Didier Ndengue

Les scandales d’un mariage marathon

Une jeune fille, faussement amoureuse d’un blanc d’origine Belge, s’est « mariée » à moitié avant de quitter notre monde.

Gisèle, nom d’emprunt, vit dans un petit village appelé « Boum Yebel », sis sur l’axe lourd Douala-Yaoundé. La jeune femme de 24 ans, fille d’une famille très pauvre, est très belle de figure. Dans son village, Gisèle est considérée comme la plus belle femme de la contrée.

Nous sommes entre 2003 et 2004. La petite famille décide de s’installer à Edéa, la plus grande ville des environs. Grâce à sa beauté naturelle, la petite « Bassa » est abordée un soir par un jeune blanc d’origine Belge. Le mec craque sur sa beauté africaine. Il paie même les études à Gisèle. Les deux amis n’ont pas le mariage en projet.

En effet, le Belge a déjà une épouse et des enfants dans son pays natal à qui il tient beaucoup. Mais il aime aussi Gisèle, mais amicalement parlant. D’ailleurs, il ne le cache pas. Explicitement, le belge est un homme d’affaires en mission au Cameroun. Il en a que pour quelques temps seulement. En Gisèle, il voit une belle demoiselle qui pourrait l’aider dans certaines tâches. Mais la fille refuse carrément cette thèse. Connaissant son extrême pauvreté, l’Européen l’offre presqu’un paradis en plein axe lourd. Elle a de surcroit un compte bancaire ouvert par le mec. Elle est donc désormais à l’abri de la galère qu’elle a connue il n’y a pas très longtemps.

 Les petits plans diaboliques de la Camerounaise

En réalité, le belge aime bien Gisèle, mais veut d’abord l’observer, question de relever ses bons et mauvais côtés. Mais elle ne voit pas la chose de cet œil là. Après donc son séjour à Edéa, le Belge décide de rentrer en Europe. Mais il promet de revenir. Gisèle croit et garde son calme pendant une bonne période. De la Belgique, il cause avec la Camerounaise tous les jours, via le téléphone « Mobilis ». C’est le nom de l’opérateur mobile qui a été remplacé par la multinationale française « Orange ».

Jusqu’ici, l’amitié à distance ne souffre d’aucune difficulté majeure. Seulement, dans l’entourage de Gisèle, il se dit qu’elle n’aime pas le blanc, mais plutôt son argent. Plus tard, elle donnera raison à ceux qu’elle traitait de détracteurs, en allant consulter le plus grand sorcier du village, pour qu’il envoute le belge, afin qu’ils se marient le plus tôt possible. L’objectif étant de contrôler ses biens après leur mariage. La première tentative d’envoutement échoue, parce qu’elle ne répond pas aux exigences du sorcier.

En effet, le sorcier a besoin d’une dent d’un mort pour réaliser son cher rêve. La « Bassa » va prendre son courage à deux mains et aller demander la dent d’un mort à un morguier. Ce service est payant, il vaut 200 000 Francs CFA, promet Gisèle. Tirant plusieurs caisses frigorifiques, il demande à la jeune femme de choisir le mort à qui elle veut arracher la dent. Elle opta pour un vieux de plus de 80 ans. Bien emballée dans un plastique de couleur noire, la dent sera ramenée au sorcier pour l’envoutement. Résultat : le blanc est directement revenu au bercail, demander la main de Gisèle et programmer un mariage sur le champ.

Un demi-mariage

Elle savait très bien que son mariage ne sera pas sans conséquences. Elle ne s’imaginait pas qu’elle creusait son propre tombeau avec l’aide du sorcier noir. Le Belge quant à lui, est envouté. Le tour est joué. Il faut maintenant se marier sans plus tarder. Le jour de son mariage justement, Gisèle est toute belle, mais elle manque de sourire. C’est suspect ! Le maire est déjà prêt pour l’union des deux « amoureux ».

