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L'Afrique qui pleure, l'Afrique qui rit
Article : Média international : Rfi de nouveau disponible à Douala
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3 février 2015

Média international : Rfi de nouveau disponible à Douala

La radio française émet après plusieurs mois de silence sur la bande Fm.

La radiophonie camerounaise s’est levée cette semaine du pied droit. Je suppose que c’est le côté du bonheur. Bref, je crois. Ce qui me laisse conclure cette thèse, c’est la Radio France internationale (Rfi) que je suis de nouveau sur la bande Fm. Je ne la captais plus sur 97.8 Mhz depuis l’année dernière. J’avoue qu’elle m’a beaucoup manqué depuis l’effondrement du pylône de Logbessou, dans le cinquième arrondissement de Douala.

 
Silence radio
Ce drame, survenu le vendredi 26 septembre 2014, avait couté la vie à quatre ingénieurs camerounais. Ils s’y étaient rendus pour réhabiliter le pylône de la Crtv (Cameroon Radio Television). Celui-ci hébergeait les émetteurs de Rfi, Bbc (British Broadcasting Corporation), Africa N°1 et pleins d’autres opérateurs audiovisuels nationaux et internationaux qui ont également été endommagés.
C’est ce mardi matin 03 février 2015, en suivant la Chronique des matières premières que j’ai réalisé que le signal de la Rfi a été réhabilité. Donc, je pourrais dorénavant suivre, comme au bon vieux temps, Appel sur l’Actualité, Couleurs Tropicales, Archives d’Afrique, entre autres émissions de la Rfi. Seulement, j’espère que les reporters de ce média ne vont pas décevoir leurs auditeurs, dans le compte-rendu relatif à la croisade contre les terroristes Boko Haram au Cameroun et au Nigéria.

 
Rappel des faits
C’est dans une banlieue de la capitale économique camerounaise que l’affreuse scène s’est déroulée le 26 septembre 2014. Un pylône, en état de détérioration avancée, a finalement cédé en emportant quatre personnes sur le coup.
Issa Tchiroma Bakary, le ministre camerounais de la Communication, dépêché sur le terrain un jour après le drame par le Premier ministre Philémon Yang, évaluera les dégâts. Les corps ont été identifiés. Et les noms des quatre victimes connus. Il s’agit de Njoh François, Epoh Hubert Roland, Massock Patrick, et Mbouma Njeck Dieudonné. Tous étaient en service pour le compte de la Compagnie africaine de réalisation en télécom (Cartel).
Depuis l’effondrement de ce pylône, les auditeurs des régions du littoral et du sud-ouest du Cameroun étaient privés des signaux des radios internationales dont Rfi.

Didier Ndengue

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Article : Lions indomptables : La queue entre les jambes, le Cameroun pleure Eto’o
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29 janvier 2015

Lions indomptables : La queue entre les jambes, le Cameroun pleure Eto’o

L’équipe nationale du Cameroun a été radiée de la 30e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) par les Eléphants de Côte d’Ivoire. Quelle honte pour un soi-disant roi de la jungle!

 
Je suis curieux de savoir pourquoi Stéphane Mbia et ses compagnons n’ont pas rugi à Malabo? Je veux également savoir pourquoi M. Biya a envoyé deux mercenaires là-bas chez M. Obiang, au lieu de s’y rentre lui-même pour influencer ces gamins? Pourquoi l’allemand M. Finke n’a pas fait jouer Clinton Njié au moment opportun ? Toutes mes questions auront sans doute des réponses d’ici peu. Mais en entendant, je fais mes reproches à cette équipe brouillonne.

 
Si j’ai bonne mémoire, les Lions « in » domptables ont fait un parcours extraordinaire pendant les éliminatoires. Avec une équipe jeune, mais visiblement audacieuse. Je me demande pourquoi la même équipe n’a pas entièrement été retenue pour la grande messe du football africain.

