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Article : Prévention des risques au travail : Les entreprises boudent les bonnes pratiques
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13 décembre 2014

Prévention des risques au travail : Les entreprises boudent les bonnes pratiques

Très peu de chefs d’entreprises se sont présentés à l’ultime forum organisé à leur intention par la délégation régionale du travail et de la sécurité sociale pour le Littoral.

Le nombre de participants à chaque nouvelle édition du « Forum régional des comités d’hygiène de sécurité et santé au travail du littoral » est constamment en chute. Ce constat n’a pas échappé à la curiosité du jeune Tientcheu Aymeric, superviseur hygiène, sécurité et environnement et qualité (HSEQ) de la société de transport d’hydrocarbures et de commerce (STHYC). Le jeune homme a attendu la fin de l’introduction du Dr. J. Kaptue pour soulever sa préoccupation dans la grande salle de conférences du Groupement Inter patronal du Cameroun (Gicam).

A la question de savoir pourquoi le nombre de participants a graduellement baissé de la première édition en 2010 jusqu’à 2014, le comité d’organisation a clairement répliqué: « à la première édition, les frais de participation perçus par chaque convié étaient élevés. A partir de la deuxième édition, chaque membre devait concourir.Les moyens de chacun ont donc limité le nombre de participants que vous constatez aujourd’hui ». En 2010, 162 entreprises pour 300 participants ont pris part à la première édition du forum. Deux ans plus tard, le fichier de participation contient 120 entreprises contre 180 participants seulement. Cette année, le comité d’organisation dit avoir enregistré 120 entreprises pour un nombre de participants non révélé. Curieusement, la salle du Gicam ne reflétait pas ce chiffre avancé. Et pourtant, les sujets traités autour du thème central: « La contribution des comités de sécurité et santé au travail (CSST)dans la mise en œuvre de la démarche « Prévention-Productivité-Développement durable en entreprise » par les représentants de Blandine Nkono, délégué régional du travail et de la sécurité sociale pour le Littoral, interpellaient autant les employeurs que les employés.

En 45 minutes d’exposition, Dr. Joseph Dieuboué a convaincu l’assistance à travers son exposée sur les risques que causent les produits chimiques sur l’environnement et sur des personnes. Il a illustré ses propos en images en prenant les exemples des catastrophes industrielles observées ailleurs et celui du quartier Nsam a Yaoundé en 1998. Des dizaines, voire des milliers de personnes ont succombé à la suite de ces drames qui auraient pu être évités si les travailleurs étaient bien outillés sur les risques des produits chimiques.

A la fin du forum, des promesses ont été faites par les participants pour la prévention des risques dans les entreprises. D’aucuns en ont même profité pour inviter les départements ministériels en charge de ces sujets à mettre en place une stratégie globale qui devra impacter sur les entreprises de sorte « qu’à la fin d’année,qu’on nous présente des statiques,des plans d’action palpables concernant l’hygiène, la sécurité et la santé au travail ».

Didier Ndengue

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Article : Projets d’intégration : La Cemac fait le bilan
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13 décembre 2014

Projets d’intégration : La Cemac fait le bilan

Les projets d’infrastructures routières, maritimes, ferroviaires, agricoles,… seront évalués en janvier par les chefs d’Etats.

 L’information a été donnée mercredi 3 décembre 2014 par M. Djimtoingar Nadjiounou, directeur des études économiques, représentant le président de la Commission de la Cemac. C’était à l’ouverture de la réunion des agences et institutions partenaires au Mécanisme sous-régional de coordination pour l’appui à la mise en œuvre du programme du développement de l’Afrique (UA/Nepad). Djimtoingar Nadjiounou apprend que la prochaine conférence des chefs d’Etats prévue du 07 au 08 janvier 2015 évaluera précisément l’état d’avancement des huit tronçons routiers définis dans le Per-Cemac.

Cette réalisation doit permettre de parachever les liaisons inter capitales par route bitumée et d’assurer les liaisons avec les autres communautés régionales. Au menu également, l’éradication des barrières tarifaires et non-tarifaires pour la mise en place d’une véritable union douanière. « Ce programme comprend les projets suivants:l’harmonisation des réglementations nationales; l’interconnexion des administrations douanières au sein de la région via Sydonia;et la mise en œuvre d’une opération pilote sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena », explique-t-il.

