Didier Ndengue

L’invité surprise du « Club bili-bili »

En prélude au deuxième tour de la présidentielle en RCA, le 31 janvier 2016, ma curiosité m’a poussé à boire ce « bon » vin fait à base de mil et de maïs, au côté de quelques frères centrafricains de la cité économique camerounaise.

A Douala, la communauté centrafricaine croise les doigts autour du bili-bili en attendant le verdict de l’élection présidentielle de 2015. Parmi les centrafricains de la capitale économique camerounaise, j’ai rencontré Samson Mbouayom à New-Bell, il y a quelques jours. Il avait le dos tourné au grand drain qui vient d’être aménagé non loin du commissariat de la mairie de Douala 2e. Assis sur un tabouret au bord de ce drain, le jeune homme consommait le « bili-bili », comme de l’eau, à l’aide d’une calebasse, accompagné de quelques frères centrafricains.

Ce vin fait à base de mil et de maïs, est très prisé par les centrafricains de ce coin de la cité économique du Cameroun. Samson m’explique que c’est autour de cette boisson qu’ils évacuent leurs peines et leurs misères. Mais depuis que la Centrafrique, leur pays natal, est allé aux élections présidentielles le 30 décembre passé, ils ont la conscience plus tranquille. Leur cœur est apaisé à l’idée de savoir qu’ils auront un nouveau chef d’Etat qui devra mettre fin à la crise dans laquelle leur pays est plongé depuis mars 2013. Ce jeudi 7 janvier 2016, plus d’une semaine après le premier tour du scrutin, les accros du « club bili-bili » ont hâte d’aller voter pour le compte du 2e tour. Franck M, le voisin de Samson Mbouayom, me dit qu’il a envie que les querelles qui ont viré au drame en RCA prennent fin. Je suis également du même avis que ce frère.
Buveur de bière

A cette allure, tout en avalant son vin, il croit que le deuxième tour est un tournant décisif. Tout le long du drain, j’aperçois, en plein air, plus d’une centaine de centrafricains qui se soulent aussi la gueule avec le « bili-bili » dans des hangars aménagés sur les lieux pour la circonstance.

Sur place également, de jeunes hommes braisent des instincts de poulet, qu’ils achètent en gros dans des poulaillers. Ils revendent une brochette de ces instincts à 100 FCFA. Cinq fois moins cher que le prix d’un seau de bili-bili de près de 5 litres qui coûte 500 FCFA. Les commerçantes de ce vin traditionnel sont régulièrement en train de préparer un nouveau bili-bili, parce qu’il se vend comme des petits pains. Au même moment, un nouveau mil sèche au soleil.
« C’est un business juteux. Le bili-bili est pour les gens qui n’ont pas assez de moyen pour s’acheter une bière de 500 FCFA dans un bar. Avec ce peu d’argent, tu bois avec tous tes amis ici », explique Franck M, un amoureux de cette boisson. Cependant, ce vin traditionnel ne procure pas que de la joie, il déforme aussi ceux qui en prennent à l’excès.
Franck M, réside à Kotto, au quartier Bonamoussadi, dans le 5e arrondissement de Douala. Vigile de son état chez un particulier à Bonapriso (2e arrondissement), il se rend au travail tous les jours à l’aide de son vélo. Au retour, il s’arrête ici pour partager un bol de bili-bili avec ses frères Centrafricains, avant de rentrer définitivement chez lui. « C’est très bon, j’aime beaucoup ce vin. Ça me met la joie au cœur », s’exclame-t-il, tout en ouvrant grandement sa bouche, laissant ainsi voir ses dents gâtées par cette boisson.
Les candidats « farotent » les électeurs
C’est quand même une curiosité. Tout autour de ces centrafricains, on n’aperçoit aucune affiche d’un candidat à l’élection présidentielle du 30 décembre 2015. En « sango », langue nationale centrafricaine, ou même en français, ce sujet n’alimente pas trop les conversations ici au milieu de ces gros buveurs. Et pourtant, presque tous ont voté le 30 décembre au consulat de la RCA à Douala. Toutefois, l’absence des affiches de campagne des candidats dans ces lieux s’explique. A en croire Samson, seuls ceux qui ont reçu des motivations de la part des représentants des candidats au Cameroun, ont affiché leurs portraits dans leurs quartiers, ou devant leurs domiciles.
D’aucuns ont même eu des tricots qui portaient les effigies de ces candidats. Dans la foulée, j’apprends que beaucoup de billets de banque ont circulé. Pour séduire les électeurs, certains candidats « ont versé 40 000 FCFA dans chaque quartier. Certaines personnes ont même eu 50 000 FCFA », selon mes informateurs. Mais pour l’amour de leur pays, et au nom de la paix, plusieurs jeunes du « club bili-bili», sont allés votés sans un rond.
« On sait qu’il y avait trente candidats. Peu importe celui qui va gagner. On veut seulement quelqu’un qui va bien arranger notre pays », se justifie Samson Mbouayom. Dans la communauté centrafricaine de Douala, j’ai aussi constaté que plusieurs personnes n’ont pas pu s’exprimer à travers les urnes à cause du manque de carte de vote. « J’ai encore ma carte au consulat. Je n’ai pas pu voter à cause de ça. Ils l’ont fouillé en vain », témoigne un centrafricain, déçu.
Comme lui, plusieurs personnes, pourtant inscrites sur les listes électorales, n’ont pas voté le 30 décembre dernier, alors qu’ « ils étaient très contents d’aller voter. Malheureusement, ils n’ont pas eu de carte. Mais il y a ceux de Bonamoussadi qui ont voté avec leurs récépissés », regrette-on dans cette banlieue de Douala.
Ces dérapages, selon le vœu le plus cher de mes compagnons du « Club bili-bili », ne doivent plus se reproduire au deuxième tour qui aura lieu dans quelques jours. Autre chose que j’allais oublier de mentionner dans ce billet : « j’ai bu, pour la toute première fois de ma vie, deux bols de bili-bili. J’avoue qu’il était délicieux, mais je ne suis pas près à en reprendre ».

