Didier Ndengue

Médias camerounais : « Dp, je suis maintenant syndiqué »

Pour la première fois depuis sa création, le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) a remis des cartes à ses membres. C’était ce vendredi 20 mars 2015 chez tata Henriette Ekwé.

 
J’ose crois que le bureau intérimaire du SNJC, porté par le camarade Denis Nkwebo, Rédacteur-en-chef adjoint du quotidien « Le Jour », va donner un nouveau souffle à cette association. Celui-ci consiste à professionnaliser l’organisation. Aujourd’hui, en l’absence du président national empêché, Matthieu Nathanaël Njog, Secrétaire général, a procédé à la remise des premières cartes à quelques membres du SNJC. Il en avait assez entre les mains. Mais n’a remis qu’à ceux qui ont déboursé la somme de 5000 FCFA, exigée par la trésorerie du syndicat pour son bon fonctionnement.

Carte SNJC Herves Perkin's Moukouri
Carte SNJC Herves Perkin’s Moukouri

 

C’est au domicile de tata Henriette Ekwé, basé à Akwa, que la cérémonie de remise de ces premières cartes s’est déroulée. Sur place, plusieurs confrères sont entrés en possession de leurs cartes pour la toute première fois, depuis la création du SNJC. A ma grande surprise, la mienne était aussi là. Mais je ne pouvais pas la retirer, car n’ayant pas cotisé. Comme un gamin, j’ai vu Charles Nforgang, enseignant de journalisme à l’Université de Douala, caresser sa carte comme un tableau d’honneur. Trop marrant, Charles! Pareil pour la consœur Josiane Kouagheu, reporter au quotidien « Le Jour » et membre de Mondoblog, entre autres. Selon les explications données préalablement par le bureau intérimaire de ce regroupement, ces cartes « confèrent désormais le statut de membre du SNJC et donnent droit à certains avantages ».

Carte SNJC Jean-Jacques Zeh
Carte SNJC Jean-Jacques Zeh

 
Promesses tenues jusqu’ici
Le bureau intérimaire du SNJC a été constitué le 06 février dernier par le Conseil syndical. Il avait moins de deux mois, à compter de cette date, pour établir des cartes à ses membres. Un défi que Denis Nkwebo et les siens viennent de relever sans obstacles majeurs, quinze jours après la remise d’un chèque de quatre millions de Francs CFA à l’association pour sa Mutuelle en création, par Emmanuel Chatué, PDG du groupe TV+ (Canal 2 International, Sweet Fm, Canal 2 Info…).

 

Didier Ndengue


Emploi et sécurité sociale : Le Cameroun en déphasage avec le BIT

Le constat est d’Aeneas Chapinga Chuma, directeur régional du Bureau international du travail pour l’Afrique, en visite de travail à Yaoundé et Douala.

 
Sa déception, il l’a exprimée dans un langage purement diplomatique au cours de sa séance de travail avec le Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) le 04 mars 2015. Mais le message d’Aeneas Chapinga Chuma a été reçu par ses interlocuteurs. L’équipe du Gicam était coiffée par M. Prosper Hiag, président de la Commission sociale du patronat. Protais Ayangma, président du mouvement patronal camerounais E-Cam, a aussi pris part aux travaux. Ces assises marquaient le tournant décisif de son riche séjour en terre camerounaise. Séjour qui lui aura permis de discuter, tour à tour, avec les principaux acteurs de la chaine du travail et de la sécurité sociale.

 
Faisant le récapitulatif des moments forts de son séjour au Cameroun, le sous-directeur général et directeur régional pour l’Afrique du Bureau international du travail (BIT), dit avoir constaté que la problématique de la formation, de l’emploi des jeunes et de la sécurité sociale demeure en temps réel au Cameroun. Elle va même croissante et occasionne des scandales, comme l’immigration clandestine des chômeurs en quête de meilleures conditions de vie. Le patron du BIT en Afrique réalise que la sous-région Afrique centrale est championne dans ce domaine. Comparativement aux autres blocs régionaux, apprend-on, elle enregistre le plus faible taux de création d’emploi. Ce handicap se justifierait par le manque d’infrastructures. Sur ce point, le patron du BIT Afrique informe qu’il s’associera à des institutions financières telles que le Fonds monétaire internationale (FMI), la Banque mondiale (BM), ou encore la Banque africaine de développement (BAD).

 
Le droit à la grève

 
Depuis l’adoption de la loi anti-terrorisme par l’Assemblée nationale, tous les camerounais ont peur de dire leur courroux à travers une grève ou une quelconque manifestation d’humeurs, de peur d’être confondus aux déstabilisateurs du pays. Mais cette loi ne devrait freiner en aucun cas les intentions des employés en colère contre leurs employeurs véreux. Sachant que le Cameroun est signataire des accords internationaux sur la liberté syndicale, les employés, a en croire BIT, doivent être en mesure de dire leur ras-le-bol à travers une grève si leurs exigences ne sont pas prises en comptes et respectées par leurs hiérarchies. A ce propos, le directeur des ressources humaines d’Eneo Cameroon, apprend que la loi reconnait bel et bien aux employés le droit de grève quand il y a échec de dialogue, mais elle «réprime la grève sauvage ».