Projets de 2015

 En 2015, la Cemac entend élaborer un schéma directeur du transport ferroviaire. A en croire le maître d’ouvrage, « ce schéma directeur devra permettre le démarrage des projets pilotes prioritaires parmi les dix déjà planifiés par le Per ». Relativement au transport maritime, la Commission apprend qu’elle supervise l’étude de faisabilité du projet « Appui au groupement d’intérêt économique du service commun d’entretien des voies navigables (GIESCVEN) ». Afin d’atteindre l’objectif d’une puissance de production installée de 25 000 MW, s’agissant du développement des interconnexions électriques, « il est envisagé la construction des infrastructures interconnectant les réseaux des différents pays de la Cemac,puis avec ceux du Nigeria et au-delà,avec toute l’Afrique de l’Ouest ». En matière des grands projets d’interconnexion en cours de réalisation, la Commission de la Cemac évoque des lignes d’interconnexion Cameroun-Nord Nigeria et Cameroun-Tchad-RCA, et la ligne Brazzaville-Calabar. Ceci s’inscrit dans le cadre du projet d’autoroutes d’échanges d’électricité porté par le Pool énergie d’Afrique centrale (PEAC).

Dans le domaine de la télécommunication, les projets de Plan d’action consensuel des infrastructures large bande d’interconnexion des Etats de l’Afrique centrale et celui de Central Africa Backbone (Cab) pour l’interconnexion par fibre optique, sont en cours de mise en œuvre conjointement par la Commission de la Cemac et la CEEAC. Le secteur agricole connait aussi différents programmes en gestation. Il s’agit du Programme régional de sécurité alimentaire (PRSA); du programme sur le développement du secteur semencier dans la zone Cemac; le système qualité Cemac des produits-agroalimentaire; le programme des statistiques agricoles et à la formulation de la politique agricole commune de la Cemac.

Didier Ndengue

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Article : Grands chantiers : L’Afrique centrale a du plomb dans l’aile
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13 décembre 2014

Grands chantiers : L’Afrique centrale a du plomb dans l’aile

Faute de financements, son Plan directeur consensuel des transports (PDCT) tarde à être opérationnel.

Des assises de la sixième session du Mécanisme sous-régional de coordination (MSRC) pour l’appui à la mise en œuvre du programme de l’Union africaine (UA) et du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) se sont tenues les 3 et 4 décembre 2014 à Douala, capitale économique du Cameroun. Occasion de prendre le pool de l’évolution des grands chantiers de l’Afrique centrale et de projeter de nouvelles perspectives. Dans la note du « Rapport d’étape sur la mise en œuvre du Programme commun indicatif (PCI)2013-2016 », il est indiqué que les réunions annuelles de la plateforme essentielle pour la mise en œuvre des programmes de l’UA/Nepad en Afrique centrale ne constituent pour l’instant qu’un cadre de concertation et d’échanges d’informations ne permettant pas de nouer des partenariats en vue de la mise en œuvre d’activités conjointes. « Il convient dès lors de s’attaquer de front aux contraintes déjà identifiées au cours des précédentes réunions et qui grèvent la performance du mécanisme.Il s’agit notamment (i) du manque de ressources pour financer les activités du MSRC, (ii) d’un système insatisfaisant de suivi-évaluation des activités inscrites au PCI et (iii)d’un partage insuffisant d’informations sur les projets et programmes prioritaires communautaires », lit-on. En d’autres mots, pour un fonctionnement efficace du mécanisme sous-régional de coordination pour l’appui à la mise en œuvre du programme UA/Nepad en Afrique centrale (MSRC-AC), il est primordial de s’assurer que l’ensemble des institutions partenaires, en particulier les chefs de file et les points focaux, jouent pleinement leurs rôles au sein du MSRC. Notamment en transmettant l’information sur l’état de réalisation des projets et programmes UA/Nepad en Afrique centrale; en définissant une stratégie de financement des différentes activités identifiées dans le PCI; et en améliorant le suivi et l’évaluation des activités. « La finalisation d’un canevas unique pour l’évaluation périodique du PCI, de même que la mise en place d’un réflecteur électronique ouvert à tous les points focaux faciliteront le suivi de la mise en œuvre des activités du PCI », croit-on.