 
J’apprends à travers les réseaux sociaux et journaux que le coach a par exemple jugé Clinton Njié trop jeune pour cette compétition. N’importe quoi ! S’il était aussi jeune, pourquoi l’avoir fait jouer pendant les qualifications ? Et Fabrice Ondoa, haut de ses 19 ans, est-il plus vieux que Clinton ? Franchement, arrêtez vos baratins M. Finke. Pardon, il ne faut pas chercher de faux prétextes comme tu l’as fait avec Eto’o quand le mal vient de l’intérieur hein ! Prendre une douche froide en pleine figure face à une équipe de Côte d’Ivoire privée de son meilleur joueur, le «brésilien égaré» Gervinho, du monstre sacré Didier Drogba et à moitié de Yaya Touré, visiblement affaibli, ça mérite des belles punitions. Et pas des moindres M. Biya.

 
Pas les mascarades qu’on a vues après les illusions de la Coupe du monde l’année dernière. Après le coup foireux du Brésil 2014, on se souvient que M. Biya avait recommandé l’ouverture d’une enquête sur la débâcle des Lions. Les Camerounais n’ont aucune suite favorable de cette étude jusqu’aujourd’hui, si ce n’est la retraite internationale de quelques joueurs de l’équipe fanion comme Samuel Eto’o Fils. On accusait même ce génie et ses coéquipiers de pourrir la tanière.

 
En tout cas, les inconditionnels du ballon rond croyaient qu’après cette résolution, l’équipe allait renaître de ses cendres. Ce qui n’est pas encore le cas. Il faut avouer que cette nouvelle génération nous a fait rêver au début, au point où beaucoup de supporters se voyaient déjà au trône du continent africain. Sincèrement, je n’y pense plus depuis très longtemps. Je me suis même désolidarisé de cette sélection depuis le départ des géants comme Marc Vivien Foé, Patrick Mboma. Bref, la vieille école quoi ! Depuis leur retraite, les gars ne se privent pas de croquer la boue à chaque compétition mondiale.

Didier Ndengue

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Article : Douala: On roule en vélo malgré les goulots d’étranglement
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27 janvier 2015

Douala: On roule en vélo malgré les goulots d’étranglement

Les mototaxis ont envahi la capitale économique camerounaise au détriment des vélos. Mais tous les habitants sont loin d’enterrer leur premier amour, malgré la montée en puissance des centres de remise en forme.

Hélène Pina, âgée de 24 ans, ne sait pas faire du vélo. Depuis sa tendre enfance, la jeune Camerounaise n’a pas eu d’attirance particulière pour les bicyclettes. Aujourd’hui, toute seule devant la grande cour de leur maison familiale, elle apprend à manier l’engin à deux roues sous le regard étonné d’Antony, un gamin du secteur. « Comment une vieille fille comme elle ne sait pas pédaler ? » A l’interrogation du petit Antony, Hélène ne donne pas de réponse et continue aisément son apprentissage.
Non loin, Jean Roland Moungam, agent de sécurité, est amoureux du vélo. « Je me rends au travail tous les jours avec mon vélo tout terrain (VTT) », indique-t-il. Se déplacer à vélo est une passion pour ce trentenaire. « Chaque week-end, je fortifie les muscles de mes jambes grâce à mon vélo. Je parcours plusieurs quartiers de Douala avec », ajoute Jean Roland. Pour ce passionné, les avantages d’être propriétaire de vélo sont légions. « Vous travaillez votre physique en pédalant, et cela vous éloigne des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ». Il y a également des risques : « Il faut être vigilant quand on est à vélo sur une chaussée car on peut être percuté à tout moment par un véhicule ou percuter à son tour un piéton», renchérit M. Moungam.

