour. Diallo gérait une cafétéria située à un jet de pierre de chez moi. Avant qu’il y soit, je ne mangeais jamais là-bas. Mais comme un aimant, Diallo m’a attiré. Et je suis subitement devenu son meilleur client. J’allais manger chez lui matin et soir, presque chaque jour, comme tout bon célibataire d’ailleurs. Il savait très bien faire la cuisine.

Chaque fois, il me faisait un bon plat de spaghetti, œuf, pomme, viande. Hum !!! C’était très bon ! Il avait une voix grave. Mais j’aimais l’attendre parler. Tellement sincère dans ses propos, j’avais l’impression que le mensonge n’était pas sa chose. Et c’est ce qui me motivait.
Cependant, je n’étais pas le seul à apprécier ses faits et gestes. Il y avait une jeune fille qui l’assistait. Comme les femmes ne résistent pas aux gentils garçons, elle a craqué sur ce beau gosse. Elle y était constamment. Je l’avais même surnommé « Madame Diallo ». Et elle aimait ça. Diallo aussi. Cette jeune fille était amoureuse de mon pote. Je prisais leur couple. Mais je savais que Diallo allait nous quitter un jour. Je me demandais comment elle allait faire pour supporter son absence. C’est mardi que j’ai constaté l’absence de Diallo et de sa dulcinée. Le nouveau gérant de la cafétéria m’a dit qu’ils ne reviendront plus.
Diallo s’est donc échappé (certainement avec sa copine Camerounaise), alors que j’étais à Yaoundé, capitale politique camerounaise, dans le cadre de l’anniversaire de mon entreprise. Son grand sourire, son franc-parler, sa gentillesse sans pareil ! C’est tout ce qu’il me laisse. En vérité en vérité, Diallo cherchait l’argent de transport parce qu’il était juste de passage au Cameroun.

Didier Ndengue

 

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Article : Armée camerounaise: comme une mutinerie à l’horizon
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16 septembre 2015

Armée camerounaise: comme une mutinerie à l’horizon

Piégé de toutes parts, Paul Biya risque de tomber « comme un sac de macabo ».
Le vieux a longtemps toléré « les bêtises » de ses collaborateurs. Aujourd’hui, le pays est dans le trou. Difficile de se relever. Il n’y a qu’une seule porte de sortie : « une vraie repentance et une vraie prière ». De toutes les façons, je ne vois pas d’autre solution face aux multiples crises que traverse le Cameroun.

Les diplomates ont fait la langue de bois. Ça n’a pas marché. Et ça ne marchera jamais. Les abcès ne font que se percer. Dans les rangs des soldats, censés être à l’abri de la galère, par exemple, on pleure la famine. Il y a malaise. Plusieurs soldats n’ont pas perçu leurs primes de risque depuis plusieurs mois.
Les milliards cotisés par les populations pour les soutenir ont subitement changé de couloir. En tout cas, les soldats que j’ai rencontrés jusqu’ici disent n’avoir rien perçu. Et quand ils vont se plaindre, les « connaisseurs » vont dire que « la grande muette », comme on les appelle au Cameroun, n’a pas le droit de dire son ras-le-bol.

Le temps est révolu. La « grande muette » est devenue la grande querelleuse.
Par ailleurs, « la grande muette », ne que revendiquer son argent. Et c’est normal. Ceux qui envisagent de les punir doivent d’abord se faire justice. A mon humble avis, les chefs militaires devraient se regarder dans le miroir, faire preuve d’humilité et gérer cette situation à l’amiable.

Paul Biya n’a pas droit à l’erreur
L’armée est le seul corps de métier qui n’a jamais grondé au Cameroun, jusqu’à la semaine dernière. Paul Biya, le président de la République n’a pas intérêt a laissé ses gars dans la galère. De toutes les façons, ils ne sont pas très exigeants. Ils travaillent franchement. Alors, donnez leurs salaires sans faire de problème.
Le problème, je pense, pourrait se trouver du côté de leurs chefs. Ils ne semblent pas jouer franc jeu dans le cadre de la lutte contre les ennemis du Cameroun. Sinon comment comprendre la misère qu’ils infligent à leurs hommes alors qu’ils savent très bien qu’un lion affamé peut déchiqueter, même son patron… Paul Biya.