 Le PDCT-AC au ralenti

La rencontre de Douala se tient au moment où l’agence du Nepad vient d’adopter un nouveau plan stratégique couvrant la période 2014/2017. Le rappel a été fait par Eric Dominique Ondoua, représentant du ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire. Le conseiller du secrétaire général de la CEEAC chargé du Nepad, Mbadinga David, a également pris part aux travaux de la capitale économique camerounaise. La tribune qui a été offerte à M. Ondoua, a permis de réaliser que le Nepad nourrit une nouvelle ambition avec cette autre aventure. Celle visant non seulement à réduire la pauvreté et ses effets mais aussi, à bâtir un avenir prospère autour d’un projet commun: la transformation de l’Afrique. « C’est à ce titre que l’accent est misdans ce nouveau plan stratégiquesur la valeur ajoutée, l’industrialisation,l’emploi des jeunes, l’améliorationde la gestion des ressources naturelleset sur la réduction des inégalités », renchérit-il. M. Ondoua constate à contrario qu’en Afrique centrale, les programmes d’investissement adoptés dans le cadre du Nepad accusent un important retard malgré les efforts consentis de ses partenaires. S’agissant du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDCTAC), il peine à être opérationnel tout simplement à cause des financements insuffisants, a-t-on noté. Depuis longtemps, les regards sont tournés vers les Etats concernés. A cause de leur manque de contributions, la table ronde des bailleurs de fonds du premier programme prioritaire du PDCT-AC ne s’est toujours pas tenue, alors qu’une résolution en faveur de son organisation avait été prise le 27 septembre 2012 à Kinshasa lors de la 4ème  réunion du Comité ministériel de suivi.

Didier Ndengue

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Article : Partenariat : La Deutsche Welle renforce sa coopération médiatique au Cameroun
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13 décembre 2014

Partenariat : La Deutsche Welle renforce sa coopération médiatique au Cameroun

Les responsables du département francophone de la chaîne internationale multimédia d’Allemagne présentent leurs nouvelles offres de programmes et de partenariats ce lundi 08 décembre 2014 à Douala.

Apres le dîner d’accueil organisé hier soir à Douala, ce lundi 08 décembre marque l’ouverture officielle de la réunion entre la Deutsche Welle (DW) et ses partenaires multimédia camerounais. En tant que responsable en charge des partenariats de la chaîne de l’Allemagne pour l’Afrique francophone, France Greber s’entretient dès ce matin avec les responsables des structures camerounaises qui contribuent au rehaussement de l’image de son employeur en Afrique centrale. Cette séance de travail de deux jours permettra de renforcer les liens de coopération. Plus d’une vingtaine de responsables des médias issus des quatre coins du pays participent à cette table ronde. France Greber espère former un bloc de partenaires de la DW au Cameroun à travers cette initiative. L’autre point majeur des retrouvailles est la coopération en elle-même, dans son sens propre du terme. La Deutsche Welle la veut plus efficace. Parole sera donc donnée à chaque participant pour dérouler son identité et parler des programmes, dans l’une des langues de travail de la DW: française, anglaise et haoussa de la Deutsche. Un autre volet de partenariat sera ouvert avec ceux des medias audiovisuels comme Canal2 International qui ont soudainement cessé de reprendre les programmes télévisés de la Deutsche Welle. Pour sa part, a expliqué France Greber, la chaîne internationale se chargera de fournir, comme a l’accoutumée, des émissions thématiques de qualité sur les droits de l’homme, l’environnement, la société, la santé, l’économie, le sport, la politique et la culture. Elle ne manquera pas aussi de respecter ses engagements vis-à-vis de ses partenaires en termes de soutien matériel entre autres. « Nous offrons aussi des formations en journalisme et en management. Nous accompagnons nos partenaires avec du matériel léger:casque, dictaphone, etc. », indique la française.