Mototaxis, les nuisibles
Contrairement à Jean Roland Moungam, beaucoup de Camerounais n’aiment pas faire du vélo à l’air libre. Ils préfèrent se rendre dans un centre de remise en forme (un gymnase). Egalement déplorable au Cameroun: l’inexistence des pistes pour bicyclettes. Dans la foulée des difficultés, on rencontre la galère des familles camerounaises.
Plutôt que s’offrir un vélo qui est seulement bénéfique pour le physique, un chef de famille préfère cotiser des centaines de milliers pour s’octroyer un mototaxi. Avec ça, il peut transporter des passagers et subvenir aux besoins quotidiens de sa famille. Les chômeurs camerounais l’ont compris. Les chefs d’entreprises aussi. Car depuis les années 2000, plusieurs d’entre elles investissent dans ce domaine de transport urbain. C’est ce qui justifie, entre autres, la disparition soudaine des vélos. D’autant plus qu’ils n’ont pas une grande capacité pour transporter à la fois des marchandises et des personnes. Donc, ils ne rapportent pas, financièrement parlant.
Bob, le moniteur
Malgré cette mutation, Bob, un autre passionné de vélo est resté fidèle à son premier amour. Gamin, c’est chez lui que j’apprenais à pédaler. A l’époque, cet expert réparait et commercialisait des vélos. Il en avait en abondance et de toutes les qualités dans son atelier. Après un incendie et quelques malheurs subis par son domaine, Bob a pris du recul pour mieux mûrir son projet et relancer ses activités. Et ça marche !
Aujourd’hui, Bob possède l’un des garages de vélo les plus sophistiqués et prisés de la ville de Douala. Il commercialise et donne des cours de qualité à quelques particuliers. Et c’est grâce à ce business que le jeune homme s’est offert un conteneur de vélos à Bonapriso. Il bâtit progressivement son entreprise, même si l’achat des vélos connait une chute libre dans son pays.

Didier Ndengue

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Article : Entreprise : Un baromètre de la pratique de la RSE en gestation en Afrique centrale
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26 janvier 2015

Entreprise : Un baromètre de la pratique de la RSE en gestation en Afrique centrale

Le projet prend corps au Cameroun à travers l’enquête qui s’étend du 20 janvier au 17 février 2015 sur 7 villes.

La 3ème étude sur la perception de la pratique de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) au Cameroun au courant de l’année 2014 livrera ses résultats dans quelques semaines. L’Association pour la communication sur les maladies tropicales (Ascomt), le Magazine international de la santé et de l’environnement (Malaria), et leurs partenaires scientifiques annoncent que cette enquête est menée dans sept villes dont Garoua, Ngaoundéré, Yaoundé, Douala, Buéa, Bafoussam, et Bamenda. Selon ce que rapporte le communiqué de presse relatif au lancement de cette nouvelle phase du projet, cette étude va être effectuée dans un contexte marqué encore par l’impact des éditions précédentes (2012 et 2013). Impact observé à travers une volonté d’identification de certains acteurs (entreprises, NDLR) par rapport à ce travail et de renforcement de leurs capacités en matière de compréhension ou de pratique de la RSE ; impact aussi par l’importante polémique parfois suscitée autour de cette étude à travers les critiques et les observations qui permettent d’accroitre la validité et la fiabilité du prochain travail. Au Cameroun, l’entreprise de téléphonie mobile MTN a toujours figuré parmi les meilleures dans ce domaine. Cependant, ses responsables poussent toujours le bouchon plus loin pour conserver la 1ère place du classement. « Plutôt qu’une critique, mon souhait est de voir Ascomt et Malaria multiplier les études de ce genre afin de permettre à tous les acteurs de la Responsabilité sociétale au Cameroun d’avoir des éléments d’appréciation et de comparaison de leurs activités » résume Jean Melvin Akam, le secrétaire exécutif de la Fondation MTN dont l’entreprise éponyme arrive en tête du classement de la dernière étude.
La 3ème étude est conduite par une équipe de chercheurs de l’université de Douala et appuyée par des membres du « Luxembourg Senior Auditors ». Elle vise à mesurer et à apprécier les actions sociétales menée par des entreprises courant 2014. A la fin des travaux, un classement des entreprises responsables sera proposé. « Le concept de RSE interpelle plus que jamais toutes les entreprises quelque soit le secteur de l’activité », rappelle le Pr Gilles Etoundi, Directeur adjoint de l’Ecole supérieur des sciences économiques et commerciales (Essec) du Cameroun qui assure la supervision scientifique de l’étude. « Les responsables d’entreprises et l’ensemble du corps social, ont compris l’importance de cette étude. D’ailleurs, plusieurs entreprises la citent en référence dans leurs bilans et discours. Ce qui nous invite à plus de rigueur dans notre démarche », fait savoir Paul Nyemb Ntoogue (El Pacho), Président de l’Ascomt et par ailleurs responsable de l’équipe de recherche. Après le Cameroun, le baromètre compte s’élargir au Tchad et dans tous les autres pays d’Afrique centrale et de la zone francophone, où la demande va croissant.