Didier Ndengue


Dans les toilettes des rails

J’y suis allé samedi pour ma toute première fois, et je ne compte plus y retourner.

Au moment où je rédige ce billet, je suis un pigeon voyageur déçu. Samedi 16 janvier 2016, je venais de prendre part à la réunion annuelle du journal qui m’emploie, à Yaoundé. Theo, mon boss, me propose de regagner Douala, ma ville natale, par train. Il trouve ce moyen de transport fiable et sécurisant. En réalité, mon patron tient beaucoup à moi et ne supporterait pas que j’ai ne serait-ce qu’une égratignure durant mon trajet. Il tente, en personne, de me mettre dans le taxi pour la gare. Mais aucun taxi, curieusement, ne va dans cette direction ce samedi. C’est un très mauvais signe, mais mon boss ne perd pas espoir.

Après avoir stoppé plusieurs taxis en vain, il me propose subitement une deuxième option pour regagner Douala : aller à Mvan puis emprunter le bus pour la capitale économique. L’idée est bonne. En plus, je ne me vois pas dormir ici, à Yaoundé, ce week-end. Quelques secondes plus tard, voici un joli taxi garé devant moi. Mon boss : « Gare voyageurs, une place ». Quoi ?! Je croyais que vous vouliez que j’aille à Mvan ? Mais ce n’est pas grave. En plus, ce taxi, contrairement aux précédents, va à la gare voyageurs. Ouf ! Me voici donc séparé de Theo.

 

Train en retard
Il est 19h et je sais d’office, selon le programme d’Intercity de Camrail, que le dernier train en direction de Douala quitte la capitale politique camerounaise à 19h20. A la gare, au moment d’acheter mon ticket, la caissière m’informe que le train accuse un retard. Au lieu de 19h20, il partira à 20h40. Ce n’est pas très grave. Cela me donne aussi le temps de manger quelque chose : un bon poisson, chez l’une des « braiseuses » installées dans le coin. « Madame, servez-moi la plus grosse tête de poisson. C’est combien d’abord ? » Elle de me répondre : « c’est 1000 FCFA monsieur, avec le complément ». Moi : « Très bien. Mais vous avez la monnaie ? Parce que je n’ai que 5000 FCFA ». La braiseuse : « Ce n’est pas grave, je vais fouiller ». Assis, j’attends qu’elle me serve car la famine me ronge depuis le matin. Massa (comme pour dire « monsieur » dans un langage camerounais), depuis le matin ?

La dame du poisson me trouve un peu stressé. Elle se fait une idée. « Si vous êtes un passager de Douala, je sais que votre train sera en retard », me lance-t-elle. « Vous êtes aussi au courant ? Ok. Mais n’oubliez pas de doser le piment sur le poisson s’il vous plaît ! ». Son piment contient trop d’épices. Ce n’est pas bon. Je n’aime pas. Mais je mange quand même le poisson, même s’il n’est pas à la hauteur de ceux que proposent généralement les braiseuses de Douala.

Toilettes payantes

Il est presque 20h10. Il y a longtemps que j’ai fini de dévorer, malgré moi, l’énorme tête de poisson. A présent, je cherche les toilettes de la gare. Un agent de sécurité m’indique le lieu où elles se trouvent. « Allez tout droit et virez à gauche ». « Merci monsieur ! » A l’entrée des toilettes, je croise un jeune homme très poli, tenant un format blanc et un stylo entre les mains. « Vous avez besoin d’un papier hygiénique ? » « Non, je vais juste faire pipi ».
Après avoir vidé ma vessie, en voulant regagner la salle d’attente de la gare, le jeune homme me dit : « Cela fait 100 FCFA monsieur». Hum ! Donc un tour aux toilettes d’InterCity vaut 100 FCFA par passager ? Je l’ignorais. Les compagnies de transport aérien devraient s’inspirer de Camrail. Mais puisque les passagers seront dans les airs, ils devront débourser plus de 100 FCFA. Je propose 1000 FCFA par exemple pour les gens minces comme moi et 10 000 pour les grosses personnes comme quelqu’un que je connais. En plus, les toilettes de la Gare voyageurs ont un parfum agréablement « pipi ».

