Didier Ndengue

Enjeux économiques : Il faut assainir et repositionner l’ANOR

La structure dirigée par Charles Booto à Ngon sera édifiée sur son vrai rôle cette semaine à Douala, au cours des Masters de la qualité organisés par le Ministère des mines, de l’industrie et du développement technologique (Minmidt), après plusieurs semaines de flou autour de l’huile de soja raffinée Jadida.

 

Depuis quelques semaines, les consommateurs de l’huile de soja Jadida sont confus, suite à des informations parues dans des médias locaux. Celles-ci font état de ce que, selon une étude menée par l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun ( Asroc), l’huile végétale raffinée de marque « Jadida », serait impropre à la consommation. Qu’elle ne répondrait pas à la norme NC 77 2002-03 Rev. 1 (2011), relative aux huiles végétales portant un nom spécifique enrichies à la vitamine A. Selon cette même organisation, la société importatrice de ce produit très prisé au Cameroun viole « l’Arrêté conjoint N°2366 Minsante/Minimidt/ Mincommerce du 24 août 2011 rendant cette norme d’application obligatoire et sur la base d’un faux certificat de conformité visant la norme sur la margarine et la mayonnaise », rapporte le bihebdomadaire « La Météo. »

 

Suite à ces révélations scandaleuses des « experts », l’Agence des normes et de la qualité (ANOR), le gendarme de ce domaine, en date du 05 février 2015, aurait frappé très fort, selon le quotidien « Le Messager », en sommant le président directeur général de la société Coppeq Sarl, de suspendre toutes les publicités faites dans les médias relatives à l’huile de soja raffinée Jadida. Le patron de l’ANOR les considère comme « publicités mensongères ». « Je vous demande dès réception de la présente lettre de prendre immédiatement attache avec lesdits médias aux fins de suspendre les publicités », écrit Charles Booto à Ngon.

 

Revirement du régulateur

Le camp d’en face est aussi monté au créneau pour dire son mécontentement. La société inculpée s’est franchement défendue. Premièrement, elle a pondu un communiqué de presse dans laquelle elle dénonce « une campagne d’intoxication et de désinformation sagement orchestrée par certaines personnes sur l’huile de soja Jadida ». Ce complot viserait à ternir l’image de son produit phare. A ceux qui remettent l’huile Jadida en cause, la Coppeq rassure qu’elle « est produite par la société tunisienne Medoil, filiale de la société Poulina group Holding…..et dont le produits sont certifiés ISO 9001, ISO 22000 etc… ».

 

A en croire la hiérarchie de l’aliment, Jadida est commercialisée au Sénégal, en Angola, en Tunisie, en France, en Espagne, aux USA, au Maroc etc.…Au Cameroun, « l’huile de soja Jadida jouit d’un certificat de conformité encore valide n°00107/2014/ANOR/DG/DAC/MSP délivré le 1er août 2014 après des analyses poussées en laboratoire effectuées par les experts assermentés contrairement aux allégations des détracteurs. » De toutes les façons, il n’y a pas que ces détracteurs tapis dans l’ombre qui ont poignardé cette denrée alimentaire, même le régulateur l’a officiellement fait dans sa correspondance relative à la suspension « des publicités mensongères ».

 

En effet, Charles Booto à Ngon indiquait que l’Anor « a adressé un certificat de conformité le 6 juin 2014 suite à une erreur qui s’y était glissée et cela malgré les non-conformités jugées mineures par les experts ayant travaillé sur le dossier au regard des résultats effectués. » Curieusement, quelques jours plus tard après cette correspondance, alors que la polémique autour de l’huile végétale raffinée Jadida prend des proportions considérables, le staff managérial de l’ANOR retourne sa veste. Jeudi 19 février de la semaine dernière à Douala, au cours d’une conférence de presse visant la restauration de l’aliment, le boss de l’Agence des normes a dit qu’il n’a jamais interdit la consommation de l’huile de soja Jadida.

 

Réparation des gaffes

Après la polémique autour de Jadida, le ministère des mines, de l’industrie et du développement technologique (Minmidt) organise, du 25 au 27 février 2015 dans la capitale économique, les Masters de la qualité. Cette initiative « permettra de repositionner l’Anor à sa place », espère un expert de la certification. Ce dernier croit que « l’Agence des normes se trompe et impose à une entreprise à ne pas faire de la publicité ». « Il s’agit d’une prérogative du ministère du commerce », ajoute-t-il.

 

Les Masters de la qualité qui s’ouvrent mercredi prochain au Castel Hall de Bonapriso permettront donc de densifier la communication sur la promotion et le développement de la qualité. Cela dans le cadre d’une politique et d’une stratégie nationale de développement de la qualité au Cameroun en synergie avec les parties prenantes de l’infrastructure nationale qualité. Selon le communiqué de l’événement parvenu à notre rédaction, plusieurs facteurs obligent à constater une faible appropriation du concept d’infrastructure qualité et de ses enjeux : la confusion des rôles entre acteurs en charge de la promotion de la qualité ; la collusion entre les acteurs en charge de la réglementation et ceux en charge de la normalisation ; la marginalisation des acteurs privés dans le cadre du processus d’évaluation de la conformité ; l’absence d’une instance en charge de l’accréditation des organismes nationaux d’évaluation de conformité ; la faible appropriation de la démarche qualité dans les organisations ; l’absence d’une intelligence nationale en faveur de la promotion de la qualité.