Didier Ndengue

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Article : PAD: Des conteneurs étouffent l’entrée sud
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26 janvier 2015

PAD: Des conteneurs étouffent l’entrée sud

L’accès dans la zone portuaire de ce côté est devenu minuscule.

Sous une chaleur suffocante, une dizaine de jeunes chercheurs d’emploi se rafraichissent avec un jus d’oseille ou avec l’eau glacée. Les boissons les sont proposées à l’entrée sud du Port autonome de Douala (Pad) par la musulmane Aïcha. D’autres se régalent tout simplement avec des beignets de farine. En face de la tente en fer qui abrite ces jeunes gens du soleil, on aperçoit un bâtiment et des petites fenêtres ouvertes. C’est ici qu’il est recommandé à chaque adepte de déposer ses pièces d’identification.
Ce mardi 20 janvier, les jeunes camerounais ne dérogent pas à la règle. Ceux qu’on rencontre ce matin sont des retardataires. Leurs collègues, arrivés plus tôt, sont déjà au front. Leur travail consiste à charger ou à décharger les conteneurs. Le tonnage se déroule un peu plus loin de la zone d’enregistrement. « C’est un travail rentable, mais qui nécessite une certaine force physique », nous avertit un ouvrier en chasuble vert-citron, rencontré sur les lieux.
Lorsqu’on emprunte la route qui conduit à l’entrée principale de Douala international terminal (Dit) par ancien Messapresse, on tombe sur un premier poste de police. Une jeune femme en uniforme veille particulièrement au grain. Aucun véhicule n’entre, ni ne sort sans être identifié. A l’extrême droite de celle-ci, plusieurs grumiers transportant des billes de bois et des conteneurs de 20 et 40 pieds. Ces gros porteurs forment une longue file jusqu’au second poste de contrôle où tous les visiteurs sont obligés de payer 450 FCFA pour accéder au Pad. En plus des gros porteurs, plus d’une centaine de conteneurs sont entassés les uns sur les autres, non loin de la chaussée, du côté gauche de la route qui mène à Dit. « Ce sont les conteneurs des sociétés de Cacao et Café basées ici », indique Matthieu K.
Autour de ces usines, on aperçoit plusieurs personnes en train de sortir des sacs de cacao et de café des camions. L’un d’eux, pour s’assurer que les produits à exploiter sont de bonne qualité, éventre chaque sac et sort quelques grains qu’il goute avec sa langue. Une autre équipe se charge à son tour, de stocker la bonne marchandise au magasin. Approché pour justifier la présence massive des conteneurs à l’entrée sud du port, un collaborateur de Jakob Sidenius apprend que cela ne relève pas de la responsabilité de Douala international terminal (Dit). « Là, il faut vous rapprocher des autorités portuaires pour en savoir d’avantage », se dédouane notre source. Et de renchérir : « Toutes les mesures mises en place pour le désengorgement fonctionnent très bien.»

