Découverte : Aaron Jac’sson, un Busta Rhymes chrétien

Article : Découverte : Aaron Jac’sson, un Busta Rhymes chrétien
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23 juillet 2015

Découverte : Aaron Jac’sson, un Busta Rhymes chrétien

Visiblement, le jeune rappeur n’a pas de rivaux au Cameroun.

Le passage de ce jeune artiste musicien samedi dernier sur les antennes de la radio chrétienne GBN reste encore frais dans ma tête. Il a prouvé au point où j’ai eu du mal à croire que ça venait de chez moi. Et pour cause : au cours d’une émission d’une heure, il a bénéficié d’à peine 30 minutes d’entretien. Suffisant pour séduire les auditeurs.

Beaucoup de Camerounais l’ont découvert pour la première fois. Plusieurs personnes n’ont pas tardé à réagir à travers des SMS. Tubal, le présentateur du programme a enregistré près de cent messages en faveur de son invité. Un record depuis le lancement de son émission, il y a plus de deux ans. « C’est la plus belle émission que j’ai faite jusqu’ici », nous a avoué Tubal à la fin du tête-à-tête avec Aaron Jac’sson. 

Messages des auditeurs

Incroyable, mais vrai. Avant même l’introduction de son invité, le téléphone de service de Tubal n’a cessé de vibrer. Les SMS des auditeurs se bousculaient. L’animateur n’a eu autre choix que de les évacuer à l’antenne. Mais il n’a pas eu le temps de tous les lire. Il y a eu par exemple ce classement des trois plus grands rappeurs du Cameroun proposé par un auditeur qui a été esquivé : « 1er : Aaron Jac’sson, 2e : Jovi et 3e : Stanley Enow ».

C’est ainsi que j’ai compris que les populations camerounaises sont sevrées de la bonne musique. Un tir que le jeune Aaron Jac’sson veut  à tout prix rectifier.

Un talent ignoré

Comme la plupart des auditeurs, j’ai commencé à suivre l’émission dans un salon de coiffure à Bonapriso. Bien après, je me suis rendu au siège de la radio pour rencontrer Aaron Jac’sson en personne. Je l’ai trouvé humble et ambitieux. C’est un garçon qui a hâte de réussir dans la musique chrétienne, mais ne dispose que de son talent.

Aaron m’a parlé de ses projets et m’a demandé si je pouvais les soutenir. Ma réponse a été oui. Toutefois, j’ai constaté que le génie dans notre monde actuel a besoin des réseaux. Si quelqu’un n’a pas de connexion, même à l’église, peu importe son talent, il n’aura rien. Mais je suis quand même certain d’une chose : qui sème et persévère ne récoltera pas le vent.

 

DN

 

 

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