Didier Ndengue

 


Transport aérien : Royal Air Maroc défie Ebola

Malgré la propagation de l’une des épidémies les plus meurtrières du siècle, la compagnie aérienne chérifienne n’a pas cessé de desservir la région africaine frappée par le virus de la fièvre hémorragique.
Dans son rapport annuel rendu public ce mois à Casablanca, et diffusé par sa filiale camerounaise, Royal Air Maroc (RAM) fait savoir que la compagnie aérienne a transporté près de 1,3 millions de passagers sur ses dessertes en Afrique en 2014. Ce résultat a été réalisé entre le 1er novembre 2013 et fin octobre 2014. Comparativement à l’exercice précédent, le taux du trafic de la RAM a connu une hausse de 16%. L’année écoulée, le top management de la compagnie nationale s’est félicité d’avoir opéré 16 285 vols sur les 32 routes aériennes qu’elle effectue sur le continent. En 2014, alors que le monde entier est secoué par la terrible fièvre hémorragique à virus Ebola, la RAM prend toutes les mesures préventives pour protéger ses passagers de cette épidémie qui a tué des milliers de personnes en Afrique.
Solidarité internationale
Contrairement à ses concurrentes, la compagnie chérifienne n’a pas séché les pays ouest-africains frappés par le virus. « Royal Air Maroc a maintenu ses liaisons aériennes avec les pays touchés par l’épidémie dans une action de solidarité responsable et suite à l’appel des organisations internationales impliquées dans la lutte contre cette épidémie dont l’OMS », soutiennent à l’unisson, les responsables du patrimoine marocain. C’est donc dans cette optique que la multinationale va exercer en toute quiétude et enregistrer des performances sur neuf points qui ont largement contribué à la hausse de son pourcentage cette année. Il s’agit notamment des vols reliant le Maroc aux capitales du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Mauritanie, de la Guinée, du Nigéria, de l’Algérie, de la Tunisie et du Gabon. Près de 782.000 passagers au total ont été transportés grâce à ces liaisons régulières.
Partenariats solides
« Ce résultat traduit l’engagement de la compagnie nationale dans la stratégie de renforcement de son ancrage dans son milieu naturel en développant son réseau dans le continent et en améliorant son offre et ses services au profit de la clientèle en Afrique», se félicite-t-on à la RAM. Ce résultat, assez flatteur, est le fruit de son « implication sincère et responsable dans le développement du continent conformément à la politique de solidarité adoptée par le Royaume en Afrique.» Cette performance, la compagnie l’a doit aussi à ses partenaires des grandes manifestations culturelles et artistiques du continent telles Dak’Art au Sénégal, le MASA (Marché des arts et spectacle africains) de la Côte d’Ivoire, le FESPACO (Festival panafricain de cinéma) du Burkina Faso…

 

Didier Ndengue


Douala : Les jeunes répondent à Paul Biya

Ils jettent un regard critique sur le discours présidentiel du 10 février à l’occasion de la célébration de la 49e fête de la jeunesse.
Ils ne font pas prier pour dire leur mécontentement, après avoir écouté le discours du président de la République sur les antennes de la radiotélévision nationale, à la veille de la commémoration de leur fête nationale. Dans la capitale économique du pays, parmi les principaux concernés par la 49e édition de la fête de la jeunesse, célébrée sous le thème : « Jeunesse et préservation de la paix pour un Cameroun émergent », très peu accordent une importance particulière au message du chef de l’Etat. Ceux des jeunes qui ont sacrifié un peu de leur temps pour l’écouter se disent déçus.
Nombreux constatent un discours trop bref et marquant du concret. « J’ai trouvé que son discours était très court, j’ai aussi remarqué qu’il ne s’est pas focalisé sur le concret, tout est encore dans l’avenir », constate Sylvanie Séké, comptable. Pour cette jeune camerounaise âgée d’une vingtaine d’années, certaines professions auxquelles le président Paul Biya a fait allusion dans son discours n’existent pas sur le plan académique. Ce qui fait que le pays sera toujours obligé d’aller chercher la main d’œuvre ailleurs pour exécuter des travaux sur son propre territoire. « Alors qu’il peut en former », estime-t-elle. « Le faite que le discours soit court m’a vraiment choqué, avec la situation d’instabilité que nous traversons aujourd’hui ; l’augmentation des prix des denrées alimentaires et j’en passe
Sylvanie Séké confie que c’est un discours hypocrite parce que le président est conscient que tous les Camerounais ne peuvent pas se payer les formations académiques invoquées dans son adresse. « Est-ce que ces emplois annoncés riment avec salaires ? Parce que je connais certains jeunes qui ont été recrutés dans la fonction publique dans les 25. 000 emplois récemment annoncés qui attendent toujours leur premier salaire », souligne pour sa part Antoine Fridolin Aloumbé, jeune cadre dans une imprimerie. Ce dernier est néanmoins d’avis avec le chef de l’Etat que des oiseaux de mauvais augures utilisent régulièrement les réseaux sociaux pour crucifier leur proie aux yeux de la communauté internationale. « C’est un moyen de dissuasion qui court dans les autres pays. C’est un appel à l’unité nationale qui englobe le problème Boko Haram », ajoute-t-il.
Plan « B »
Franck Essi, jeune leader politique, a fait le tour des médias de la capitale économique la semaine dernière, pour commenter le discours présidentiel. Sollicité par plusieurs présentateurs d’émissions, le secrétaire général du Cameroon people’s party (Cpp), a laissé entendre qu’il n’avait aucune attente en termes de mesures fortes sur le plan économique. Pour lui, les jeunes ne sortiront jamais de la situation de désarroi avec un discours aussi flou. Grosse modo, Franck Essi est resté sur sa faim.
Pour mettre fin aux illusions, Sylvanie Séké se veut réaliste : « pour contrer ce malaise, je propose l’entreprenariat. On est dans une logique où chacun porte sa croix. Donc, on doit apprendre à lancer nos propres activités sans l’aide du gouvernement. Je constate que les jeunes se réveillent déjà, mais les mentalités doivent aussi changer. Formation et auto-entreprenariat sont pour moi une bonne solution. Mais les jeunes doivent aussi apprendre à se regrouper et former une synergie pour monter des projets solides.»