Didier Ndengue

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Article : Panique : Des institutions françaises sous haute surveillance à Douala
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26 janvier 2015

Panique : Des institutions françaises sous haute surveillance à Douala

Des policiers lourdement armés y veillent en longueur de journée depuis l’année dernière.

Ceux qui sillonnent régulièrement les lieux ont forcément fait le même curieux constat. L’Avenue des Cocotiers au quartier Bonanjo, dans la capitale économique camerounaise, où est basé le consulat général de la République française a soudainement changé de configuration depuis 2014. Premièrement, les longues files d’attente de demandeurs de visa et autres renseignements devant l’institution diplomatique ont considérablement diminué. Ce qui rend le lieu moins jovial. Pas très différent d’un cimetière en plein cœur administratif. Sous le manguier sis devant la villa qui abrite le consulat, des policiers armés sont régulièrement assis, en lieu et place des jeunes débrouillards camerounais qui proposaient, il y a quelques mois, leurs services aux visiteurs de l’institution européenne. Chassés de leur territoire habituel par les hommes de Martin Mbarga Nguélé, Délégué général à la sureté nationale, ils errent désormais aux alentours, en espérant un jour retrouver les pieds du manguier et poursuivre leur business qui consiste à guider les aspirants aux visas français.

Dans la même rue des Cocotiers, quelques vendeuses étalent leurs marchandises à un jet de pierre de l’école primaire basée dans le coin. Les hommes en tenue y défilent de temps en temps avec leurs voitures et motos, pour constater l’ambiance. Selon certaines indiscrétions, ces mesures sécuritaires ont été renforcées à cause des manifestants camerounais qui ciblent régulièrement la filiale camerounaise du ministère des relations extérieures français pour dire leurs mécontentements, vis-à-vis de certains accords de partenariat entre le pays de François Hollande et celui de Paul Biya. Durant les deux dernières années, plusieurs leaders d’association parmi lesquels Banda Kani et Joe la conscience ont manifesté devant le consulat. Les deux combattants ont été interpellés par les forces de maintien de l’ordre, auditionnés et puis relâchés quelques heures après. Le 27 décembre 2014, une marche pour la souveraineté monétaire de l’Afrique était programmée par le nationaliste Mboua Massok. Ce dernier devait, sans doute, faire un crochet au consulat français.

 
Le lycée Dominique Savio quadrillé

Alors qu’elle bénéficie déjà des bons soins de plusieurs agents d’une société de gardiennage, l’école d’enseignement secondaire français Dominique Savio est aussi sous la protection de la police camerounaise. Au moins deux à quatre officiers, vêtus de leurs uniformes noires, armés de matraques et d’armes à feu, sont régulièrement le long de la rue de l’établissement sis au quartier Bonapriso. Cette nouvelle donne sécuritaire est perceptible depuis l’avènement des prises d’otages et actes terroristes à répétition dans la partie septentrionale du Cameroun. En effet, après l’enlèvement de la famille Moulin-Fournier le 19 février 2013 au Nord Cameroun, on se souvient que le gouvernement de François Hollande avait interdit cette partie du territoire à ses ressortissants. Le Nord Cameroun avait été mis dans le registre des zones rouges à ne pas franchir. Certainement que les nouvelles adoptions observées depuis l’année dernière à Douala visent à protéger les français des rapts et des violences.

Didier Ndengue

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Article : Année 2015 : Le HCR et les réfugiés de Douala
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16 janvier 2015

Année 2015 : Le HCR et les réfugiés de Douala

L’élection du nouveau président du collectif ralentit le fonctionnement de l’institution spécialisée des Nations unies, depuis novembre 2014.

Le fonctionnement du collectif des réfugiés est miné par l’élection du nouveau président. Le mandat de Kalema Ngongo est arrivé à son terme depuis le mois de décembre 2014.