 
BIT renforce sa présence en Afrique centrale

 
Le rendez-vous de Douala a également été l’occasion de revisiter le partenariat entre le Gicam et le BIT et d’identifier de nouveaux champs d’action entre les deux organisations. « Notamment concernant l’accompagnement du GICAM face au défi de l’émergence et du développement durable au Cameroun », rapporte le secrétariat exécutif du Gicam. Du coup, le BIT a identifié et inscrit quatre problématiques sur sa feuille de route. Il s’agit : « du chômage des jeunes, malgré la croissance qu’à connue le continent ces dix dernières années ; la croissance, qui doit permettre aux populations de sortir de la pauvreté, au lieu de créer des inégalités comme c’est actuellement le cas ».

 

M. Chuma en a profité pour préciser que son institution « prévoit de contribuer à l’amélioration de la sécurité sociale et au développement de la responsabilité sociale des entreprises ». Le troisième point est « la promotion de l’intégration régionale et sous-régionale des travailleurs ». Et pour finir, le directeur Afrique du BIT a accordé une attention particulière sur les dix-neuf pays dits « fragiles », dont treize en Afrique. Il est convaincu que « la création d’emplois contribuera à y apporter paix et développement ». L’autre annonce faite par M. Chuma est la prise de fonction, dans les mois à venir, du nouveau directeur du bureau de BIT de Yaoundé. Ce dernier a compétence sur tous les pays d’Afrique centrale.

Didier Ndengue


Il était une fois : Ces héroïnes que le Cameroun envoie balader

Le Cpp, le parti politique de Kah Walla, conte l’histoire des camerounaises mises aux oubliettes.

 
Dimanche 08 mars 2015, le monde entier a célébré la Journée internationale de la femme (JIF). A Douala, Edith Kah Walla, présidente du Cpp, tenait des séances d’édifications sur « le passé glorieux des femmes camerounaises ». Un débat intelligent qui met en exergue toutes les femmes camerounaises qui ont combattu dans l’antiquité pour que leurs droits soient respectés. Pour la présidente nationale du Cameroon people’s party, les femmes, durant le mois de mars, ne devraient pas se limiter qu’aux réjouissances populaires. Elles devraient intégrer des réflexions et actions concrètes à travers le monde.

 

« À une époque où le monde, notre continent et notre pays sont confrontés à de nombreux défis, il est impératif que Nous, les femmes camerounaises prenions le temps de célébrer, en pensant à nos responsabilités, à nous-mêmes, à nos enfants, à nos collectivités et à notre nation. Il est impératif pour nous, femmes camerounaises d’agir », interpelle-t-elle. Elle invite par la même occasion les femmes à consulter le passé pour mieux bâtir le présent et le futur. Le proverbe Akan « Sankofa » dit : « Nous devons regarder en arrière et récupérer notre passé afin de pouvoir définir notre avenir. » Dès que nous portons le regard sur notre passé, nous y découvrons immédiatement des femmes camerounaises qui ont pris la pleine mesure de la situation du pays à leur époque, qui se sont mobilisées et organisées et qui ont agi pour s’assurer que leurs voix étaient parmi celles qui définissent non seulement l’avenir du pays, mais aussi souvent l’avenir du continent », se souvient-elle. Toujours plongée dans l’histoire de son pays, Edith Kah Walla raconte que de milliers de femmes camerounaises s’étaient engagées aux côtés de leurs époux pour l’indépendance du Cameroun.

 
Elle souhaiterait que celles d’aujourd’hui en fassent de même dans la politique pour plaider ensemble en vue d’une probable amélioration des conditions de vie. Le parcours glorieux de deux groupes de femmes du passé a été conté. « Les femmes Anlu de Njinikom : De 1958 à 1961, plusieurs milliers de femmes de Kom dans la région du Nord-Ouest du Cameroun ont effectué des manifestations non-violentes pour la sauvegarde de leurs intérêts économiques et politiques », et d’ajouter « au niveau économique, les femmes Anlu ont lutté pour le droit de choisir leurs propres techniques agricoles. L’autorité coloniale avait adopté une loi imposant une technique de culture agricole dite « de contour »qui n’était pas de leur convenance ». Ces femmes se sont battues en rangs serrés aux côtés du Kamerun national democratic party (KNDP) qui prônait la réunification avec le Cameroun Oriental, pour ne pas être dépossédées de leurs terres, malgré la menace du Cameroun Occidental de rejoindre le Nigéria.