 La nouvelle offre

 Il sera également évoqué les avantages des émissions réalisées par la rédaction francophone de la Deutsche Welle sur les populations locales. France Greber et sa collègue Carole Assignon se chargeront d’édifier leurs partenaires sur toutes les mutations que connait leur entreprise ces derniers mois dans le souci d’offrir un programme de qualité à la population mondiale. C’est en effet depuis le dimanche 26 octobre 2014 que la rédaction Afrique francophone de la Deutsche Welle est entrée dans une nouvelle vision. Ce jour-là, la chaîne internationale multimédia de l’Allemagne a mis des habits neufs en lançant, en direction de l’Afrique francophone, ses programmes en langue française sur l’actualité internationale et les principaux thèmes de l’actualité allemande, pour une durée globale d’une heure et demie. La nouvelle grille de programmes prévoit une tranche d’informations de trente minutes à 7 heures, Temps universel, une autre édition à partir de 17 heures, Temps universel. Dorénavant, le programme en français pour l’Afrique « propose des informations actuelles et des analyses. En plus des magazines appréciés, concernant les droits de l’homme, la santé, l’environnement,l’économie et le développement,il y aura de nouvelles rubriques fournies avec des analyses, des reportages et des interviews sur l’actualité », informait-on déjà en octobre dernier. Les yeux doux de la chargée des partenariats en Afrique francophone consistent aussi à faire en sorte que les émissions de la Deutsche Welle soient diffusées en bande FM sur les stations partenaires, sur les applications mobiles et sur internet via le site www.dw.de/francais. Toutes les nouvelles tendances de la Deutsche Welle en direction de l’Afrique francophone seront exposées au cours des travaux de ce jour à Douala. Apres les berges du Wouri, la séance de travail de mardi sera ponctuée par une excursion au pied du Mont Cameroun à Buea et à la plage à Limbe. France Greber est en charge des partenariats en Afrique francophone pour le compte de DW depuis 15 ans. Son portefeuille contient déjà prés de 225 partenaires multimédia sur le continent.

Didier Ndengue

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Article : Mouvement « Biya dégage » : échec à l’allumage
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10 décembre 2014

Mouvement « Biya dégage » : échec à l’allumage

La marche inaugurale n’a pas eu lieu le 26 novembre 2014 à Douala.
Où est donc passé Bertin Kisob ? L’initiateur du mouvement « Biya dégage » ne s’est pas présenté mercredi 26 novembre dernier au lieu convenu avec ses camarades. Selon ses lieutenants, l’infortuné a été enlevé le même jour devant la cathédrale Saint Pierre et Paul de Douala, alors qu’il se dirigeait vers le Carrefour Akwa Palace, lieu de lancement de l’opération baptisée : « Biya dégage ». Ses partisans pointent accusateur sur « quatre agents des services de Renseignements venus droit de Yaoundé ». Avant son arrestation, Bertin Kisob aurait remis son téléphone portable à son Secrétaire général Pierre Belinga.
Au Carrefour Akwa Palace, la police avait déjà quadrillé l’avenue du Boulevard de la Liberté où la manifestation devait prendre corps autour de 10 heures. L’arsenal d’hommes en tenue déployé pour traquer les partisans du Cameroon party for social justice (CPSJ) ignorait vraisemblablement que leurs collègues de Yaoundé avaient déjà repéré la bande à Bertin Kisob. Un message téléphonique signé par Pierre Belinga, Secrétaire général du CPSJ est venu préciser les choses : « Le Révérend Bertin Kisob vient d’être interpellé manu militari au niveau de la Cathédrale de Douala par 04 agents des services de Renseignements du dictateur Biya. Ils l’ont mis de force dans un véhicule noir marque Prado immatriculé CE 874 M. Ils ont pris la direction de Bonanjo. Nous étions en route pour le Carrefour Akwa Palace pour le début de notre manifestation pacifique : Biya dégage pour incompétence et vieillesse, après 32 ans, trop c’est trop », écrit le numéro deux de ce parti. Seulement, le rédacteur du message se trompe en croyant que son leader a été amené à Bonanjo où se trouvent les relais de la sécurité nationale.
Trois jours de grève de la faim engendrent le coma ?
Selon ses partisans, le Révérend Bertin Kisob est bel et bien gardé à la direction de la sécurité présidentielle (DSP) à Yaoundé. La violence avec laquelle il a été interpellé le 26 novembre aurait impacté sur son état de santé. « Compte tenu de la violence de cette arrestation, nous avons peur pour son bien d’être surtout qu’il avait déjà décidé de commencer immédiatement une grève de la faim », redoutait déjà Pierre Belinga dans son Sms du 26 novembre.
Après avoir repéré le lieu où le président du CPSJ était détenu, Pierre Belinga annonce vendredi 28 novembre que « Bertin Kisob vient de tomber dans un coma profond à Yaoundé ce jour 28/11/2014 à 6 :35 après environ 03 jours de grève de la faim illimitée suite à son arrestation et détention illégale… » Le Révérend Bertin Kisob est un opposant assez bien connu. Le malheureux candidat à la dernière élection présidentielle camerounaise avait déjà revendiqué une fusillade sur le pont du Wouri en 2011 dans le but de chasser Paul Biya de la magistrature suprême. Ce coup lui a valu une incarcération à la prison centrale de Kondengui.