Didier Ndengue


FMI : Quand Christine Lagarde met en garde, on gagne quoi ?

En visite de travail dans la sous-région Afrique centrale, la semaine dernière, la patronne de l’institution de Breton Woods a conseillé aux dirigeants de la zone Cémac de bien gérer leurs ressources financières. Après son départ, ces gaspilleurs de fonds vont sans doute reprendre leurs mauvaises habitudes.
Les mauvaises habitudes ont la peau dure dans la sous-région Afrique centrale. Plus précisément dans les six pays qui constituent la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac). Avec ses près de 45 millions d’habitants, cette zone est l’une des plus pauvres de la planète. Pas parce qu’elle manque de richesses, mais parce qu’elles sont gérées par des gens, qui en réalité, ne se soucient pas réellement de son épanouissement.

Largade remettant un don de 4,5 millions de FCFA  à un orphelinat  de Douala
Lagarde remettant un don à un orphelinat de Douala

Les noms qui sauvent
C’est un peu comme un gigolo, qui aime une femme juste pour sa fortune. Après l’avoir ruinée, il part à la recherche d’une autre proie facile. Mais dans le cas d’espèce, en Afrique centrale, tout est plombé non seulement à cause de l’insécurité qui règne dans certains Etats, mais aussi parce que des clans se sont accrochés au trône juste pour se remplir les poches et enrichir une minorité de personnes. Ils enrichissent leurs amis et proches qui les ont soutenus pendant leurs moments difficiles. Pendant leurs moments de conquête du pouvoir, je devrais dire. Et quand même ceux-ci n’y sont plus, ils ressuscitent leurs noms. On cherche son enfant, petit-fils ou son arrière petit fils qu’on place à un poste de responsabilité très juteux de la République, pour récompenser les efforts de son ancêtre. Mais ce dernier doit avoir le même nom de famille. Dans le pire des cas, il sera viré avant 24h.

La Dg du FMI danse avec les enfants camerounais
La Dg du FMI danse avec les enfants camerounais

Vous verrez même que chez nous au Cameroun, certains noms de famille sont plus importants que d’autres. Si votre enfant porte, prenons un exemple banal, le nom « Atangana », sachez d’office qu’il est béni, aux examens comme dans la fonction publique. Même « Owona » ou « Amougou » passent aussi sur le marché. En tout cas, les vrais camerounais savent très bien que dans les dix régions de notre pays, seuls certains noms ont droit aux honneurs, pendant que d’autres portent leurs valises d’argent.
Mieux, ces porteurs de coffres forts sont souvent payés en monnaie de singe. Ils n’ont même pas un contrat de travail. Pendant ce temps, leurs patrons élèvent des gratte-ciels dans les villes comme dans leurs villages. Les gars prennent bien soin d’achever leurs constructions avec les meilleurs techniciens. Généralement, ils construisent avec des matériaux importés, sans une silhouette d’un homme de média à côté pour immortaliser la scène. Quand il s’agit maintenant de financer la construction d’une route dont le budget a déjà été voté, on joue au bandit. Avant même de lancer les travaux, on invite tous les « vrais » médias à venir filmer nos accords de partenariat avec l’entreprise qui « a gagné » le marché.

Juste parce qu’on veut montrer aux bailleurs de fonds, à travers les articles de presse, reportages télé, et radio, qu’on utilise bien l’argent mis à notre disposition. Mais sur le terrain, c’est le bricolage total. On ne sait même pas si les routes qu’on aménage en saison sèche supporteront les premières pluies.
Et pourquoi ces gros malins ne filment pas aussi leurs chantiers privés et ne justifient pas la provenance de leurs financements ? Voilà un exemple de choses qui devaient normalement intéresser la patronne du FMI pendant sa visite de travail au Cameroun.

Christine Lagarde et le gouverneur de la région du  Littoral
Christine Lagarde et le gouverneur de la région du Littoral

Christine Lagarde met en garde
Pendant donc son séjour à Yaoundé et à Douala, la directrice générale du FMI a diplomatiquement remonté les bretelles aux dirigeants du Cameroun. Elle les a conseillés de changer leur manière de faire les affaires ou d’inciter les investisseurs étrangers. La preuve, notre pays figure toujours parmi les mauvais élèves dans les classements mondiaux liés aux climats des affaires. Mais on se débrouille quand même depuis quelques années au point où on a même du mal à lire les indicateurs comme ceux du « Doing Business » de la Banque mondiale. Quand on perd dix places, certains croient qu’on en a gagné dix. Et vice-versa.
En réalité, le Cameroun et certains de ses voisins courent dans le sac. En matière des affaires, l’approche du Cameroun n’est pas bonne, selon Christine Lagarde. Dans la foulée, alors que Paul Biya et sa bande se vantent d’être sur plusieurs chantiers à la fois, pour atteindre leur fameuse émergence en 2035, la gardienne du temple de Breton Woods est plutôt sidérée. Les multiples chantiers des « biyaïstes » la laissent à 37. En plus, on ne sait même pas si ceux qui les pilotent seront encore des nôtres en 2035. Pour la patronne du FMI, le mieux serait de procéder étape par étape. Chantier après chantier. C’est trop bête d’embrasser tout à la fois hein ! En tout cas, après le départ de Christine Lagarde, je suis sûr que les gars de Paul Biya, aussi têtus qu’ils sont, ne vont mettre aucune de ses recommandations en pratique. Je vous prends à témoin !