 

« Lors des élections de 1959, les femmes Anlu ont fait campagne et mobilisé pour le KNDP. Leurs leaders, notamment Queen Fuam et Mrs. Muana, ont envoyé le mot d’ordre aux femmes partout dans la région de voter pour leurs intérêts (leurs terres) en votant pour le KNDP. Avec la victoire du KNDP, vint la signature du plébiscite en 1961 et la définition du territoire camerounais tel que nous le connaissons aujourd’hui ».
Kah Walla invite aussi les femmes de la nouvelle génération à copier le bon exemple de l’Union démocratique des femmes camerounaises (UDEFEC), qui, en 1951, a épousé la philosophie de l’Union des populations camerounaises (UPC), mais avec son propre leadership, sa stratégie et son financement. « Les femmes de l’UDEFEC ont joué un rôle extraordinaire dans la lutte pour une véritable indépendance au Cameroun. Ladite lutte pour elles et pour de nombreux membres de l’UPC incluait une redéfinition des rôles entre les genres dans la société camerounaise pour s’assurer que les femmes assument un rôle de leadership côte-à-côte avec les hommes dans la nouvelle nation indépendante, qu’ensembles, ils avaient l’intention de construire », conclu le leader politique sans oublier de demander à ses chères compatriotes, de reconquérir l’histoire des femmes Anlu et celles de l’UDEFEC.

 

Didier Ndengue


Devoir de mémoire : Le Cameroun oublie ses martyrs

Le Cameroon People’s party propose de corriger le manquement.

 
Avant de s’islamiser après les émeutes de la faim de février 2008, Zene Hamed Saïde était un fervent croyant. Mais les conditions de vie en ont décidé autrement. Même après avoir renié sa religion initiale, sa vie ne s’est pas améliorée, comme il l’espérait. Et pourtant, il faisait partie de ces jeunes qui ont grondé dans la rue, le 28 février 2008, pour revendiquer de meilleures conditions de vie. Cette marche a plutôt fait l’objet « d’une répression policière » qui a coûté la vie à plus de 150 jeunes sur le triangle national, selon les chiffres du Cameroon people’s party (Cpp). Mais les sources officielles ont curieusement dénombré une quarantaine de jeunes tombés entre le 23 et 28 février de cette année noire.

 

Cette date douloureuse a laissé une grosse blessure qui n’a jamais été panser. Aujourd’hui âgé de 31 ans, le Camerounais se souvient toujours de Zene Simo Franck, son frère cadet porté disparu pendant les émeutes de la faim sur le pont du Wouri, à l’âge de 21 ans. A la veille de ce drame, « j’étais au marché Dakar pour faire des courses. C’est alors que j’ai croisé le député Nintcheu en train de se battre avec la police. J’ai également trouvé la police à l’Armée de l’air. Finalement, je suis arrivé à Déido à 19 heures 30 minutes pour emprunter un taxi pour Bonabéri », se souvient-il, comme si c’était hier. C’est finalement aux environs de 22 heures 45 minutes qu’il atteindra « Mabanda », son coin de résidence. Où les jeunes étaient déjà dans la rue pour dire leur ras-le-bol. « Je suis aussi entré dans la marche, mais je me suis arrêté au niveau du cimetière. Mon frère cadet et ses amis ont continué jusqu’au pont du Wouri », où ils auraient trouvé la mort.

 

A en croire le Cpp, plusieurs corps sans vie ont été pêchés de ce fleuve qui sépare Déido de Bonabéri. Sept années après, et le corps du jeune Zene Simo Franck n’a toujours pas été retrouvé, malgré les multiples cris de détresse et avis de recherches lancés par sa famille. Meurtris, les proches du disparu sont toujours inconsolables, mais déterminés à lutter pour achever l’œuvre entamée par ce dernier en 2008. « Le deuil sans corps que nous avons fait en 2013 marquait l’arrêt des recherches. Mais j’ai décidé de continuer à combattre pour que les droits des populations soient respectés », explique Zene Hamed Saïde.

 
Recoller les morceaux éparpillés

 
Des gens comme Zene Hamed Saïde, Le Cameroun en a connu jadis pendant la guerre d’indépendance. Et tous ou presque ont publiquement été exécutés par les colons. Aujourd’hui, le pouvoir de Yaoundé, héritier de cette révolution historique, menée par « King Pass All » de Malimba, Duala Manga Bell, Chef Mbartoua de Bertoua, Ruben Um Nyobé, Félix Moumié, Ernest Ouandié, Gertrude Omog, Abel Eyinga, entre autres, semblent accorder peu d’importance à leurs mémoires. L’autre constat fait par le Cameroon people’s party (Cpp), est que les camerounais, même les intellectuels, ne connaissent pas réellement les figures emblématiques de l’histoire de leur pays. Encore moins leurs projets sociaux. « Un jour, j’étais dans une salle de classe où un enseignant d’histoire parlait de Um Nyobé à ses élèves, mais ils les présentaient plutôt le portrait de Nkodock », raconte un nationaliste qui déplore le manque d’appropriation des figures de l’histoire par les enseignants, même ceux sortis de l’école normale.