 

Didier Ndengue


Coopération : France Volontaires noue un nouveau partenariat

L’association a signé un accord parfait le 10 février 2015 avec l’association des Régions de France pour renforcer la place de l’engagement volontaire à l’international dans les politiques régionales.

 

C’est mardi 10 février dernier qu’Alain Rousset, président de l’Association des Régions, et Jacques Godfrain, président de France Volontaires ont conclu un accord de partenariat pour renforcer la place de l’engagement volontaire à l’international dans les politiques régionales.

 
Mme Annick Girardin, Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie a honoré de sa présence cette signature. Les Ambassadeurs du Maroc et de Madagascar étaient en outre représentés à cet évènement.

 
L’Association des Régions de France est l’instance de représentation des Régions françaises. Elle a un rôle important de plaidoyer mais également d’appui aux Régions françaises dans la mise en œuvre de leurs politiques.

 
Les axes du partenariat entre l’ARF et France Volontaires consistent à :
• Promouvoir les engagements volontaires et solidaires à l’international auprès des Régions,
• Développer les initiatives de soutien aux engagements volontaires et solidaires à l’international, particulièrement dans les champs du développement durable, de la réciprocité, de la Francophonie,
• Appuyer les comités régionaux pour la mobilité internationale prévue dans le cadre du plan Priorité Jeunesse,
• Produire et partager des connaissances sur les impacts des expériences de volontariat à l’international,
• Développer des coopérations avec le monde de l’entreprise.

 

Didier Ndengue
(Avec France Volontaires Cameroun)


Douala : Les ouest-africains évaluent la CAN 2015

Au menu : les violences commises en demi-finale contre le Ghana par les supporters du Nzalang nacional ; la déculottée sénégalaise ; le tirage au sort en défaveur de la Guinée Conakry, etc.

 
Il est plus de 17 heures ce samedi 07 février 2015 au quartier Bali. En ce moment précis, le match de classement de la 30e Coupe d’Afrique des Nations de football (Can) se joue en Guinée Equatoriale. Malheureusement, les populations du quartier Bali, à cause des délestages, sont privées des images de la petite finale. Tout le coin est plongé dans le noir jusqu’au quartier Nkongmondo ; et ça dure déjà depuis plus de deux heures. Cet état de chose a obligé tous les travailleurs du coin, majoritairement étrangers, à ouvrir les portes et fenêtres de leurs ateliers pour empêcher la chaleur de les étouffer. Sans électricité, les stylistes d’ici ne peuvent donc pas exercer, car possédant des machines à coudre électriques.

 
Le malien Dansoko Mamady et ses collègues en profitent pour diviser. Leurs conversations tournent autour des divers de la Can. Avec le sénégalais Touré Modu, ils invoquent tout. Les deux supporters originaires de l’Afrique de l’ouest sont déçus par leurs sélections nationales respectives. Le malien se plaint du tirage au sort de la Confédération africaine de football (Caf) qui a retiré son équipe de la compétition. « On devait les laisser gagner sur le stade. Vraiment, l’instance du football africain devait initier les prolongations et non le tirage au sort », s’indigne Dansoko Mamady.

 
En acceptant l’organisation de la Can 2015, Malabo avait d’office marqué des points aux yeux de la communauté internationale. Mais avec les actes d’animosité enregistrés par ses supporters, lors de la demi-finale contre les Blacks Stars du Ghana, le pays d’Obiang Nguema Mbasogo a largement esquivé la moyenne. Awa, une burkinabè, n’en revient toujours pas : « pourquoi ils ont fait ça ? Les équato-guinéens là ne sont pas bien. Commettre des sales choses pour un simple jeu, c’est vraiment imbécile de leur part. J’entendais seulement parler qu’ils étaient méchants, j’ai moi-même eu la confirmation en direct.»