Lagarde et Biya
Lagarde et Biya

Un pays terrible
On a tout pour réussir au Cameroun, sauf la bonne foi. Que des charognards pour gérer les biens du pays. Ils élaborent des lois, et ils sont les premiers à les violer. D’abord même qu’ils n’appliquent que les alinéas qui les intéressent. En 2014, j’ai croisé une responsable d’une banque européenne dans les couloirs d’un hôtel à Douala. Elle revenait d’une réunion avec les banquiers camerounais. Comme en diplomatie on ne dit pas souvent ce qu’on pense réellement avec les mots qu’il faut, elle a mâché la bouche pendant la séance de travail avec « les brillants banquiers camerounais ». Mais dans son langage, j’ai compris que cette dame n’était pas à l’aise dans le mensonge. L’hypocrisie n’était pas trop son truc. Mais elle le faisait seulement au nom de la diplomatie économique.

Lagarde et Biya à Yaoundé
Lagarde et Biya à Yaoundé

Après la réunion, on s’est retrouvé et je lui ai posé une question digne d’un enfant du pays: Madame qu’est ce que vous pensez réellement de la gestion des fonds que votre institution met à la disposition du Cameroun pour son développement ? Elle m’a répondu qu’elle était dépassée par cette situation. Mais laquelle situation ? Pour elle, il est inamissible et inacceptable d’octroyer par exemple 500 millions d’euro à un partenaire (Cameroun) pour financer ses projets de développement et qu’il ne le fasse pas. Les banques refusent les prêts aux porteurs de projets. Et les banquiers sont contents d’annoncer pêle-mêle que la surliquidité bancaire plombe l’économie du Cameroun. A qui la faute ? Aux multiples procédures à remplir pour obtenir les fonds ou aux porteurs de projets ?

Didier Ndengue


Mouhamadou Kamady : « Père Noël, j’ai échoué au 1er trimestre. Pourquoi m’as-tu récompensé ? »

Si les pauvres pouvaient sourire aux riches tout le temps, ceux-ci seraient plus motivés et les aideraient davantage même quand ils feront des conneries. Mais les riches doivent d’abord aider pour engendrer le sourire.
Une grande rigole comportant tous genres d’ordures ménagères. Au bord de cette rigole remplie d’eau usée de couleur verte située au quartier Béssengué à Douala, on aperçoit quelques enfants. Ils puisent de cette eau avec leurs mains et s’aspergent les uns les autres. Les petits anges sont très joyeux de jouer avec cette eau polluée dont ils ignorent la provenance.
Selon mes petites enquêtes, il s’agit des eaux des WC, des foyers environnants et des pluies qui circulent ici. Mais ces enfants ne gèrent pas ça. Pour eux, c’est un détail. Ne dit-on pas que « la saleté ne tue pas l’homme noir » au Cameroun ? A l’aube de la fête de la nativité, ces enfants n’attendent presque rien de leurs pauvres parents. Si ce n’est un plat de nourriture.

Au chevet des enfants
Au chevet des enfants

Non loin d’eux, une jolie jeune dame fait cuire le couscous au feu de bois. Elle allaite son bébé de quelques mois en même temps. Au même instant, elle balade ses yeux sur la marmite de viande posée juste à côté d’elle, de peur d’être doublée par un chien.
A moins d’un mètre de notre cuisinière, une petite tente a été érigée sur les lieux, au bord de la rigole, pour accueillir l’équipe conduite par père Noël. Sous cette tente d’environ trente places, Mouhamadou Kamady, un petit garçon de 7 ans, et ses amis, ont les yeux rivés sur un lot de cadeaux que s’apprête à distribuer le Français Alexandre Devoucoux Du Buysson.
Mouhamadou Kamady, élève en classe de CP à l’école publique d’Akwa, est venu bénéficier de ces cadeaux alors qu’il a échoué le premier trimestre avec 07/20. Un petit malin qui promet de mieux faire au deuxième trimestre. Il a intérêt, même si père Noël n’est pas venu évaluer son niveau scolaire. « Donc, il ne consultera pas mon bulletin de notes ? », me demande-t-il. « Oui ! Il est juste venu donner un coup de main à tes parents dans le cadre des préparatifs des fêtes de fin d’année 2015 », l’ai-je répliqué.
Après avoir reçu ma réponse, le petit enfant sautera de joie jusqu’à s’enrouler au sol. Après ce théâtre, Mouhamadou Kamady me souffle à l’oreille gauche : « tonton, je veux une voiture télécommandable ». Hum! Ce garçon me confond déjà au blanc Français ? Comment est-ce possible ? Moi, je suis si « black » qu’il n’y a même pas photo.
« Je dis hein petit, formule tes vœux au tonton blanc juste devant toi là, il les réalisera sans problème, c’est un millionnaire en franc CFA». Le message est passé. Le garçon fonce droit sur Alexandre. Et son vœu se réalisa.
« On pense que tous les enfants du Cameroun doivent avoir accès à cette magie de Noël. On les offres des jouets, des poupées, des voitures, de la nourriture, etc. Même les enfants handicapés méritent d’avoir cette magie de Noël ». Yes ! Je tire un coup de chapeau à la personne qui a instauré la fête de Noël chaque décembre. Bye décembre 2015, et à bientôt en 2016 !