 

Du 23 au 28 février 2015, le Cpp a célébré « nos héros et héroïnes ». Tous ceux qui ont pris part à ce vibrant hommage aux acteurs du passé ont demandé à réécrire l’histoire du Cameroun avec les combattants encore vivants. Beaucoup en ont aussi profité pour demander le rapatriement des archives de l’histoire du pays éparpillées un peu partout dans le monde. « Nos archives sont entre les mains des anciennes puissances coloniales. Pensez-vous qu’il soit possible d’écrire la vraie histoire du Cameroun sans ces objets ? » A cette préoccupation d’un journaliste émérite, Franck Essi, secrétaire général du Cpp, promet d’y réfléchir et d’entreprendre des actions concrètes dans les prochains jours.

Les camerounais se souviennent toujours du 28 février 2008
Les camerounais se souviennent toujours du 28 février 2008

Didier Ndengue


Rap (Acte 2) : Laisse-moi te clasher !

Spécial La Fouine et Booba: deux anges ou démons au mic ?
As-salâmaleïkoum !!!
Vous savez d’où j’en viens. Je ne me penche pas sur vous deux pour rien.
Les attaques de Charlie Hebdo, ça vous dit ?

Il faut partager
Il faut partager

Bien évidemment. C’est une question de mémoire, pas pour rire.
Il parait que les terroristes sont de votre race.
Vous me poserez la question de savoir s’ils ont laissé des vraies traces ?
De toutes les façons, j’en sais rien.
D’autant puisque vous n’y êtes pour rien. N’est-ce pas ?
Africains, amoureux de la France, il parait que vous êtes incapables de tirer sur vos fans.
Préférant avoir des altercations entre vous à Miami, loin des autres drames.
Laouni…pardon La Fouine, ton rap devient une foutaise. Tes chroniques de 2015, viendront certainement te radier de la scène.

Es-tu attentif aux cris des immigrés en detresse au Maroc
Es-tu attentif aux cris des immigrés en detresse au Maroc?

Ce n’est pas mon souhait. Moi, je rêve toujours de revoir, ce vrai gars des années lointaines. Oui, ce mec qui prônait l’unité africaine tout en nous rappelant « qu’ils nous ont divisé pour mieux régner ».
Laouni, j’ose croire que t’as été corrompu comme ces vieux dictateurs africains, toujours au trône, malgré les douleurs et les pleures des populations.
Laouni, tu es resté au dessus du rap comme un accent circonflexe, mais es-tu le même que j’ai connu hier ?
Non, je ne crois pas. Fermes-tu ta boutique à 13 heures tous les jours et le vendredi pour dire merci à Allah ?
Penses-tu aux enfants du Maroc et tous ces immigrés clandestins victimes du racisme des habitants du royaume ?
Songes-tu un jour à leur apporter ta chaleur ? Seulement dans un pur rap sévère de ce mec que j’ai connu et qui prétendait avoir quelque chose de spécial ?
Tu cherches la tune, avec ta Banlieue sale. Tu n’emporteras rien dans le tombeau le jour où tu partiras. Si tu manques d’inspires, reviens en arrière puiser au fin fond de l’Afrique. Oui viens faire un tour dans ma bulle, en Afrique subsaharienne. Ici, tu sauras que les hommes habitent dans des égouts comme des rats sans que ça ne gène personne. Tes règlements de compte à Booba n’apportent rien au petit peuple qui ne peut que ricaner avec sa bouche édentée.
Justement, en parlant de l’autre là, avant ta naissance dans le game, ce bouffon…, excuse-moi, je voulais dire, ce costaud sénégalais était déjà au Mic.