 

« Ils ont soulagé le continent, en organisant après le refus du Maroc. Mais le scandale qu’ils ont fait n’était pas bien », condamne pour sa part, Dansoko Mamady. Si pour les deux intervenants, le pays organisateur de la Can 2015 est un mauvais perdant, Touré Modu croit pour sa part que la défaite n’est pas facile à digérer sur son propre territoire : « Il faut saluer la bravoure du président Obiang. Ce n’est pas facile d’accepter d’organiser une telle compétition en deux mois. Et il faut aussi être réaliste, ce n’est facile pour personne de contenir sa colère après une défaite chez soi. On a aussi vu ça ailleurs, mais ce n’est pas une bonne chose. Ça fait mal de perdre, mais en football, on recommande le fairplay », explique Touré Modu.

 
L’Afrique de l’ouest, championne du continent

 
Touré Modu, le lion de la Téranga, a été déçu par les choix tactiques du coach sénégalais : « C’est notre entraineur qui nous a tué en changeant subitement les joueurs. Le Sénégal devait au moins sortir au deuxième tour, mais l’entraineur a traumatisé les joueurs.» Severin Amoussou n’avait pas une équipe favorite sur les seize qui ont pris part à la Can. Le togolais se rangeait seulement du côté des vainqueurs comme la Côte d’Ivoire, dont il a reposé tous ses espoirs jusqu’en finale. « Le match de classement ne m’intéresse pas. C’est la finale de demain (dimanche, Ndlr) que j’attends impatiemment. Je souhaite que la Côte d’Ivoire gagne. En plus, c’est sa dernière chance. Leur victoire contribuera certainement à la réconciliation de leur pays.»

 
L’équipe ghanéenne a fait preuve de grandeur sur les pelouses de Malabo. Avec un début de compétition timide, elle s’est finalement imposée jusqu’au bout. « Elle a débuté avec des défaites pour arriver à la finale. C’est un parcours extraordinaire », allègue Touré Modu. « Le Ghana a une bonne équipe, mais la Côte d’Ivoire a les meilleurs joueurs du continent. Elle va gagner par 2 buts à 0 », pronostique l’ivoirien Ibrahim Traoré, tout confiant.

Didier Ndengue


Performance : Henri Fotso, l’autre vainqueur de la Can 2015

Le Lion indomptable de la chanson a brillé comme une étoile sur la scène de Festi-Can à Malabo. Portait d’un journaliste qui chante et enchante.

 
Il ne s’est pas fait remarquer en maillot sur les pelouses gazonnées à l’occasion de la Can à Malabo. Et pourtant, Henri Fotso était bel et bien présent en Guinée Equatoriale. Sur la scène de Festi-Can précisément. Au festival de musique initié à l’occasion de la 30e édition de la Can, le journaliste de renom a tenu un autre rôle : celui de chanteur. On se souvient que peu de jours avant le premier match de la bande à Stéphane Mbia, Henri Fotso avait balancé un post sur sa page Facebook, appelant tous les supporters des Lions à faire comme lui. « Le Cameroun sera à l’autre front, sportif celui-là, dès ce 20 janvier à Malabo, en Guinée Equatoriale. Chacun doit mettre du sien pour que la victoire finale soit nôtre. Moi, je vous propose ce que j’ai fait dans cette perspective », pouvait-on lire sur sa plateforme.
D’où un titre « Lions indomptables », disponible sur YouTube. Cette chanson est extraite de son tout récent maxi single « CAN 2015 », sorti le 19 janvier 2015 avec trois titres. Il a été mis sur le marché discographique en marge de la Can en Guinée Equatoriale. A en croire l’artiste, « CAN 2015 » annonce l’album « Sans Paradoxe », en studio. Le deuxième du genre d’Henri Fotso, après « L’autre côté de moi » sorti le 17 janvier 2012. La dernière galette musicale consacrée à la coupe d’Afrique connait un succès époustouflant en terres guinéenne et camerounaise.

 

Le 25 janvier dernier, l’incroyable artiste musicien a donné deux spectacles inédits à Malabo, à l’invitation des communautés Bandjoun pour le premier, et Mifi pour le second. Séance tenante, Henri Fotso s’est réjouit d’avoir vendu 100 CD audio en ces temps difficiles « où les CD ne se vendent presque plus, les gens préférant jouer sur les cartes et clé USB les copies des DJ », explique-t-il.

 
A cause de sa performance scénique, Henri a été arrosé de billets de banque sur scène par les ressortissants des deux communautés camerounaises à Malabo. Le triomphe ne s’est pas seulement limité dans les colonies. Même la communauté internationale en a gouté un bon bout du maxi single à travers le Festi-CAN. Et pour couronner le tout, Henri Fotso a eu le privilège de clôturer le festival de musique le 7 février en veillée à la finale de la Can du 8 février. Sa prestation est intervenue une semaine après celle de la diva Coco Argentée. Autrement dit, Henri Fotso a remporté la coupe d’Afrique des Nations, musicalement parlant.

 

Didier Ndengue

Prolongation : l’artiste en concert à Buea

 
C’est autour du show business qu’il trouve son plaisir. Et point de repos tant que les objectifs ne sont pas encore atteints pour Henri Fotso. Pour preuve, après un long séjour en Guinée Equatoriale, son aventure va se poursuivre dans quelques jours aux pieds du Mont Cameroun à Buea. Il y sera le 14 février 2015 dans le cadre de la Course de l’espoir. Là-bas encore, le chanteur-journaliste a été programmé non seulement pour couvrir cet autre événement sportif historique, mais aussi pour prester au stade Molyko.