Le cortège constitué de plus d’une dizaine de voitures se met progressivement en place. Le futur marié est déjà là, dans la caisse spéciale. On attend plus que la mariée qui est curieusement affermée dans sa chambre. On dit qu’elle cause avec le type à qui, elle a arraché la dent à la morgue. Incroyable, mais vrai ! Le mort est bien vivant et réclame sa dent. Au cas contraire, le mariage n’aura pas lieu. Plus tard, la jeune Gisèle va rejoindre le belge dans la voiture spéciale. Le cortège peut enfin démarrer, direction : La mairie du coin. Les klaxons retentissent sans arrêt. C’est devant la grande cour de la mairie qu’on constatera que Gisèle est tombée en cours de route et a été écrasée par son cortège…Et le Belge se réveilla de son sommeil. Quel cauchemar !

Didier Ndengue   

 


Terrorisme : Henri-Michel Mvogo et les nouveaux monstres de la planète

Le terrorisme est une nébuleuse qui prend sa source au cœur de l’islam, profils et nature mortifère des nouveaux monstres. En voici l’intégralité d’une petite réflexion menée par un chevronné journaliste Camerounais.

Le 09 septembre 2001, les attentats du World Trade Center, ont suscité émois et afflictions, devant une immense cruauté. La proportion du crime, à une échelle gigantesque nihilique, associée à la destruction d’édifices, par des méthodes non-conventionnelles, ont outre-mesure, ouvert des réflexions de tous ordres sur ces formes de barbaries et le profil des terroristes.

Tous les attentats qui suivirent jusqu’à ce jour, toutes proportions gardées, font le déni de la tolérance, de l’affliction, de la concorde et la paix, avec pour corollaire : le Coran ! « Il convient de s’interroger sur la nature délinquantielle, des perfides » Leurs coups tortueux, inéluctablement liés à leur éducation, ostracisent les libertés fondamentales et paradoxalement, l’instruction religieuse qu’est l’islam, semble ne plus porter de rédempteurs desseins et les conséquences dramatiques qui en résultent, démobilisent nos divers services publics, face à des faits divers monstrueux !

« Sous certains cieux, la charia décuple par sa violence. L’islam si chère à nos chairs à canon, dans sa pédagogie qui consterne en raison des inepties de cette nouvelle guerre asymétrique, doit rechercher une nouvelle intégration, faire l’apologie de la miséricorde de l’amour de l’autre, de celui ou celles qui par ses différences religieuses prône l’œcuménisme. »

Le Soufisme, doit offrir un nouveau visage aux antipodes de celui qui crispe le regard de l’autre et développe l’islamophobie. Prendre en compte, les exigences liées aux changements culturels et promouvoir la tolérance sous toutes ses formes, tel est le défi pour considérablement enrayer ce fléau.

 


Francophonie : Michaëlle Jean reçue par le très généreux Paul Biya

La patronne de l’Organisation internationale de la Francophonie vient de recevoir les insignes de Commandeur de l’Ordre de la Valeur, le Premier Ordre national du pays, à Yaoundé.

Comme avec tous les autres diplomates en séjour ou de passage sur son territoire, le président de la République du Cameroun s’est toujours voulu hospitalier. Il n’y a pas dérogé à cette tradition ce mardi 14 avril 2015, avec la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), en visite de travail au Cameroun. Paul Biya a reçu Michaëlle Jean comme elle le mérite. Selon même certaines sources, le chef de l’Etat camerounais lui a offert « les insignes de Commandeur de l’Ordre de la Valeur, le Premier Ordre national du pays ».

Un agenda chargé

La Sg de l’institution internationale en a jusqu’à jeudi au Cameroun. La suite de son agenda, après l’audience au palais de l’Unité, prévoit une rencontre avec les associations de jeunes, et une visite au musée national. Ce mercredi, Michaëlle Jean rendra également une visite de courtoisie au Premier ministre camerounais, Philémon Yang. Elle ira ensuite à Nkolfoulou pour visiter la décharge de la Société hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam). Election’s Cameroon (Elecam) à son tour, déroulera le tapis rouge à l’ancienne journaliste à 12 heures. Juste après, Michaëlle Jean sera à l’Université de Yaoundé I pour prendre part à la cérémonie de collation au grade de Docteur Honoris Causas.