Un roi au service des boss
Un roi au service des boss

Avant de chanter que t’es tombé pour elle, il portait déjà le gun.
Et squattait déjà les murs de l’oncle Sam.
Yaffa, sais-tu que Karim Wade est dans des sales draps ?
Savais-tu que 120 sénégalais victimes de la guerre en République centrafricaine ont été rapatriés au bercail à partir du Cameroun ?
Au faite, t’es même souvent au courant de l’actualité dans ton pays d’origine ?
Enfant gâté depuis la naissance, est-ce que tu penses souvent à l’avenir de la planète?
Quelle question bête ! Bien évidemment que tu y penses au point où tu surfes déjà dans le futur.
Il parait que tu fais partie de ceux qui décident du sort de la population mondiale.
Non ? Alors dénonce les trafiquants de drogue et de stupéfiants dangereux dans ton soi-disant gansta rap. Ton fournisseur d’armes, contribue-t-il à la restauration de la paix dans le monde ? Moi, j’ai kiffé Booba, le vrai mec de 92I, pas ce baraqué qui plonge ses fans dans des nuages noirs.
Mon Booba, ce n’est pas ce mec qui se donne en spectacle avec des coups de poings.
En tout cas, moi, si j’étais une meuf, je ne souhaiterai pas avoir un mec qui a le charisme de Booba, mais plutôt de celui de Didier. Booba, il raconte des salades, il distribue des cartons pèle mêle à ces adversaires, alors que moi, je distribue l’amour en abondance même à mes ennemis.
Franchement, La Fouine et Booba sont des gros totos. Deux amis qui ont collaboré dans « Reste en chien », se regardent maintenant en chien de faïence. Comme disais l’un d’eux : « la réussite, ça crée des inimitiés ».
Qui sera déplumé dans l’acte 3 dans Laisse-moi te clasher ? Vous le saurez bientôt…Entre temps, lisez et restez en chien.

Le bouché du rap français
Le bouché du rap français

D.N.


Rap (Acte 1) : Laisse-moi te clasher !

Mon coup de gueule aux rappeurs bling-bling de notre génération.
Frangin, si l’occasion m’était donnée, je t’adresserais ce message à travers un single.
Bambin, même sans fric, je te dirai que La Fouine rappe tellement bien, qu’il oublie souvent d’éduquer.

Je te parlerai de Sinik, que je voudrais bien écouter en cette période gangrenée par le terrorisme.

Je te parlerai de Diam’s, la diva de ma bulle, je lui dirai de ne plus chercher un autre mec formidable, car j’ai le charisme.

Je te parlerai de Mac Tyer, MC Solaar, et les autres vrais gars du Wu-Tang Clan.
Si seulement l’occasion m’était donnée, je serais plus sérieux, plus furieux que les mecs du Bataclan.

Je te parlerai de la guerre de leadership entre Obama et Poutine…deux ennemis égaux.

Je te parlerai des frères musulmans, qui oublient que nous sommes tous égaux.
Je t’épargnerai les refrains, parce que l’heure n’est plus au chant, mais au clash.
J’aurai aimé que Tupac Shakur et The Notorious B.I.G soient là, pour déchirer le voile qui nous agace.

J’aurai aimé que les géants du rap soient encore là, pour voir comment le bling-bling fait des clins d’œil au fric.

Comment Young Money et leurs parrains souillent la rue avec leur Mic.
Le rap est né pour dénoncer et non pour faire les yeux doux.
Moi, j’aime le rap de rue. 50 Cent sait très bien de quoi je parle.

Le bling bling prend de l'ampleur
Le bling-bling prend de l’ampleur
Kery, et si on refaisait le vrai Rap de rue
Kery, et si on refaisait le vrai Rap de rue?

J’aime le rap qui donne l’insomnie à nos dirigeants qui ont carrément perdu les pédales.

Gars, la terre est admise aux urgences
Gars, la terre est admise aux urgences
G.Unit
G.Unit
Il vous écoute certainement
Il vous écoute certainement
Le boss du rap français
Le boss du rap français
BIG Where are u?
BIG Where are u?
Unique
Unique

 

Si l’occasion m’était donnée, frangin, je te parlerai des dessous et des non-dits de la traite négrière.

Je te prouverai comment la jeunesse africaine est une bombe à retardement qu’on traitera bientôt de meurtrière.

Si l’occasion m’était donnée… si l’occasion m’était donnée… si seulement l’occasion m’était donnée…

Je reviens bientôt avec l’acte 2 de « Laisse-moi te clasher ! »

D.N.


Crime : Un ressortissant malien tente d’égorger sa fiancée béninoise

Edith Timkpan, 27 ans, a été poignardée trois fois à la nuque à l’aide d’une arme blanche par son copain Capo Ibrahim, 35 ans, le 26 février 2015 à Douala.

 

L’information s’est répandue comme une traînée de poudre au quartier New-Bell, dans le deuxième arrondissement de Douala. Elle fait état de ce qu’Edith Timkpan, affectueusement appelée « Rachel », la vendeuse de beignets installée sur la rue « CBC Ngangué », a grièvement été blessée à son domicile par son ami malien, avec un couteau à double tranchant, le jeudi 26 février aux environs de 19 heures.

 

Elle a été poignardée à la nuque et sur deux autres parties du cou. Au point où plusieurs veines ont été déchiquetées, laissant jaillir du sang. « Le sang coulait comme l’eau du robinet quand on la transportait à l’hôpital », explique un témoin sur les lieux du drame. La victime a aussitôt été transportée aux urgences de l’hôpital Laquintinie. Mais, elle n’est pas encore totalement hors du danger. Rachel perd encore beaucoup de sang et sa respiration est mal en point. Sous perfusion, la Béninoise respire désormais à l’aide d’un tuyau externe placé par les médecins. Toutes les minutes, elle vomit le sang sur un papier hygiénique. Quant à son bourreau, il a été arrêté le jour du délit, et relâché quelques heures après, par les officiers de la gendarmerie de Ngangué qui n’ont mené aucune investigation pour retrouver l’arme du crime.