 
Ces deux sorties en moins de deux mois inaugurent sans doute une année de gloire. D’ailleurs, un journal français l’avait déjà prédit après la sortie du maxi single dédié à la Can. En effet, « le journaliste qui chante et enchante » figure partir les sept musiciens camerounais à suivre en 2015, selon la sélection du site d’information de « Le Point » consacré à l’Afrique. Il y occupe la sixième place du classement devant Longué Longué et derrière Mani Bella, Stanley Enow, Denise Naafa, Clarisse Wopso et X-Maleya. Le correspondant de ce journal à Yaoundé décrit le géniteur du service culturel et ancien Secrétaire de rédaction (Sr) du quotidien « Le Messager » comme un réalisateur, scénariste, producteur, journaliste et essayiste qui s’est également fait remarqué en 2012 dans le domaine cinématographique à travers son film de fiction Le Correspondant.

 
D’abord sorti en moyen métrage de 52 minutes, avant d’être disponible dans sa version intégrale en 1h 20 mn, Le Correspondant met en scène un journaliste africain qui travaille pour une radio basée à Paris (France). Le jeune homme est envoyé sur une île pour couvrir des élections générales. Cela reviendra à se « questionner sur les risques et l’éthique du journalisme, la prostitution, le proxénétisme, l’intégrisme religieux et la pauvreté», résume une critique du film. Celui-ci avait été en 2011 interdit de projection sur l’ensemble du territoire camerounais par la Commission nationale de censure, portée par le ministère des arts et de la culture. Les autorités camerounaises redoutaient alors les effets de ce film sur les populations alors que le pays traversait une période électorale sous fond de contestation. Pourtant, « Le Correspondant est un film visionnaire, une histoire au présent et au futur », chante Henri Fotso dans une chanson qui porte le même titre que le film finalement donc autorisé en février 2012.

 
Le meilleur des hits parades

 
« La Coupe d’Afrique des nations qui se déroule actuellement en Guinée équatoriale lui a donné l’occasion de revenir sur la scène musicale avec son titre « Lions indomptables » qui caracole en première position dans les hit-parades nationaux », renchérit le confrère du Point. A Douala, ville de résidence de l’artiste, Hit Radio fait savourer les trois tubes (A Guinea Ecuatorial, Lions Indomptables, La Senav pour le monde) du maxi single CAN 2015 à ses nombreux auditeurs. La radio nationale équato-guinéenne à Malabo, par ailleurs, a adopté la chanson « A Guinea Ecuatorial » presque comme un hymne pendant la Can.

 
En effet, le weekend de l’année de présentation de son premier album « L’autre côté de moi », Henri Fotso avait confié aux confrères qu’il écrivait des textes de chansons depuis une vingtaine d’années « sans être conscient du fait de pouvoir faire de la musique». Sa première galette musicale de huit titres est un mélange de makossa (rythme camerounais) de zouk, de slow et de folklore bamiléké qu’il nomme le « Gnemouto’o.» Après sa sortie, l’horizon de l’artiste s’est encore plus dégagé. Et ce n’est pas le disque en préparation qui viendra prouver le contraire.

 
Aujourd’hui, sans risque de se tromper, Henri Fotso croit avoir trouvé ses repères parmi tant qu’autres passions qu’il traine. «Mes chansons me sont inspirées des dieux et des déesses. Des esprits dont je suis sous la dictature», se confiait-il à la presse le 12 janvier 2012 à l’occasion de la présentation de l’autre face cachée de lui.  Jusqu’à la mise de son premier album sur le marché discographique, «le journaliste qui chante» ne nourrissait officiellement aucune ambition dans ce domaine. D’où son autre pseudonyme : « L’imprévisible… »

 
Le show et le business en un seul homme

 
Lui, c’est un géant. Un imprévisible. Capable de surprendre à tout moment à travers ses multiples initiatives. Henri Fotso est non seulement au cœur de plusieurs projets d’envergure nationale et internationale, mais ne cesse d’en concevoir et matérialiser d’autres.
On se souvient encore des effets de ses différents ouvrages littéraire, notamment « Cameroun : Le drame d’une histoire de droits », paru aux éditions du Gracas, en septembre 1996. On ne saurait oublier ses grands entretiens journalistiques avec des chefs de mission diplomatique au Cameroun, ses articles, ses documentaires, ses séances de formation en audiovisuel,…En une seule phrase : Henri Fotso est d’une polyvalence insaisissable. Ce mot colle bien à la peau du promoteur de l’Agence africaine d’information et de communication (AIC), spécialisée en presse écrite, en radio, en télévision et en internet basée à Douala, capitale économique camerounaise.

 
Au Cameroun, Henri Fotso triomphe chaque année dans l’audiovisuel qu’il maîtrise parfaitement, pour avoir produit plusieurs documentaires diffusés sur la télévision nationale. Par ailleurs président du Syndicat national de l’audiovisuel du Cameroun (Synavcam), il a lancé un appel aux institutions publiques le 27 octobre 2014 « afin qu’elles puissent continuer à aider le secteur audiovisuel camerounais à se structurer, et à se professionnaliser pour un bien être collectif et pour que nous puissions avec efficience, dirait la directrice de l’Unesco Irina Bokova, léguer aux générations futures les moyens de comprendre leurs origines.» Il interpellait ainsi le ministère des arts et de la culture, le ministère du travail et de la sécurité sociale, et le ministère de l’emploi et de la formation professionnelle. Pour sa part, Henri Fotso se bat avec les moyens de bord pour donner plus de visibilité à ce domaine d’activité qu’est l’audiovisuel.