Didier Ndengue

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Article : Décongestion du terminal à conteneurs : Les importateurs dos au mur au port de Douala
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5 décembre 2014

Décongestion du terminal à conteneurs : Les importateurs dos au mur au port de Douala

Le ministre des Transports ordonne, entre autres mesures, la vente aux enchères des conteneurs ayant un séjour de plus de 90 jours sur les installations de Dit, pour une meilleure fluidité des opérations portuaires en cette veille des fêtes de fin d’année.

La bataille pour le désengorgement du terminal à conteneurs géré par Douala International Terminal (Dit) a connu un nouveau développement le 15 novembre 2014. En effet, le ministre des Transports, Robert Nkili, est une fois de plus descendu sur le terrain, pour s’enquérir des contours du processus de décongestion du port de Douala d’une part et des dispositions prises par Dit pour faire face aux fêtes de fin d’année d’autre part. Le concessionnaire en a profité pour présenter ses nouvelles acquisitions en vue d’accélérer la décongestion. Les équipements présentés au mintransports sont constitués de quatre (04) grues de parc ( les Reach stakers) d’une valeur de 3,5 milliards de FCFA et deux (02) grues mobiles d’une valeur de 1,3 milliards. Ces outils ont été livrés entre octobre et novembre.

Les grues mobiles HMK 300 E de marque Gottwald sont équipées de spreaders, de bennes et d’autres outils de saisie. Elles « manutentionnent des conteneurs de 40 pieds pleins sur 5 travées de large et 13 rangées de conteneurs de profondeur, sans avoir à se déplacer le long du navire. Sur les plus grands navires, elles peuvent effectuer des opérations de manutention jusqu’à la 16ème rangée », explique-t-on à Dit. Ces nouvelles machines de pointe (dernière génération) viennent renforcer les deux portiques de quai du terminal à conteneurs. Dit annonce par ailleurs une troisième livraison dans les prochains jours. Les quatre grues de parc ultra modernes construites par la firme finlandaise Konecrane, leader sur le marché mondial d’engins de levage, sont destinées à une plus rapide manutention des conteneurs dans le but d’accélérer la productivité du terminal.

Lourds investissements   

« Nous avons fait des promesses concernant les investissements en juillet dernier, nous les avons exécutées à la lettre. Les autorités portuaires sont venues et sont satisfaites du fait que nous ayons tenu parole. Au niveau du parc import, les efforts d’amélioration et de retour à la normale comme c’est le cas au parc export poursuivent. Même s’ils sont ralentis par le nombre élevé de conteneurs abandonnés par les importateurs, de plus de 90 jours de séjour au terminal. Aujourd’hui, grâce aux efforts actuellement mis en place de concert avec certaines lignes maritimes, la tendance est à l’amélioration. L’amélioration aujourd’hui visible, doit être maintenue pour que la décongestion se poursuive et que les mesures d’exception prises deviennent permanentes », souhaite Jakob Sidenius, Directeur général de Dit. « Il y a quelques mois, j’étais en visite de travail ici à Dit pour la mise en service des RTG (portiques de parc). Aujourd’hui, il y a d’autres engins qui sont réceptionnés et le gouvernement ne peut que féliciter Dit pour ces investissements. Je précise par ailleurs que Dit est un partenaire stratégique pour l’économie nationale. Dit, c’est un parc à conteneurs de transit. Malheureusement, certains opérateurs économiques l’ont transformé en zone de stockage. J’encourage tous les importateurs à enlever leurs conteneurs ca cela impacte sur l’économie nationale », explique pour sa part Robert Nkili.