Didier Ndengue


Chers anges de paix, je vous confie la Centrafrique en 2016

Le pays de Jean-Barthélemy Bokassa et d’Ange Félix Patassé a organisé un double scrutin législatif et présidentiel le 30 décembre 2015. Vivement que la paix revienne après le dépouillement.

Je suis ce jeune Centrafricain. Jadis, j’étais élève. Mais depuis mars 2013, j’ai perdu mon cartable, ma craie, mes stylos, mes crayons… Mon école, je ne sais même plus où elle se trouve. Je suis traumatisé. Je n’ai plus le courage de sillonner les rues de ma bulle. Tout me fait peur. S’il vous plaît, j’ai besoin d’une gomme pour effacer cette triste époque en 2016.
Je suis cette jeune Centrafricaine. J’ai vu ma mère, mon père, mes frères et mes sœurs se faire tuer à la machette. J’étais impuissante à l’époque. Je n’avais que mes yeux pour pleurer. Et ma virginité, je l’ai perdue. Ces salauds m’ont défoncé. Et personne ne m’a secouru. Je souffre désormais des MST (maladies sexuellement transmissibles). Je prends des comprimés…périmés, tout en espérant trouver la guérison. Sur mon lit d’hôpital, je veux tourner la page. Alors dites-moi, qu’est ce que je suis censée faire, à part haïr la guerre en 2016?
Je suis cet étudiant Centrafricain. Depuis tout petit, je ne sais qu’écrire des jolis poèmes d’amour. Mais depuis quelques années, je n’ai plus jamais vu quelqu’un dire aux membres de sa famille qu’il les aime. Les bruits de guerre ont plongé mon pays dans le chaos et le mot « Je t’aime » est sorti par la fenêtre. Il se fait de plus en plus rare comme le diamant de sang qu’on exploite chez moi. Vivement que « Je t’aime » soit restauré en Centrafrique en 2016 et que les assaillants aillent tous en enfer voir si j’y suis.
Je suis ce fonctionnaire Centrafricain. Mon ventre a commencé à maigrir parce que je n’ai plus rien à manger. J’ai longtemps travaillé pour ce ventre et non pour mon pays. Aujourd’hui, je suis en exil et je regarde les atrocités de loin. Je regrette amèrement d’avoir trahi mon pays. Avant, je dinais avec le diable. Je me repens et présente des excuses à tous les Centrafricains éparpillés à travers le monde entier. Je ne veux plus de ses milliards, ni de ses bonnes choses. Trop c’est trop ! Ma Centrafrique a toutes les richesses du monde. Et ce ne sont pas les singes, ni les étrangers qui viendront la développer. Vivement que les anges de paix nous soutiennent en 2016 !
Paix, paix, paix
A tous ceux qui auront l’occasion de diriger la République centrafricaine (RCA) après le double scrutin du 30 décembre, sachez que les peuples centrafricain et africain ont les yeux rivés sur vous. Soyez donc sages. Et il est préférable de diner avec les anges de la paix qu’avec les ennemis de la paix. Soyez vous-mêmes les premiers anges de la paix. Je vous laisse la Centrafrique, je vous confie la Centrafrique en 2016.


Et Jésus-Christ eu un petit frère rappeur

A l’occasion des fêtes de fin d’année 2015, j’ai vu Ekedi le frère de JC se produit le 19 décembre 2015, pour ma toute première fois, depuis sa conversion.

Avant, c’était Kristal. Un sobriquet qui était déjà très proche de Christ. Mais le jeune Ekedi, la vingtaine, ne prêtait pas attention à ce rapprochement. Certainement qu’il n’en avait même pas connaissance. Etant du monde, il faisait le rap et voulait briller comme un cristal. Un peu comme une étoile de minuit. Mais plus le temps passait, plus le jeune homme ne faisait que s’adapter au mode de vie des rappeurs du monde.

Je l’ai connu au lycée, ça fait plus d’une décennie. Avec ses amis rappeurs de l’époque, ils avaient mis sur pied un groupe qu’ils avaient surnommé « Le Dirty Clan ». Qui ne recrutait que les « bat boys » qui excellaient dans la musique urbaine au quartier New-Bell, dans le deuxième arrondissement de Douala. L’actuel frère de Jésus était alors l’un des pères fondateurs du groupe. Peu de temps après, beaucoup de choses se sont produites.