 
Chaque année, le 27 octobre, il commémore la « Journée internationale du patrimoine audiovisuel » et préside en décembre l’organisation de la Semaine nationale de l’audiovisuel (Senav), à travers laquelle il consacre une chanson dans son maxi single Can 2015, une chanson intitulée « La Senav pour tout le monde. » Façon pour le journaliste artiste de répondre aux exigences de l’Unesco, qui recommande la «sauvegarde et la conservation des images en mouvement » pour leur importance culturelle et historique.

 

D.N


Afrique : les entreprises web se connectent à la fête de l’amour

Un peu partout sur le continent Afrique, les joint-ventures d’Africa Internet Group ont initié des actions fortes et riches qui meubleront la journée de l’Amour afin de la rendre accessible à tout le monde. Découverte des initiatives qui meubleront la Saint-Valentin 2015.
Fidèle à ses principes, Africa Internet Group (AIG) au travers de ses filiales, a décidé de se meubler de rose et d’accompagner un public beaucoup plus large dans la confection de cadeaux, la remise ou l’organisation de soirées ou de rencontres romantiques. Quel que soit le pays d’Afrique dans lequel AIG, pionnier continental de l’internet, a été implanté, aussi l’effervescence et le déploiement devraient en être de même. Mais pourquoi choisir de donner un coup de main aux amoureux quand ils ont la latitude de s’organiser eux-mêmes ?
La réponse à cette interrogation a été donnée par le grand public : les bourses ne sont pas toutes proportionnelles aux besoins qu’ils ont. La distance tout comme le facteur « temps » de savoir quand et comment faire un cadeau à son (sa) bien-aimé(e) apparaît comme une véritable équation mathématique. Avec l’apport d’Internet et de ses avantages, plusieurs personnes ont préféré laisser les professionnels du numérique « encadrer » leur amour. Les sites www.kaymu.cm et www.jumia.cm optent de concevoir des packages pour les clients ayant passé des commandes sur leur site ; de les emballer et de les livrer : une excellente idée qui conjugue gain de temps et allie surprise à plaisir. Ce sont environ 62 % de jeunes amoureux qui font confiance à ce service. « Je suis au Cameroun, mais pour mon fiancé qui est au Nigeria. Je lui ai fait une surprise qui lui sera livrée le 14 février », dit Edith Manenga, secrétaire de direction camerounaise.
Les plus nantis ou les mieux organisés n’ont pas manqué de perspicacité en s’adjugeant les services de location de véhicule via le web. Parmi les références en la matière, c’est www.carmudi.cm, filiale d’AIG également présente dans plusieurs pays d’Afrique, qui a été sollicitée pour la facilité et l’accompagnement dans ses services. Les Africains comprenant davantage qu’avec Internet, ils rentabilisent juste en un clic, ont vite fait d’y greffer des activités connexes (coaching en amour ; service floral ; sécurité rapprochée ; chanteurs ou poètes personnels…). « En amour, il faut savoir mettre les moyens qu’il faut. Si un homme impressionne une femme, il fait appel à nous, les Ayang-Khunka ou chanteurs d’amour, et nous, on chantera des mélodies douces dans leur voiture », raconte Martine Oshum Nige, chanteur lyrique ghanéen.

 

Les offres pour les amoureux africains
Les offres pour les amoureux africains

Avec Internet, il est devenu plus facile de nouer des contacts, d’organiser des rendez-vous, de réserver un restaurant ou de commander un repas. Fort de cette nouvelle norme qui réussit dans un continent en plein développement comme l’Afrique, www.lamudi.cm s’est proposé de disposer des maisons meublées et décorées sous la thématique « St. Valentin pour des moments plus conviviaux en couple ». Lamudi.cm qui jouit d’une excellente notoriété en Afrique, connait une adhésion de 74 % de personne. Il en est de même pour le site de réservation d’hôtel www.jovago.com où les amoureux les plus fortunés ou en quête d’originalité n’hésitent pas à lui faire confiance. AIG qui compte plusieurs établissements hôteliers en Afrique comme dans le monde, leur fait toujours un éventail de choix pour plus de liberté et d’aisance. « La meilleure façon de vivre l’amour à la Saint Valentin, c’est à l’hôtel de luxe ! C’est là-bas que tu dois dire à la femme que tu l’aimes sinon ça ne sert à rien. Changer d’aire permet de renforcer la flamme de l’amour », déclare Matua Katombala, designer congolais. Pour le 14 février 2015, AIG met les petits plats dans les grands et se donne le défi de faire vivre encore une nouvelle saison rose en Afrique.