En principe, selon nos sources, c’est depuis le 21 novembre dernier que le nouveau président du collectif devrait être pour les quatre prochaines années. Mais à cause des incohérences occasionnées par la communauté de réfugiés centrafricains, qui refusait de se soumettre aux textes des élections, la date a été reportée. Le congolais Kalema Ngongo Jean-Louis, candidat à sa propre succession, est face à Dr. Tina, et Frédéric Andja, tous deux d’origine centrafricaine. Après plusieurs réunions de crise avec le HCR, la date du 20 janvier prochain a définitivement été retenue pour l’élection du président du collectif des réfugiés de Douala.

En attendant, le président sortant, candidat à sa succession fait son bilan. « La satisfaction a été la reconnaissance de nos documents auprès des forces de l’ordre. La sensibilisation a été parfaite. Le HCR a tenu des réunions avec la hiérarchie des forces de maintien de l’ordre pour notre cause », se réjouit Kalema Ngongo Jean-Louis. Cependant, des poches de résistance perdurent avec d’autres partenaires locaux.

Pour l’année en cours, le HCR doit faire reconnaitre les documents administratifs des réfugiés et demandeurs d’asile par des banques, en plus d’Express Union et de Western Union, pour faciliter leurs transactions financières. Les réfugiés réclament aussi l’effectivité de l’autonomie du bureau de Douala qui dépend encore jusqu’ici de Yaoundé. Dans le domaine de l’éducation, le collectif informe que la rentrée scolaire 2014/2015 a été assurée à 100% par le HCR. Pour les élèves du secondaire qui n’ont pas obtenu de bourses, « le HCR a trouvé des places pour eux aux lycées ». Certains parents aussi prennent des cours dans des centres d’alphabétisation.

En santé, un panel a vu le jour l’année dernière. Elle comporte le HCR et tous leurs partenaires santé. « Grâce à ce panel, nous trouvons des solutions à tous nos problèmes de santé », rassure M. Kalema. Dans ce domaine sensible justement, un problème s’oppose au niveau des urgences et les hôpitaux partenaires du HCR. Ces derniers ne disposent pas souvent du matériel adéquat pour soigner des cas de maladies aggravées. Dans ce cas, il faut faire recours à des institutions plus équipées comme l’hôpital Laquintinie. Le social reste le nœud de la discorde entre les réfugiés et les partenaires du HCR. En 2014, par exemple, ADRA ( Adventist development and relief agency) n’a financé aucun microprojet soumis par les réfugiés.

Didier Ndengue

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Article : Après l’attaque meurtrière contre Charlie Hebdo à Paris : Le cri de cœur des dessinateurs de presse camerounais
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16 janvier 2015

Après l’attaque meurtrière contre Charlie Hebdo à Paris : Le cri de cœur des dessinateurs de presse camerounais

Ils présentent les menaces de mort qui pèsent sur eux au quotidien.

Dans la salle de rédaction du tri-hebdomadaire Aurore Plus ce vendredi 09 janvier 2015. Hercule César Fojepa, le caricaturiste de service est assis sur le fauteuil de son bureau, les yeux rivés sur Euroneuws. La chaîne de télévision européenne diffuse des reportages en boucle sur l’attentat souvenu mercredi 07 janvier contre l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo à Paris. Au pied d’Euroneuws, on lit : « Je suis Charlie ».

De toutes les thèses proposées relatives au massacre de 12 personnes lors de cette attaque, Hercule César Fojepa a sa petite idée sur les vraies raisons de cet acharnement contre les journalistes français. En effet, le dessinateur d’Aurore Plusy voit un règlement de compte bien muri. « Les raisons de cette attaques ne sont pas encore invoquées par les tueurs. Celles invoquées par rapport à Mahomet ne sont pas les véritables. On sait très bien que les arabes sont très rancuniers. Je vois la chose d’une autre façon, quand on sait que c’est la France qui a commencé à soutenir l’armée syrienne libre. C’est encore elle qui est entrée à la télévision syrienne pour tuer des journalistes sans que ça ne gène personne. Les tueurs ont fait d’une pierre deux coups. Ils ont vengé Mahomet et les journalistes tués en Syrie », pense Hercule César Fojépa qui a une pensée pieuse pour les journalistes des différents bords « qui ne faisaient que leur travail ». Le caricaturiste camerounais est aussi d’avis que les journalistes ne devraient pas être mêlés aux règlements de compte politiques ou religieux.