Premièrement, le clan est mort. Son siège a été démoli. Et les rappeurs se sont divisés. Et parmi les membres de ce clan, certains sont restés fidèles aux mauvaises pratiques. D’autres ont choisi de faire un style de musique instructive. Nombreux ont simplement jeté l’éponge. Et comme par miracle, l’un des plus virulents du clan est devenu chrétien. « Oh my god ! ». Au point de dédier sa carrière musicale à Jésus-Christ. Je n’en reviens pas ! J’en avais seulement attendu parlé jusqu’à samedi dernier lors d’un concert de musique gospel organisé par un groupe de chrétiens en plein air au quartier Bali à Douala.

Le Kristal, comme je l’appelais affectueusement à l’époque, est monté sur le podium sous le nom de Ekedi le frère de JC (Jésus-Christ). Je l’ai enfin vu. Il parle désormais comme un pasteur. Mon pote a réellement changé. Que ma joie est immense ! Dans sa nouvelle posture, il est quatre, voire dix fois plus puissant qu’à l’époque du clan. En plus, il semble plus à l’aise dans sa nouvelle vie. Le public et les critiques ne lui font pas peur.

Ce n’est pas le beuh beuh beuh…c’est le qui peut !

Microphone en main, Ekedi le frère de JC demande à l’assistance de faire un maximum de bruit pour son Seigneur. Après avoir réchauffé la foule en guise d’introduction, il va engager sa première chanson de la soirée. Dans cette dernière, il présente son Dieu comme le boss de l’humanité. La phrase la plus intéressante de son refrain que j’ai pu capter est la suivante: « Ce n’est pas le beuh beuh beuh, c’est le qui peut…».

Comme pour dire que son Dieu est efficace et n’a pas besoin de bruit (publicité) pour accomplir ses œuvres sur la terre. Quelle sacrée inspiration il a eu le petit frère de Jésus-Christ ! « Si les gens veulent trop parler, regardons aux faits. Dieu a tout créé. Les gens disent je suis ceci, je suis de telle religion, mais est ce qu’ils sont capables de créer les cieux et la terre ? » S’interroge le fou de Jésus-Christ.

Quand il est devenu chrétien, je me demandais, comme la majorité de ses amis, ce qu’il allait faire du talent qu’il avait lorsqu’il était encore païen. « J’ai compris que Dieu, c’est le côté fort, et j’ai choisi le côté fort. Jésus-Christ est la tête et non la queue », tente-t-il chaque fois d’expliquer à ses amis, non sans les inviter à remettre à « César, ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu».

Didier Ndengue


Mon beau sapin de Noël, que ta lumière jaillisse en moi

Joyeuses fêtes de fin d’année 2015 à tous!

Au bercail, quand on entre dans une nouvelle époque, on dit vulgairement : « nouvelle année, nouvelle méthode ».
L’année 2015 arrive à son terme. Le bilan est mitigé. Pendant que certaines personnes l’ont trouvé amère, d’autres, par contre, ont croqué la vie, comme disent les amoureux des boîtes des nuits au Cameroun.

En tout cas, nous avons tous constaté qu’elle a laissé beaucoup de larmes et peu de joie. Le sang a coulé en grande quantité pour des raisons que seuls les méchants connaissent. Ces méchants, sont autour de toi, de moi, de lui…de…de…
Avant, on croyait que les animaux sauvages étaient les seuls êtres féroces de la planète. Mais on réalise au jour le jour qu’ils sont même devenus plus humains que les humains. Tous n’ont pas été domestiqués, mais respectent la loi de la nature.

Censés être maîtres de toutes créatures, nous sommes devenus des animaux. Il nous manque juste quatre pattes pour être complets.
Oh ! Si seulement la lumière jaillissante de nos sapins de Noël pouvait se répercuter dans nos cœurs pendant toute l’année 2016.
En cette nouvelle année, nous avons juste besoin d’aimer, sans rien espérer en retour. Un sourire, un geste d’amour et le tour est joué.
Pour ce qui me concerne, en 2016, j’aurai toujours mon sourire aux lèvres. Je le partagerai avec tout le monde. Si certains l’interprètent autrement, je ne me justifierai pas. Tout simplement parce qu’il vient du fond de mon cœur.

Durant cette nouvelle année, je serai attentif aux préoccupations des bébés, des ados, des adultes et des vieillards. Peu importe mon agenda hyper chargé, je trouverai une minute pour discuter avec chacun d’eux. Même les poches vides, je les écouterai, et donnerai mon point de vue sur chaque sujet, parce que je sais que chacun d’eux contribue de loin ou de près à mon bonheur.