 


Galère au Cameroun : La jeunesse est aussi coupable que les vieux

Ce mercredi 11 février 2015, le Cameroun commémore la 49e fête nationale de sa jeunesse sous le thème « Jeunesse et préservation de la paix pour un Cameroun émergent.» Pour beaucoup d’observateurs, cette célébration n’a pas sa place dans un pays où les vrais concernés, déboussolés, perdent le nord.
Des enfants soldats. J’en ai vu jeudi dernier à Bonanjo, à la délégation régionale de la sureté nationale. Plus d’un millier environ. Ils y étaient dans le cadre du recrutement dans l’armée camerounaise. Leur tranche d’âge varie entre 18 et 23 ans, peut-être plus. La majorité d’entre eux est issue des familles extrêmement pauvres. Une jeune fille m’a confié que « de rester à la maison à chercher du travail sans succès, il fallait que je postule. » Elle n’a que 18 ans et veut déjà laisser les bancs de l’école pour se lancer dans la vie active.
Mais son dossier de candidature, pourtant correct, a été rejeté. « J’ai postulé dans la catégorie commissaire. Mais la dame qui a reçu mon dossier a trouvé que j’étais trop jeune pour ce poste. Elle m’a conseillé de retourner à l’école», renchérit-elle, fâchée. Le message a été bien enregistré. Mais la jeune fille s’obstine. Elle compte y revenir l’année prochaine quand elle aura 19 ans. Sa manière de parler et d’articuler les mots m’ont donné la chaire de poule. Une si belle, douce et naïve jeune fille peut-elle faire du mal aux méchants ? En tout cas, on dit souvent que le diable a la face d’un ange.
Des jeunes si vieux
Après leur recrutement, les jeunes officiers devront passer une rude épreuve. Certainement que c’est pendant leur entrainement qu’ils sont formatés au point de devenir sévères, même sans le vouloir. Oh Seigneur, ayez pitié de ces enfants qui ne vont jouir de leur jeunesse le 11 février prochain. J’en fais également parti. En effet, ma jeunesse a été brisée par la plume et bien d’autres mauvaises conditions de vie dans mon propre pays. Ce qui veut simplement dire que je suis un soldat d’un autre genre. Mon domaine m’a mainte fois rapproché de mes confrères de la rue. Ici, tout le monde, pour mieux régner, doit être « ndon nga » ou « boy ».
Les sans domiciles fixes qui inondent les coins de Douala ont perdu le goût de la vie. Et comment pourront-ils célébrer une fête organisée en leur honneur quand ils n’ont rien à se mettre sous la dent ? Le gouvernement Biya doit faire gaffe. Ces jeunes, ivres de galère, peuvent se venger à tout moment. Une petite anecdote : un vendredi, après un séjour à l’Institut français de Douala (IFC), un voyou…je voulais dire, un SDF m’a poliment interrompu juste en face du centre culturel : « grand-frère, j’ai faim. Trouvez-moi-même kolo.» Hein, c’est quoi encore kolo ? « C’est 1000 FCFA.» Massa, est-ce que j’avais le choix, j’ai vite vidé mes poches, tellement le gars devenait de plus en plus exigeant et sévère. Il m’a même menacé avec une lame, c’était juste une parenthèse.
Pour quel résultat ?
Je me souviens encore de cette policière qui s’est gratuitement fait tabasser par un colonel l’année dernière ou encore de cette bagarre générale entre militaires et gardiens de prison à New-Bell, à un jet de pierre de la prison centrale de Douala. Je crois d’autre part que l’armée camerounaise sera en danger avec ces nouveaux officiers. Surtout si ces derniers ne sont pas bien outillés. Si ceux qui sont censés montrer le bon exemple roulent en rangs dispersés, que peut-on attendre de la nouvelle génération ? Elle épousera forcément les sales caractères de leurs pairs.
Pareil dans tous les autres domaines. Dans ce pays que j’aime beaucoup, il y a un rapace qui pioche les mauvais gestionnaires des finances publiques. L’épervier, c’est son nom. Il a déjà fait de nombreuses victimes depuis qu’il est sorti de sa cage de la présidence de la République. Au niveau du Tribunal criminel spécial (Tcs), les dossiers sont entassés comme des bouquins dans des librairies. En clair, tous les vieux de notre République sont dans le lot. Un petit kongossa (commérage) : on dit que le gouvernement en taule, capturé par l’épervier, manque de président. Et pourtant, le premier ministre y est déjà.
Osons donc !
C’est ce mardi soir que le président Paul Biya va s’adresser à sa jeunesse. Comme à l’accoutumée, c’est aux environs de 20 heures qu’il prendra le microphone pour le faire. De toutes les façons, il ne dira rien de nouveau. Les 26 lettres de l’alphabet français seront toujours manipulées de la meilleure de manière pour prouver son intelligence. Sinon, j’aime l’entendre dire : « Il faut oser ». Pauvres jeunes camerounais, arrêtez de vous enivrer avec des stupéfiants, paresse, alcool,…et laissons le gouvernement tranquille avec son échec. Prenons nos responsabilités, il y a de la place pour tout le monde et dans tous les secteurs d’activité.

 

Didier Ndengue


Média international : Rfi de nouveau disponible à Douala

La radio française émet après plusieurs mois de silence sur la bande Fm.

La radiophonie camerounaise s’est levée cette semaine du pied droit. Je suppose que c’est le côté du bonheur. Bref, je crois. Ce qui me laisse conclure cette thèse, c’est la Radio France internationale (Rfi) que je suis de nouveau sur la bande Fm. Je ne la captais plus sur 97.8 Mhz depuis l’année dernière. J’avoue qu’elle m’a beaucoup manqué depuis l’effondrement du pylône de Logbessou, dans le cinquième arrondissement de Douala.