Les griffes du Mintransports

Dans la foulée, le patron des transports a pris des mesures fermes et irrévocables pour près de 2000 conteneurs en long séjour sur le terminal. Ainsi, il donne le feu vert pour le transfert immédiat par Dit, sur la place de l’UDEAC aux frais, risques et périls des importateurs, de tous les conteneurs de plus de 90 jours de séjour au terminal à conteneurs. D’autres ont été prises par Robert Nkili : l’accélération des ventes aux enchères suivant la réglementation douanière en la matière ; la priorité au traitement sur les quais Dit des navires porteurs-conteneurs transportant les produits d’approvisionnement du marché local…

Didier Ndengue

     

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Article : Fête de la nativité : cher Père Noël, je suis triste
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2 décembre 2014

Fête de la nativité : cher Père Noël, je suis triste

J’imagine que tu fais déjà le tour des plus grands magasins pour nous offrir les meilleurs jouets dans la nuit du 24 au 25 décembre. Mais cher bienfaiteur, il faut que tu saches que la terre est infectée de toutes sortes de virus.

Cher Père Noël,

Je me serais certainement déconnecté de ma page Mondoblog au moment où tu liras cette lettre. Il est important d’entrée de jeu que tu saches que tu me manques énormément. J’avais 9 ans, la dernière fois que j’ai découvert le paquet de jouets que tu avais déposé au chevet de mon lit. C’était très beau. C’est l’un de mes meilleurs souvenirs. J’étais dans l’une des meilleures écoles primaires de l’époque où l’intégrité humaine était réellement prônée sans maquillage. Et tu me récompensais, selon mon papa, parce que j’étais un brillant élève.

Cher Père Noël,

Tu excuseras ma curiosité, mais j’aimerais savoir si tu as une longue barbe blanche, comme les gens disent, une tenue rouge et un bonnet de même couleur? Dis-moi, Papa Noël, est-ce vrai que tu descends souvent du ciel sur un agneau blanc rempli de paniers? Tu as quelle taille? Quel âge aujourd’hui ? J’espère que je ne te perturbe pas avec toutes mes questions. J’aimerais, afin de t’éviter une crise cardiaque ou un AVC tout court, obtenir des réponses à mes préoccupations avant de te décrire l’état actuel de la terre que tu vas parcourir dans la nuit du 24 au 25 décembre pour laisser des cadeaux aux enfants intelligents. Même ceux qui ne le sont pas bénéficient aussi de ta largesse parce que tu es quelqu’un de très gentil.

Cher Père Noël,

Je vais maintenant entrer dans le vif du sujet. Quel type de cadeau as-tu réservé aux enfants qui ont perdu leurs parents dans des accidents de la circulation ? Des jeux vidéo certainement, pour quelle fin ? Est-ce pour qu’ils apprennent eux aussi, à travers des jeux de violence, à régler leurs comptes aux conducteurs imprudents ?

Dis-moi cher Père Noël, le virus Ebola, ça te rappelle quelque chose? Déjà plus de 8 000 familles sont endeuillées à cause de cette peste en moins d’un an seulement en Afrique. Quel genre de cadeau méritent les enfants victimes de ce fléau? Tu as sans doute pensé à leur offrir des poupées ou des marionnettes et pistolets à eau pour qu’ils se lavent les mains avant et après chaque salutation. Et pour les enfants nés avec le VIH/SIDA alors ? Père Noël, je suis très content de savoir que tu feras de ton mieux pour que les enfants passent une fête de rêve. Mais, au fond, le monde fait-il réellement rêver ?

Que vas-tu offrir à ces enfants qui regardent des films interdits en présence de leurs parents ? A ceux-là qui insultent ces derniers pour un oui ou pour un non ? Qui jouent les grands garçons et filles en goûtant à la cocaïne, cannabis entre autres produits illicites. Père Noël, pardon, il faut penser aux enfants qui meurent de famine au Soudan, en Somalie, en Centrafrique, au Congo, en Libye, en Haïti, au Cameroun, dans tous les pays touchés par des crises multiformes. Pense aussi à ces enfants africains qui quittent leur territoire natal à pied pour se rendre en Europe parce que leurs dirigeants ont verrouillé tous les circuits d’activités. Sécuriser les frontières Maroc-Espagne pour qu’ils traversent sans obstacle, c’est le meilleur cadeau pour eux en ce moment. L’Afrique est pourtant très riche, pourquoi son peuple est mendiant ?