 

Le nœud de l’acharnement

 
Selon des témoignages concordants recueillis à New-Bell, Edith Timkpan vivait avec son copain malien Capo Ibrahim, âgé de 35 ans, depuis trois mois. Au début, les deux tourtereaux partageaient un même toit et envisageaient même de se marier. Mais la mayonnaise ne prendra pas. Et peut-être plus jamais, parce que le concubin a tout gâché en tentant d’égorger sa dulcinée. D’autres sources nous apprennent que le Malien avait perdu son emploi, avant d’en trouver un autre quelques mois plus tard. Où il travaillait, on l’avait suspecté de dérober la farine pour donner à sa future épouse afin de renforcer son petit commerce. Il avait alors été dénoncé par les siens et viré par son boss.

 

Devenu chômeur, Capo ne pouvait plus faire le bonheur d’Edith. C’est alors que les problèmes se sont invités de force dans leur couple au point où Capo Ibrahim a commencé à déserter son foyer. De temps à autre, il prêtait ses oreilles aux « on-dit ». Le Malien, jaloux de son état, aurait été informé de ce que sa compagne entretenait déjà des relations avec un autre jeune homme à son insu. Le pire est qu’elle doit 120. 000 Francs CFA à Capo Ibrahim.

 

 

Il voulait m’égorger

 
Edith Timkpan a frôlé le pire. Ce vendredi 27 février après-midi, paralysée sur un lit d’hôpital, elle ne peut plus rien faire comme mouvement, ni même manger. « Il était déterminé à me tuer », raconte-elle à ses deux sœurs, Véronique et Emilienne. C’est ce matin, apprend l’une des gardes-malades, que le couteau a été retrouvé par les voisins avec le sang déçu. « A la gendarmerie, il a menti qu’il a seulement croqué Rachel avec ses dents », ajoute l’une des Béninoises.

 

« Edmond, mon frère est venu me dire que mon gars dit que j’ai trouvé un autre mari. Je lui ai appelé au téléphone pour lui dire de me laisser tranquille. J’ai ses 120. 000 Francs CFA que je voulais rembourser depuis…mais il refusait. Hier (jeudi, ndlr), vers 16 heures 30 minutes, il m’appelle pour me dire qu’il veut l’argent, je lui ai dit de ne pas me déranger. Il m’a menacé au téléphone, avant de venir où je vends avec un plastique noir. Il a pris la clé du domicile et m’a appelé. Quand je suis arrivée à la maison, il m’a directement brutalisé avec le couteau. Il m’a poignardé une première fois au cou, et quand je voulais fuir, il m’a encore administré le couteau à la nuque et puis une troisième fois au cou », raconte pour sa part Edith Timkpan. Dans la communauté béninoise de la ville de Douala, la fronde enfle à cause de ce drame. « Il va payer pour ce qu’il a fait », attend-on dans toutes les bouches de ses ressortissants ouest-africains qui jurent de voir le bourreau de leur sœur sévèrement puni.

 

Didier Ndengue

 


Lycée bilingue de New-Bell : L’escroquerie du proviseur mise à nu

Madame Eboa voulait imposer le paiement des frais exorbitants d’APE. Provocant la colère des parents d’élèves. Joseph Béti Assomo, gouverneur de la région du Littoral, calme la situation.

 
Emmanuel Yimga a muri sa colère sur une feuille blanche contre madame le proviseur du lycée bilingue de New-Bell. La plainte qu’il a dirigée est actuellement sur la table du procureur de la République près le Tribunal de Première instance de Douala Bonanjo. Dans celle-ci, le parent révèle que le proviseur et sa compagnie ont mis ses enfants dehors le 6 janvier 2015. Et ont également retenu leurs bulletins de notes du premier trimestre. Ce chantage, selon le plaignant, avait pour seul but de « m’extorquer de l’argent, sous le fallacieux prétexte des frais d’APE, association d’ailleurs clandestine, ne possédant ni statuts, ni règlement intérieur», écrit-il.

 
Au cours de l’assemblée générale du 19 février dernier, madame Eboa a répondu à Emmanuel Yimga. En effet, devant les parents présents à la réunion, elle a affirmé que les textes administratifs de leur association existent réellement. Pour le père des trois enfants, se référant aux lois du Cameroun, « nul ne devrait obliger un citoyen à adhérer à une Organisation contre son gré, en plus si celle-ci est clandestine, pire, si elle va à l’encontre des instructions des pouvoirs publics.» Selon les calculs d’Emmanuel Yimga, l’administration du lycée bilingue de New-Bell croque 165.000.000 (cent soixante cinq millions) de francs CFA chaque année au titre des frais d’APE, avec un effectif de 5000 élèves.