Plus le temps passe, plus je me rends compte que je ne m’appartiens pas, mais que je suis né pour servir. Mon visage, peu importe sa beauté, n’est qu’un membre de mon corps, mais qui, en réalité, a été fait pour être vu par mes compagnons de tous les jours. Seule la glace me dit souvent à quoi je ressemble, parfois avec beaucoup de mensonge. C’est ainsi que je réalise que l’homme a été fait pour la femme et vice-versa.
Que les lumières multicolores de mon beau sapin illuminent mon cœur durant toute l’année 2016. Ainsi, je pourrais voir les choses autrement.

Didier Ndengue


Sénégal : le joug d’un talibé

Au lieu de leur apprendre un vrai métier, ils sont formés à la mendicité, sous le regard impuissant du gouvernement sénégalais.
Ce dimanche 29 novembre, me voici dans les rues de Patte d’Oie à Dakar. Accompagné de quelques collègues Mondoblogueurs de plusieurs nationalités, je sillonne le coin, question de m’y adapter. On marche en groupe pour ne pas se perdre.
Vers un marché, sis non loin de l’espace Thialy, où nous sommes logés, j’aperçois un groupe de gamins. Tous sales. Un peu comme ces sans domiciles fixes (Sdf) qui inondent les rues de Douala. La bande attire aussitôt mon attention. Du coup, je me demande comment ces nangas boko ( enfants de la rue), comme on les appelle au Cameroun, ont fait pour arriver à Dakar avant moi, au point de se lancer dans leur activité quotidienne ?

Ils sont forcement venus à pied, parce qu’aucun pilote ne peut accepter de tels passagers abords de son avion. Encore qu’ils n’ont ni passeport, ni visa, encore moins un billet d’avion.
Curieusement, au lieu de se reposer après la longue marche qu’ils ont effectuée, les gars contrattaquent déjà. Mais que font-ils à Dakar avec des petites assiettes en main ? C’est bizarre ! Généralement, nos nangas boko n’ont pas besoin d’un tel outil pour tacler. Juste un petit couteau ou lame de rasoir et le tout est joué. En plus, nos « boys » ne sont pas si minuscules. Ce sont des gaillards qui ont des lèvres noirâtres. Le style que certaines nanas du même système aiment croquer. Ils marchent généralement au ralenti après avoir pris une bonne dose de chanvre indien. Mais ces bébés de Dakar qu’on appelle talibés, n’ont rien de nos « boys ». Si naïfs, ils ne peuvent pas encore leur rivaliser. Peut-être dans les prochaines années, s’ils font beaucoup de bébés talibés dans les rues. Mais pour que la reproduction soit possible, il faut aussi des meufs talibés, pas forcement belles.
Un drôle de business
Durant mon séjour dakarois, ces gosses assez particuliers ne m’ont pas abordé pour me quémander les sous. Certainement parce que je ne m’exprime pas en wolof comme eux. Mais ma principale préoccupation est de savoir, pourquoi le gouvernement sénégalais autorise que ces enfants fassent de la mendicité leur principale source de revenu? A cette question, Aristide Honyiglo, le philosophe togolais de la formation Mondoblog 2015, m’explique que cette pratique est une tradition dans le pays de Senghor. Talibé. Jusqu’ici, je ne sais pas à quoi renvoie ce drôle de nom. C’est plus loin que je saurai qu’il s’agit des enfants issus des familles pauvres qu’on initie dans la mendicité très jeunes.
Ils ont des maîtres coraniques pour qui ils travaillent. Ces derniers les envoient dans les rues pour « se chercher » avec des petites assiettes en main. Ça ferait partie de leur formation. Leur tranche d’âge varie généralement entre 5 et 15 ans. Pauvres gosses ! Ils n’ont pas droit à l’éducation de qualité comme tous les autres enfants de leur âge. Tous ce qu’ils savent faire, c’est courir après les passants, pour espérer obtenir d’eux quelques pièces de monnaie. Ils ne vivent que de ces dons. En 2010, le nombre des enfants talibés du Sénégal était estimé à 50 000 par l’ONG Human Rights Watch.. Ces gosses se distinguent des autres par leur mode de vie très peu recommandable. Premièrement, il faut savoir qu’ils se déplacent en groupe, portent tous des habits parfois troués, qui n’ont presque jamais été lessivés. Pieds nus, ils parcourent toute la ville de Dakar à la recherche des sous, pendant que les autres enfants sénégalais de leur âge vont tranquillement à l’école.

Didier Ndengue


CAN 2016/2019 : du food au fond des filets

A l’aube des coupes d’Afrique de football féminin et masculin, le Cameroun, le pays organisateur, traîne le pas dans la mise à niveau de ses infrastructures.

Le foot. Encore le foot. Et toujours le foot. Et jamais une compétition de food chez moi. On dirait qu’on a que ce sport chez nous. Et bien, puisque les Camerounais se régalent de ce truc que j’ai enterré depuis près d’une décennie, je vais un peu remuer ma cervelle. Uniquement sur le volet infrastructure. Je tiens tout d’abord à rappeler que les prochaines Coupes d’Afrique des Nations de football (CAN) féminin et masculin seront organisées chez moi.