Cher Père Noël,

Pense à ceux qui vivent avec moins d’un dollar par jour pendant que des coffres forts de plusieurs personnes et organisations sont fournis pour uniquement financer les guerres et terrorismes dans le monde. Dans un environnement où l’anormal est considéré comme normal, quel type de cadeau comptes-tu offrir à ces anges qui ne voient que le paradis dans les yeux corrompus de leurs parents chéris? Papa Noël, je sais que tu es parmi nous et que tu connais très bien les maux que je décrie ici. A travers la télévision, les sites internet et radios, j’entends toujours parler de fusillade, de bain de sang depuis que je suis sorti du sein de ma mère. Qui en veut à qui et pourquoi ? Pourquoi continuer de fabriquer des armes de déstabilisation massive quand on veut officiellement stopper les violences ? C’est quand même curieux tout ça !

Tu sais quoi Père Noël, je pense que les ennemis du monde sont ceux qui nous gouvernent. Si tu n’aspires pas à cette mouvance des gros pollueurs de la planète, offre de vrais cadeaux qui prônent l’amour du prochain, rien que l’amour du prochain. Un amour sincère, sans tache d’huile ni hypocrisie. Nos enfants en ont besoin durant leur cycle de vie sur terre.

Merci Père Noël de m’avoir lu et à bientôt !

Ton meilleur ami Didier Ndengue 

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Article : Formation spécialisée : L’innovation qui vient de l’ISPPA
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25 novembre 2014

Formation spécialisée : L’innovation qui vient de l’ISPPA

Nouvellement créée, l’institution privée d’enseignement supérieur veut imprimer sa marque dans l’offre de formation au Cameroun.

Selon les explications données par Lemus Mylène, responsable des affaires académiques et psychologue pour enfants et adolescents d’origine française, l’Institut supérieur de psycho-pédagogie appliquée (ISPPA) ouvre ses portes cette année 2014 dans la capitale économique. Ce nouvel établissement d’enseignement supérieur vient avec une gamme inédite de formation (Licence pro, Master pro en éducation spécialisée, Master en orthophonie et Licence d’ergothérapie). Ces deux filières sont du secteur paramédical. Les enseignements dispensés dans ces filières porteront sur les langues, les TIC, la communication, la psychologie sociale et du développement, le droit social et du travail, la culture générale, les sciences de l’éducation et activités pédagogiques etc. « Ce que je dois préciser tout d’abord, c’est qu’à la différence de la Licence générale, la Licence pro est sélective. La sélection d’entrée se fait essentiellement sur dossier,accompagnée d’un entretien de motivation. Notre Licence pro et Master pro permettront aux diplômés d’acquérir une expertise pointue dans le secteur social », précise Lemus Mylène. Au bout de leur formation,les éducateurs spécialisés sortis de l’ISPPA devront être en mesure d’accompagner des familles et autres institutions de prise en charge des enfants en difficulté.

Motivations

A en croire la psychologue, l’expérience avec le Centre orchidée home dans la prise en charge des enfants avec autisme et autres troubles du développement et troubles d’apprentissage a motivé la création de cet institut, premier du genre dans toute la sous-région Afrique centrale. « C’est pour répondre à cette demande insistante que nous avons réfléchi à la mise en place de ce projet ». Parce qu’ils auront une expertise scientifique avérée et une pratique d’intervention comportementale novatrice, les jeunes diplômés issus de la nouvelle institution pourront être recrutés par plusieurs organisations plus précisément au niveau de la fonction publique (les hôpitaux, les structures d’accueil des enfants inadaptés, les institutions qui s’occupent des victimes d’infractions pénales comme l’inceste, le viol, …); au niveau des institutions privées (les instituions de prise en charge des enfants orphelins, enfants abandonnés, enfants de la rue, les associations s’occupant des personnes en situation de réinsertion sociale, les structures d’accueil et de prise en charge des enfants en situation de handicap comme l’autisme, les mal voyants, mal entendants, les structures d’accueil des personnes âgées ou en situation de grande dépendance, etc.). « S’il y a un secteur qui connait peu le chômage,c’est le secteur social. De plus, nos futurs diplômés pourront prétendre à s’installer en libéral, ou se faire employer par les institutions privées ou publiques dans les ministères suivants:ministère des Affaires sociales, ministère de la Jeunesse, ministère de la Promotion de la femme et de la famille,ministère de la Justice, ministère de la Santé», conclut Lemus Mylène.

Didier Ndengue

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Article : Makéa : C’est où je me ravitaille en cocaïne et chanvre indien
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25 novembre 2014

Makéa : C’est où je me ravitaille en cocaïne et chanvre indien

J’ai appris avec beaucoup de réserve que les « colombiens » du quartier le plus redouté en termes de commerce illicite de la capitale économique camerounaise sont de retour sur le marché new-bellois.