 
Justificatif

 
Madame le proviseur du lycée bilingue de New-Bell, dans le deuxième arrondissement, accusée d’abus d’autorité et de fonction, trouble de jouissance et tentative d’escroquerie par Emmanuel Yimga, a tenté de s’expliquer jeudi de la semaine dernière à propos des frais liés à l’Association des parents d’élèves (APE). De fait, le lycée bilingue de New-Bell oblige les parents d’élève à verser les frais d’APE dans la caisse de l’établissement. Pour se justifier, dame Eboa née Ndengué Thamar, a réuni les parents d’élèves autour d’une même table. Plus d’une cinquantaine environ a pris part à l’Assemblée générale tenue au sein de l’établissement d’enseignement secondaire qu’elle dirige depuis quelques mois déjà.

 

Elle a expliqué que les frais d’APE exigés jouent un rôle important dans l’encadrement des apprenants. A l’en croire, ces fonds profitent aux enfants, à travers la réhabilitation des salles de classe en état de détérioration, entre autres. Ces fonds sont passés de 28 000 à 33 000 FCFA cette année, soit une augmentation de 5 000 F cfa.
Face à ce réajustement soudain, dans un « pays pauvre très endetté », certains parents d’élèves n’ont pas contenu leur colère. Au point de susciter l’arbitrage du numéro un de la région du Littoral. Joseph Béti Assomo A en effet dû se pencher sur le cas d’Emmanuel Yimga (le père de Nguesse Nana Aristide Joël, élève en classe de 4e A1, Mbayem Nana Arthur Dulyn, élève en classe de 5e M6 et de Ngwe Fotou Mariette, élève en classe de 4e E2), qui a engagé une grève de la faim devant le lycée bilingue de New-Bell, le lundi 02 février 2015, pour contester la nouvelle donne imposée par le proviseur. Ses trois gamins avaient par ailleurs été virés de leurs salles de classe respectives pour non payement des frais d’APE qui s’élèvent en tout à 99.000 F Cfa.

 
Cours de lundi à dimanche

 
Au lycée bilingue de Déido, un autre établissement public, apprend un parent d’élève impuissant face au phénomène, non seulement les frais d’APE sont fixés à 30 000 et 40 000 F CfA, les élèves sont aussi obligés de payer les cours, « non pas de répétition, mais de samedi et dimanche, à 15. 000 FCFA par tête et par professeur, chaque trimestre ».

 
Certains enseignants de cet établissement repousseraient volontairement les cours au samedi et dimanche pour se faire les poches. « Ils ont mis tous ceux qui ne paient pas leurs cours dehors et leur ont demandé d’aller se plaindre chez n’importe qui », renchérit notre source. « Et si nos enfants doivent aller à l’école de lundi à dimanche, quand feront-ils leurs devoirs et travaux ménagers ? Quand pourront-ils laver leurs tenues de classe ?», interrogent d’autres parents. Approché depuis le premier trimestre pour amples explications sur cette tragédie, le proviseur du lycée bilingue de Déido est resté silencieux.

 

Didier Ndengue


Semaine marocaine à Douala : Les mascottes chérifiennes font le show

Des têtes couronnées de la musique traditionnelle du Royaume du Maroc ont explosé la scène de la capitale économique. C’était à la faveur d’un événement festif meublé par des réjouissances traditionnelles.

 
Au Cameroun, Alaoui est loin d’être connu…Le groupe de musique que découvre pour la première fois est suffisamment connu au Maroc et dans tout l’espace magrébin. Là-bas, il est un « bien national ». Le prototype de mascottes ayant pignon sur rue. Raisons simples : leurs chansons parlent de la vie courante, d’amour, et bien d’autres choses.

 
Elles invoquent toutes les choses importantes de la vie, sans oublier les aspects sociaux ; elles sont tirées du quotidien au Maroc et ne sont pas débitées uniquement que dans de grandes soirées et hôtels. Toutes choses pour lesquelles le palmarès d’Alaoui indique que le groupe est apprécié même au sommet du Royaume. Ils ont maintes fois presté pour le souverain chérifien, le Roi Mohammed VI, lors des grandes manifestations. En fait, la bande à Moulay El Hassan Alaoui n’a pas encore l’occasion d’enregistrer un album en dépit d’une source d’inspiration intarissable.

 

Avec son compagnon Bouarib Abderrazak, El Hassan Alaoui tient le Groupe Alaoui. Les deux spécialistes de la musique andalouse excellent ensemble depuis trente ans. Le plus jeune du groupe, professeur de musique pour enfant au Maroc, Bouarib Abderrazak officie au piano. C’est cette flatteuse carte de visite qu’Alaoui est venue vendre au Cameroun pour des spectacles de rêve en langue arabe, française ou anglaise.

