Mouvement « Biya dégage » : échec à l’allumage

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10 décembre 2014

Mouvement « Biya dégage » : échec à l’allumage

La marche inaugurale n’a pas eu lieu le 26 novembre 2014 à Douala.
Où est donc passé Bertin Kisob ? L’initiateur du mouvement « Biya dégage » ne s’est pas présenté mercredi 26 novembre dernier au lieu convenu avec ses camarades. Selon ses lieutenants, l’infortuné a été enlevé le même jour devant la cathédrale Saint Pierre et Paul de Douala, alors qu’il se dirigeait vers le Carrefour Akwa Palace, lieu de lancement de l’opération baptisée : « Biya dégage ». Ses partisans pointent accusateur sur « quatre agents des services de Renseignements venus droit de Yaoundé ». Avant son arrestation, Bertin Kisob aurait remis son téléphone portable à son Secrétaire général Pierre Belinga.
Au Carrefour Akwa Palace, la police avait déjà quadrillé l’avenue du Boulevard de la Liberté où la manifestation devait prendre corps autour de 10 heures. L’arsenal d’hommes en tenue déployé pour traquer les partisans du Cameroon party for social justice (CPSJ) ignorait vraisemblablement que leurs collègues de Yaoundé avaient déjà repéré la bande à Bertin Kisob. Un message téléphonique signé par Pierre Belinga, Secrétaire général du CPSJ est venu préciser les choses : « Le Révérend Bertin Kisob vient d’être interpellé manu militari au niveau de la Cathédrale de Douala par 04 agents des services de Renseignements du dictateur Biya. Ils l’ont mis de force dans un véhicule noir marque Prado immatriculé CE 874 M. Ils ont pris la direction de Bonanjo. Nous étions en route pour le Carrefour Akwa Palace pour le début de notre manifestation pacifique : Biya dégage pour incompétence et vieillesse, après 32 ans, trop c’est trop », écrit le numéro deux de ce parti. Seulement, le rédacteur du message se trompe en croyant que son leader a été amené à Bonanjo où se trouvent les relais de la sécurité nationale.
Trois jours de grève de la faim engendrent le coma ?
Selon ses partisans, le Révérend Bertin Kisob est bel et bien gardé à la direction de la sécurité présidentielle (DSP) à Yaoundé. La violence avec laquelle il a été interpellé le 26 novembre aurait impacté sur son état de santé. « Compte tenu de la violence de cette arrestation, nous avons peur pour son bien d’être surtout qu’il avait déjà décidé de commencer immédiatement une grève de la faim », redoutait déjà Pierre Belinga dans son Sms du 26 novembre.
Après avoir repéré le lieu où le président du CPSJ était détenu, Pierre Belinga annonce vendredi 28 novembre que « Bertin Kisob vient de tomber dans un coma profond à Yaoundé ce jour 28/11/2014 à 6 :35 après environ 03 jours de grève de la faim illimitée suite à son arrestation et détention illégale… » Le Révérend Bertin Kisob est un opposant assez bien connu. Le malheureux candidat à la dernière élection présidentielle camerounaise avait déjà revendiqué une fusillade sur le pont du Wouri en 2011 dans le but de chasser Paul Biya de la magistrature suprême. Ce coup lui a valu une incarcération à la prison centrale de Kondengui.

Didier Ndengue

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Commentaires

Serge
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Eh ben... :(