J’adore rendre visite à mes vieilles connaissances. Lorsque j’ai un temps libre, j’en profite pour descendre dans les quartiers les plus dangereux de ma ville. Dangereux pour certains. Mais pour moi, ce sont des coins hyper chics où je découvre des trucs bizarres qui me laissent souvent bouche bée. Des secteurs de ce genre, j’en connais tellement à Douala. Celui qui nous intéresse dans ce billet est Makéa, basé dans le deuxième arrondissement de la ville. Ce secteur regorge plus d’une trentaine de communautés étrangères, selon son chef, Sa Majesté Aboubakar. Chrétiens, musulmans, bouddhistes, animistes, etc. les ressortissants de Makéa vivent dans un climat très détendu. Cette atmosphère cache beaucoup de circuits. Notamment ceux des dealers. Après une brève pause, ils sont de retour sur leur territoire habituel avec des méthodes de vente plus sophistiquées.

Dans le quartier, les autochtones crient leur ras-le-bol de façon très discrète. Dans ses entrailles, on n’en peut plus de vivre avec des accros au commerce illicite de la drogue. Mercredi 19 novembre dernier, j’ai croisé Pascal, un étudiant, dans la case de mon ami Soulé. Ce dernier, sachant très bien que je suis un journaliste blogueur, n’a pas perdu une seule seconde avant de me donner les « news » du quartier. « C’est grave ici à partir de 17 heures. Les gars sont de retour et sont même encadrés par des policiers et gendarmes ». L’arrêt de leur sale besogne n’était que d’une très courte durée. Les trafiquants de drogue sont donc de retour. Les riverains maitrisent parfaitement leurs techniques de vente. Un novice comme moi ne peut les identifier au simple premier regard. Notre ami Pascal informe que des individus très suspects sillonnent leur quartier depuis un certain temps. Sans peur d’être interpellé, « un monsieur, toujours en uniforme militaire, parcoure le quartier en longueur de journée. Il est tantôt en tenue militaire, tantôt en policier. Il est toujours entouré des vendeurs de drogue que nous connaissons très bien », soutient Pascal.

L’aller-retour des hors-la-loi

Il n’y a pas très longtemps, quelqu’un m’a dit que des indics, afin de repérer les points de rencontre des dealers, avaient discrètement infiltré le quartier Makéa. « Mais le monsieur dont je te parle n’a rien d’un indic ou d’un flic », renchérit Pascal. Officiellement, plusieurs dealers ont été traqués à Makéa et jetés en prison grâce aux opérations des forces de maintien de l’ordre de la ville de Douala. Au moment de leur arrestation, ils possédaient stocks de cocaïne, armes blanches, pistolets automatiques, fusils de fabrication artisanale et argent. Mais leurs complices ont pris la poudre d’escampette sans laisser de traces. Alors que d’autres ont simplement déposé leurs valises de l’autre côté de Bonadibong, basé à moins de trente minutes de Makéa. Ils y exercent en toute quiétude. D’aucun croit que « les soi-disant méthodes mises en place pour éradiquer ce fléau au quartier n’est que de la poudre aux yeux». En temps réel, la bataille n’est pas sérieuse. C’est donc un simple coup marketing qui n’a point déraciné l’arbre qui produit les dealers à Douala deuxième. « Il faut déraciner la racine pour éradiquer la drogue à Makéa », propose Pascal sans oublier de préciser que « plusieurs hauts cadres administratifs se ravitaillent en cocaïne, chanvre indien, etc. à cet endroit ».

Tous suspects

Fort d’une population de plus d’une trentaine de communautés étrangères, le quartier Makéa mérite une fouille systématique. On pense que chaque habitant ici est susceptible de connaitre un trafiquant de drogue. En décembre prochain, dans quelques jours exactement, la nouvelle Sous-section du Rassemblement démocratique du peuple camerounais ( RDPC» va y être installée. Elle sera pilotée par Salihou Soulé à Betchem. Pour barrer la voie aux dealers et autres voyous, le président réclame déjà un poste de police à l’entrée du quartier…Wait and see.

Didier Ndengue

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Mon regard africain

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L'auteur: Didier Ndengue
Journaliste-blogueur

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