 
Du 10 au 14 février 2015 à Douala, les publics camerounais et marocain se sont délectés de ses mélodies. La randonnée était quotidienne, de 12 heures à 14 heures et en soirée autour de plusieurs délices à la marocaine. On a par exemple assisté à un défilé de mode, animation, gastronomie et tombola surprises. Et comme il est généralement de coutume chez les marocains, le thé à la mente « chaï » n’a pas manqué sur les tables des invités. « On le prend après chaque repas, avec la pâtisserie, dans des mariages, et quand on reste en groupe. C’et une tradition très ancienne », explique le jeune homme marocain chargé de préparer le thé vert.

 

Didier Ndengue


Dans les communautés : Souleymane Nougtara remonte les bretelles aux burkinabè de Douala

Le président de ces ressortissants ouest-africains installés dans la capitale économique camerounaise ne supporte plus l’incrédulité et l’absentéisme de ses homologues pendant des grands rassemblements annuels.

 
« Chez les hommes intègres, le linge sale se lave en famille.» C’est par cette expression que Souleymane Nougtara a ouvert la dernière assemblée générale annuelle de la colonie burkinabè le 01 février 2015 à Douala. Le premier constat fait par le président est l’absence de ses homologues à cette réunion de grande envergure qui traite essentiellement des problèmes de leur communauté. L’absence s’est également faite observée au niveau du bureau exécutif où les sièges de Souleymane Lesgo, le trésorier et de son adjoint étaient carrément vides. Souleymane Nougtara n’a pas apprécié ce gros manque au moment où leur communauté tient absolument à se redresser et à marcher main dans la main. « Nous devons être clairs entre nous. Et nous devons prouver que nous sommes tous burkinabè », s’est-il exprimé tout en appelant tous les ressortissants burkinabè de la ville d’éradiquer la haine et la rancune qui les animent.

 
Ces vices se font ressentir tous les ans en cette période précise. « Nous ne voulons pas de rancune dans la communauté. C’est pendant des réunions qu’on prend le pool de l’état de santé de chacun d’entre nous. Donc, assister à ces réunion est une obligation », renchérit Souleymane Nougtara pour qui l’argent ne devrait pas être au centre des préoccupations de ses compatriotes pendant leurs assises. Selon lui, « nous pouvons nous entraider avec des idées. Ce n’est pas seulement avec l’argent qu’on règle tous les problèmes. On les règle aussi avec l’entente, l’union, le respect mutuel. Nous ne devons pas être arrogants». Prenant la parole, « papa Anatole », l’un des doyens de la communauté a, sans en retrancher un seul mot, approuvé le courroux de leur leader : « je vous supporte, il n’est pas normal que la salle soit vide pendant un si grand rassemblement».

 

Jetons

 
L’argent déchire régulièrement les hommes. Et les burkinabè ne sont pas en reste. La gestion des cotisations de cette communauté de plusieurs centaine d’âmes fait problème dans la cité économique. L’assemblée générale a passé la trésorerie au crible. En l’absence de son patron, bien évidemment. Souleymane Lesgo aurait justifié son absence. « Je me suis rendu là-bas avant la réunion, pour dire que je ne pouvais pas être là à cause de mes nombreuses préoccupations. Je n’ai pas trouvé le président, alors j’ai laissé le message au secrétaire général adjoint », a répliqué le trésorier, rencontré quelques jours après.

 

En tout cas, son absence a été d’un impact capital parce qu’il y a de fortes sommes d’argent qu’il devait récupérer chez un responsable du bureau depuis très longtemps. Les frais d’adhésion à l’association des burkinabè de Douala s’élèvent à 15 000 FCFA, les cotisations annuelles sont fixées à 24 000 FCFA, et 2 000 FCFA de frais mensuel. Cet argent leur permet d’aider les membres en difficultés. Gardée dans la caisse noire de la communauté, l’enveloppe s’élevant à 1 067 000 FCFA (un million soixante sept mille) n’a pas gonflé à cause des nombreuses dettes non soldées depuis plus de trois ans par certains membres véreux.

 
De nouvelles bases en 2015

 
Rendre visite aux burkinabè détenus à la prison centrale de Douala et leur apporter un réconfort, n’était pas inscrit à l’ordre du jour de la réunion, mais sur proposition d’un participant, Souleymane Nougtara a aussitôt adopté ce point comme faisant partie des résolutions à matérialiser cette année. L’ouverture d’un compte bancaire pour préserver les fonds de la communauté devrait également être effective au courant de 2015, ainsi que la légalisation du collectif auprès des autorités camerounaises. Il en ressort que des amendes, comme le recommande leur texte, doivent être administrées aux indisciplinés de la communauté.

 

Didier Ndengue