Didier Ndengue

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Article : Palais de Bangui : mes questions au futur boss
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2 septembre 2015

Palais de Bangui : mes questions au futur boss

Un eldorado en attente tel la Centrafrique mérite un patron qualifié qui optera pour une bonne gouvernance.

Avant l’échéance cruciale, tous les mouvements politiques du pays sont à la manœuvre. Dans quelques jours, ou dans quelques semaines, les meetings politiques devraient débuter en République centrafricaine. La grande innovation de ce scrutin est le vote des Centrafricains de l’étranger et des réfugiés. Sauf changement de calendrier de dernière minute, la présidentielle aura lieu en octobre.
Samedi 29 août 2015, au cours d’une émission de débat avec les confrères dans une chaîne de radio à Douala, mes copanélistes ont condamné la candidature du général François Bozizé, le leader du KNK.

Ils ont justifié leurs positions de mille manières. A en croire Edmond, le journaliste du quotidien privé « La Nouvelle Expression », M. Bozizé est celui qui a plongé son pays dans le chaos. Il est même celui qui a renversé, par les armes, Ange Félix Patassé, le seul président démocratiquement élu de la République centrafricaine. Franck, le jeune leader du Cameroon People’s Party (CPP), un parti politique d’opposition camerounaise, était également dans la même mouvance qu’Edmond. Mon regard était contraire à celui de mes deux grands frères. Pour moi, François Bozizé, comme tout citoyen centrafricain, a aussi le droit de manifester son droit civique, « même si j’avoue qu’il aurait pu prendre sa retraite pendant quelques années, avant de se relancer dans la bataille politique, après sa chute en mars 2013».

J’ai rappelé qu’il est l’homme politique le plus aimé du peuple centrafricain après Ange Félix Patassé. Faux, m’ont-ils rétorqué. Ils m’ont même regardé comme un extraterrestre. Dans leurs cœurs, ils se disaient certainement que ça ne tourne pas rond dans ma tête. Après m’avoir écouté, les gars n’ont pas hésité à me traiter de pro-Bozizé à la fin de l’émission. Mais non ! Chers amis, vous devez savoir que je ne défends pas l’individu, mais le peuple centrafricain pour qui j’ai beaucoup d’estime et de compassion. Alors j’estime que ce peuple mérite mieux. Il est grand temps qu’il sorte du calvaire. Je crois sincèrement qu’on ne doit pas imposer quelqu’un qui viendra vendre le pays très moins cher au détriment des autochtones.
Si les élections sont libres et transparentes, je vois mal Bozizé échouer face à ses challengers.

Qui sait, ceux-ci peuvent avoir des belles surprises qui vont séduire le peuple centrafricain. Mais avant qu’ils ne leur disent qu’ils vont restaurer la paix au pays, qu’ils vont créer des emplois pour tous, qu’ils vont développer le territoire national, etc., il faut qu’ils disent d’abord comment ils vont gérer la politique étrangère de leur pays ? Il est important qu’ils disent aux Centrafricains comment ils ne vont plus exciter d’autres tribus à fuir leur propre territoire ? Il est vraiment important qu’ils nous disent comment ils vont s’y prendre pour ne plus déchirer le peuple ? Comment vont-ils recoller les morceaux éparpillés un peu partout dans le monde ? Si seulement le futur boss centrafricain et ses alliés pouvaient être humains et répondre à mes questions.

KNK* : en sango, Kwa Na Kwa : «Le travail rien que le travail »

 

Didier Ndengue

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Mon regard africain

Auteur·e

L'auteur: Didier Ndengue
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