 
Silence radio
Ce drame, survenu le vendredi 26 septembre 2014, avait couté la vie à quatre ingénieurs camerounais. Ils s’y étaient rendus pour réhabiliter le pylône de la Crtv (Cameroon Radio Television). Celui-ci hébergeait les émetteurs de Rfi, Bbc (British Broadcasting Corporation), Africa N°1 et pleins d’autres opérateurs audiovisuels nationaux et internationaux qui ont également été endommagés.
C’est ce mardi matin 03 février 2015, en suivant la Chronique des matières premières que j’ai réalisé que le signal de la Rfi a été réhabilité. Donc, je pourrais dorénavant suivre, comme au bon vieux temps, Appel sur l’Actualité, Couleurs Tropicales, Archives d’Afrique, entre autres émissions de la Rfi. Seulement, j’espère que les reporters de ce média ne vont pas décevoir leurs auditeurs, dans le compte-rendu relatif à la croisade contre les terroristes Boko Haram au Cameroun et au Nigéria.

 
Rappel des faits
C’est dans une banlieue de la capitale économique camerounaise que l’affreuse scène s’est déroulée le 26 septembre 2014. Un pylône, en état de détérioration avancée, a finalement cédé en emportant quatre personnes sur le coup.
Issa Tchiroma Bakary, le ministre camerounais de la Communication, dépêché sur le terrain un jour après le drame par le Premier ministre Philémon Yang, évaluera les dégâts. Les corps ont été identifiés. Et les noms des quatre victimes connus. Il s’agit de Njoh François, Epoh Hubert Roland, Massock Patrick, et Mbouma Njeck Dieudonné. Tous étaient en service pour le compte de la Compagnie africaine de réalisation en télécom (Cartel).
Depuis l’effondrement de ce pylône, les auditeurs des régions du littoral et du sud-ouest du Cameroun étaient privés des signaux des radios internationales dont Rfi.

Didier Ndengue


Lions indomptables : La queue entre les jambes, le Cameroun pleure Eto’o

L’équipe nationale du Cameroun a été radiée de la 30e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) par les Eléphants de Côte d’Ivoire. Quelle honte pour un soi-disant roi de la jungle!

 
Je suis curieux de savoir pourquoi Stéphane Mbia et ses compagnons n’ont pas rugi à Malabo? Je veux également savoir pourquoi M. Biya a envoyé deux mercenaires là-bas chez M. Obiang, au lieu de s’y rentre lui-même pour influencer ces gamins? Pourquoi l’allemand M. Finke n’a pas fait jouer Clinton Njié au moment opportun ? Toutes mes questions auront sans doute des réponses d’ici peu. Mais en entendant, je fais mes reproches à cette équipe brouillonne.

 
Si j’ai bonne mémoire, les Lions « in » domptables ont fait un parcours extraordinaire pendant les éliminatoires. Avec une équipe jeune, mais visiblement audacieuse. Je me demande pourquoi la même équipe n’a pas entièrement été retenue pour la grande messe du football africain.

 
J’apprends à travers les réseaux sociaux et journaux que le coach a par exemple jugé Clinton Njié trop jeune pour cette compétition. N’importe quoi ! S’il était aussi jeune, pourquoi l’avoir fait jouer pendant les qualifications ? Et Fabrice Ondoa, haut de ses 19 ans, est-il plus vieux que Clinton ? Franchement, arrêtez vos baratins M. Finke. Pardon, il ne faut pas chercher de faux prétextes comme tu l’as fait avec Eto’o quand le mal vient de l’intérieur hein ! Prendre une douche froide en pleine figure face à une équipe de Côte d’Ivoire privée de son meilleur joueur, le «brésilien égaré» Gervinho, du monstre sacré Didier Drogba et à moitié de Yaya Touré, visiblement affaibli, ça mérite des belles punitions. Et pas des moindres M. Biya.

 
Pas les mascarades qu’on a vues après les illusions de la Coupe du monde l’année dernière. Après le coup foireux du Brésil 2014, on se souvient que M. Biya avait recommandé l’ouverture d’une enquête sur la débâcle des Lions. Les Camerounais n’ont aucune suite favorable de cette étude jusqu’aujourd’hui, si ce n’est la retraite internationale de quelques joueurs de l’équipe fanion comme Samuel Eto’o Fils. On accusait même ce génie et ses coéquipiers de pourrir la tanière.

 
En tout cas, les inconditionnels du ballon rond croyaient qu’après cette résolution, l’équipe allait renaître de ses cendres. Ce qui n’est pas encore le cas. Il faut avouer que cette nouvelle génération nous a fait rêver au début, au point où beaucoup de supporters se voyaient déjà au trône du continent africain. Sincèrement, je n’y pense plus depuis très longtemps. Je me suis même désolidarisé de cette sélection depuis le départ des géants comme Marc Vivien Foé, Patrick Mboma. Bref, la vieille école quoi ! Depuis leur retraite, les gars ne se privent pas de croquer la boue à chaque compétition mondiale.

Didier Ndengue