Le Popoli pleure ses quatre complices tués

Les relations professionnelles entre les jeunes journalistes du premier quotidien satirique camerounais et l’hebdomadaire français étaient étroites au point où les deux rédactions, malgré la distance qui les séparent, avaient beaucoup d’admiration l’une envers l’autre. Elles échangeaient chaque fois que l’occasion se présentait.

Mais la triste réalité de l’attentat de mercredi laisse Paul Nyemb Ntoogue alias El Pacho orphelin de quatre de ses meilleurs complices de Charlie Hebdo. Le directeur exécutif du seul satirique camerounais a perdu Stéphane Charbonnier, alias Charb, directeur de la rédaction et dessinateur, Jean Cabut, alias Cabu, Georges Wolinski et Bernard Verlhac, alias Tignous. « Le Directeur de publication Nyemb Popoli lui-même a mainte fois discuté avec eux. On trouvait qu’ils étaient trop courageux. Personnellement, dans le cadre du dessin sur Mahomet, je trouve que c’était trop osé dans un contexte où on est de moins en moins tolérant », argumente El Pacho. Avant de sortir des armes sur des dessinateurs, le dessinateur de presse camerounais suggère dorénavant de bien chercher à comprendre les messages des caricatures. Car leur but n’est pas la destruction du monde, « mais pour que la société s’améliore », renchérit-il.

Au niveau du journal Popoli, on a pris beaucoup de recul après d’abondantes menaces de mort des hautes personnalités de la république et des particuliers sur le genre de caricatures à publier. Le journal se refuse par exemple de produire des dessins sur le tribalisme. « Nous sommes dans un contexte très différent. Il y a beaucoup de tolérance en matière de religion au Cameroun. Ceux qui ont constamment menacés Le Popoli, sont des hommes politiques. Le chantage est récurrent, nous sommes déjà habitués. Mais nous jetons toujours un coup d’œil sur nos caricatures avant publication », indique-t-on au journal Le Popoli.

Des hommes à abattre ?  

Le premier dessinateur camerounais à avoir payé le lourd tribut de ses œuvres sur Paul Biya est Kiti. Il avait caricaturé le président de la République dans une Jeeb militaire. Cela lui a coûté, d’après nos sources, une bastonnade et la prison. En 1990, alors qu’il dessine pour le compte de Football Elite, Hercule César Fojepa reçoit des intimidations d’un général de l’armée camerounaise. « J’avais caricaturé le général en train de corrompe avec l’argent volé », se souvient-il. Et d’ajouter : « nous avons reçu un camion de policiers venus m’arrêter. C’est grâce aux négociations avec certains corps de l’armée que j’ai eu la vie sauve.» Un an plus tard, (1991) Hercule César est agressé dans un hôtel de la ville de Douala par des particuliers mécontents de ses productions. « On a échangé des coups de poing et c’est grâce à ma force que j’ai pu échapper à ces gens-là».

Au satirique Le Popoli, les dossiers de justice sont entassés comme des bouquins dans une bibliothèque. Il revient donc aux juridictions compétentes de trancher. De son côté, Nyemb Popoli, le directeur de publication et ses collaborateurs ont rarement invoqué en public les menaces dont ils font objet dans le cadre de leurs activités professionnelles. L’attaque contre Charlie Hebdo vient comme réveiller les vieux souvenirs qui tendaient déjà à disparaitre de la mémoire d’El Pacho. Il se souvient de cet homme d’affaires originaire du Nord Cameroun qui « avait menacé d’égorger le Dp », il y a plus d’une décennie, pour l’avoir dessiné dans Le Popoli.