Et chez Issa Hayatou aussi. Oui, Issa Hayatou, l’actuel boss de la Fédération internationale de football association (FIFA). Ce qui est agréable dans ce pays, c’est la lenteur de ses gouvernants dans le traitement des dossiers. C’est agréable de marcher comme une tortue à la veille d’une compétition qu’on a souhaité organiser depuis plusieurs années.

Les plaignants auront toujours tort. Tort parce qu’ils connaissent très bien les âges des puissants du Cameroun. On n’est pas sans savoir qu’un vieux ne peut pas agir plus rapidement qu’un jeune. Entre nous, Mugabe et Obama qui peut courir plus vite que l’autre ? Obama bien sûr. Prenons un autre exemple banal, mais vrai : entre Biya et Hollande, qui peut bombarder son ennemi plus vite que l’autre ? Hollande. La preuve : depuis les attentats de Paris, les bourreaux sont traqués pêle-mêle, presque chaque jour. Au nord du Cameroun par contre, Boko machin Haram explose chaque week-end sans être inquiété. Ce n’est pas cool ça ? Moi, je crois que c’est chic de procéder lentement à l’éradication de ces gars. Tout est possible avec un commandant des troupes qui mène une vie de prince. Oui ! C’est le prince du palais d’Etoudi (Yaoundé). Son père, le roi, c’était Amadou Hahijo n’est-ce pas, le vieux ? De toutes les façons, 33 ans au pouvoir, ce « n’est pas qui veut, mais qui peut ».

Manque d’infrastructures

Entre nous, qui peut mieux que Paul Biya ? Qui peut laisser impunis ceux qui abandonnent les stades de football dans la broussaille à la veille de deux grandes compétitions de football continentales ? Parallèlement, où vont rester les joueurs des autres pays  quand ils ne seront pas dans leur tanière pendant les CAN 2016 et 2019 ? Et leurs spectateurs ?

Certainement que le ministère des Transports va me répliquer que l’aéroport international de Douala est en chantier. Je l’ai constaté. Oui, j’ai aussi constaté que les hôtels sont construits à côté des marécages. Qu’ils manquent d’hôtesses formées. Ils ont pourtant plusieurs étoiles, ces établissements hôteliers. En vérité, en vérité, le service de qualité est mort ici dans les hôtels de ma bulle.

Raison pour laquelle le directeur de Jovago (structure de réservation d’hôtels en ligne en Afrique), Alexandre Devoucoux du Buysson rêve d’une satisfaction client et invite le Cameroun à prendre ses responsabilités en mettant en place des infrastructures touristiques qui répondent aux standards internationaux. Il rêve mal ce type de Jovago. Qui lui a dit que les hôtels du Cameroun veulent se mettre à niveau ? Ils ont trois, quatre, cinq et bientôt six étoiles de pacotille et cela leur va.

DN


L’incroyable fin d’année chez Kaymu.cm

La société de vente en ligne offre jusqu’à 75% de réduction en 24 h ce vendredi 27 novembre 2015 au Cameroun.

« Venez me tromper ! Venez me tromper ! Il y en a pour tout le monde et à des prix extrêmement bas. On ne débourse presque rien. Venez acheter gratuitement ». On entend régulièrement ces phrases dans nos grands marchés. Mais aucun site de vente en ligne n’avait jamais osé comme ces vendeurs à la sauvette jusqu’à ce vendredi. Eh bien, le « Kaymu Black Friday » va changer la donne.

Ce 27 novembre 2015, en cliquant juste sur Kaymu.cm/Black-Friday/, vous allez passer les plus belles fêtes de fin d’année de votre vie. En tout cas, si vous trouvez mieux ailleurs ce jour, envoyez-moi un mail pour que je puisse modifier ce billet le plus rapidement possible. Mon adresse : (didier.ndengue@gmail.com). Je ne rigole pas !

De toutes les façons, avant d’aller chercher mieux ailleurs, allez déjà emprunter quelques billets violets ou verts, chez votre banquier parce que cette chance n’arrivera pas deux fois. Pas cette année en tout cas. On m’a communiqué une date que je partage avec vous : le 27 novembre 2015. C’est ce jour que vous saurez que jamais « les braderies Online n’auront été aussi « dévastatrices »! 24h exclusives de vente sur un ensemble de produits de grande consommation retrouvés sur le site internet de Kaymu.

A gogo !

Sachant que mes ordinateurs du bureau méritent d’être remplacés, mes téléphones portables et tablettes à l’électroménager en passant par le fashion (vêtements, chaussures, bijoux, articles de sport, vêtements pour enfants), non sans mentionner les produits cosmétiques, de beauté, les accessoires, les jouets et liqueurs, je vais seulement me ravitailler vendredi chez Kaymu.

Les remises, m’informe Kaymu, iront « de 15% à 75 % sur la sélection d’articles préférés sur les catégories ci-haut citées ». N’est-ce pas génial ça ?! Toutefois, afin de rendre la donne plus agréable, Kaymu Cameroun offre des bons de livraison gratuits à gagner en postant simplement un ou des commentaires avec le hashtag #KaymuBlackFriday sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn…). Yes papa, je serais de la partie !

DN