Seulement pour le compte de l’année 2014, cinq à six ordinateurs portables ont été emportés de la voiture du Dp. Des braquages et appels téléphoniques menaçants sont légions au satirique. Dans la nuit du 7 au 8 décembre 2013, les malfrats pénètrent le domicile d’El Pacho. Ils y pulvérisent un produit dormitif pour empêcher à quelque membre de sa famille de se réveiller pendant la mise à sac. « Je les voyais dans mon lourd sommeil, je ne pouvais malheureusement rien faire », regrette le journaliste qui, impuissant sur lit, a vu son ordinateurs personnel, ses portables et tous ses clés UBS emportés par les gangsters. « Ils sont entrés par la fenêtre de la cuisine. Ils n’ont pris ni la télévision, ni les tissus de luxe de mon épouse. Ils n’ont touché à personne », ajoute-il. En 1998, Nyemb Popoli est contraint de fuir son pays natal pour l’Afrique du Sud. Mais il rentrera quelques mois plus tard pour poursuivre l’œuvre qu’il a commencée. « On a singulièrement senti la mort, mais j’ai toujours joué le faux courageux », avoue El Pacho, inconsolable suite à l’assassinat de ses confrères de Charlie Hebdo.

Le Popoli comme Charlie Hebdo?
Le Popoli comme Charlie Hebdo?

Didier Ndengue

 

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Article : Insécurité : Un expatrié et un camerounais interpellés à Douala
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16 janvier 2015

Insécurité : Un expatrié et un camerounais interpellés à Douala

Ils transportaient armes, munitions, cocaïne…les deux suspects non identifiés sont dans les mailles de la police judiciaire depuis samedi, 10 janvier 2015.

L’effrayante découverte se déroule en matinée sur l’axe routier Edéa-Douala, dans un bus Vip de l’agence de voyage Buca, en provenance de Yaoundé, la capitale camerounaise. Dans ce véhicule de couleur rouge, deux passagers dont un blanc et un noir affichent des attitudes suspectes. Ils vont aussitôt attirer la curiosité d’une passagère.

Cette dernière remarquera un port d’arme sur le blanc. Mais elle ne dira rien à personne, si ce n’est au chauffeur du bus, de peur d’attirer l’attention de l’expatrié et des autres voyageurs. Le chauffeur, quant à lui, va aussitôt, de façon très discrète, alerter sa hiérarchie. Le commissariat central de Logbaba sera contacté et une forte délégation d’hommes en tenue va être déployée à l’entrée Est de la capitale économique. Le bus transportant le blanc et son complice noir sera stoppé net par les éléments de la police judiciaire à Yassa.

Après les fouilles, des indiscrétions à l’agence Buca Voyages de Douala apprennent que « l’expatrié et son compagnon, sauvagement tatoués, transportaient une arme à feu, un important lot de cocaïne et 19 munitions ». Les intentions des deux hommes seront donc vouées à l’échec, car embarqués par la police. Selon le chef d’agence de Buca approché par notre reporter, le commissariat du 11e arrondissement a ouvert une enquête sur les deux hommes. Au niveau de la police, on ne veut pas également se prononcer sur cette affaire. Ni leurs identités, ni la provenance de leur cocaïne, arme et munitions nous ont été communiquées. « Le dossier est entre les mains du Commissariat du 11e . Moi, je ne peux encore rien vous dire », a juste répliqué le chef d’agence de la compagnie de transport terrestre.

Des cas similaires sont régulièrement signalés dans les autres agences de voyage des grandes métropoles camerounaises. Ces dernières sont, depuis quelque temps, devenues des nids de trafic d’armes et des stupéfiants. Il y a quelques jours, selon une source bien introduite, des individus non identifiés ont pris la poudre d’escampette abandonnant un sac de kalachnikovs et des munitions à l’agence Princesse Voyages.

Didier Ndengue

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L'auteur: Didier Ndengue
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