Et enfin jeudi, 16 avril 2015, jour marquant la fin de son séjour camerounais, Mme Jean aura une rencontre avec les associations de femmes et les opérateurs économiques en matinée. Dans l’après-midi, la première personnalité de l’Oif séjournera à la représentation Afrique centrale et des grands lacs de la Francophonie. Et pour couronner le tout, il est prévu une conférence débat au siège de l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric). Rappelons que Michaëlle Jean est à sa première visite officielle au Cameroun, depuis son élection à la tête de la Francophonie le 30 novembre 2014.

 

Didier Ndengue


Merci Facebook pour cette drôle leçon d’amitié

Il était une fois : un rendez-vous de deux amis de la plateforme la plus prisée au Cameroun

 
Ah ! Daniluv. Cette fameuse meuf d’un jour. Ou de quelques minutes seulement, si vous préférez. Elle croyait me faire du mal, et pourtant, elle me montrait la vraie figure de certaines personnes de Facebook. Les faits se déroulent dans un chic restaurant de la métropole économique camerounaise. Laissez que je vous balade dans ma mésaventure proprement dite d’un soir avec cette tigresse que j’ai rencontrée sur Facebook, le réseau social en vogue au bercail. Daniluv est son nom sur la plateforme. Elle était mon « amie », comme le disent régulièrement les « facebookeurs », avant notre rencontre « face to face ».
En réalité, je la croyais gentille, un ange, au regard de ses posts sur son mur. Actuellement, je compte plus de 900 « amis » sur cette plateforme. Mais si on tamise, mes vrais amis n’atteignent pas dix. Daniluv fait partie de la catégorie de ces jeunes filles-là qui utilisent uniquement ce réseau pour vendre leur physique. Pour montrer comment elles sont « belles ». Avec l’aide bien évidemment de Photoshop qui prend le soin de maquiller les images.

Invitation

J’avoue que je me suis fait avoir deux fois par deux « nanas » de Facebook. Mais le séjour avec Daniluv est celui qui m’a le plus marqué. Un samedi, je me sentais seul. Je me sentais lourd, financièrement parlant. Et pourtant, mes poches ne regorgeaient que des miettes que j’aurais bien fait de garder rien que pour moi seul. Je n’avais aucune meuf disponible que je pouvais inviter à prendre un pot. Alors, je me suis connecté sur ma page Facebook.
Daniluv était dans mon collimateur depuis très longtemps. Elle était justement en ligne ce samedi. J’ai été séduit par ses photos. J’ignorais absolument qu’elles étaient retouchées par Photoshop. On a un échange pendant quelques minutes et j’ai invité « la go » à prendre un pot ce même jour au restaurant « Goodies » sis à Bonapriso. Une invitation qu’elle n’a pas rejetée. Située à deux taxis du lieu du rencart, Daniluv m’informe au téléphone qu’elle n’a pas d’argent de transport. En gentleman, je me propose de régler ce petit détail. Mission accomplie avec brio.

La tigresse en action

J’ai voulu renoncer à notre rendez-vous à la dernière minute, après sa descente du taxi. Tellement elle n’avait rien de cette perle sur Facebook. Noire, cheveux artificiels bizarres posés sur son crâne, voix grave…j’étais K.O debout devant le restaurant. En plus, son orgueil était visible à l’œil nu. Seigneur ! Je suis dans la merde.

« Un conseil les filles : quand vous savez que vous n’êtes pas très agréable physiquement, veuillez au moins soigner votre langage face à vos interlocuteurs et vraiment appliquer les règles de politesse. Ce n’est pas parce que vous êtes sur Facebook que vous êtes forcement une star. »
Pour me débarrasser de ce colis qui devenait de plus en plus gênant, nous avons occupé une table dans le restaurant. Du coup, elle a passé une terrible commande au point où je me suis senti obliger de renoncer à la mienne au regard de mes petits billets de banque. Plus de trois plats à la fois, avec jus naturel, gâteau… Qu’est-ce qu’elle est gourmande, cette fille ! Elle m’a paumé en moins de 20 minutes. Et au lieu de tout bouffer sur place, voilà la meuf qui demande qu’on emballe toute sa nourriture parce qu’ils n’ont pas préparé à la maison. Incroyable, mais vrai. Elle a fait emballer toute sa bouffe et est repartie sans même dire merci ou au revoir.

 

Didier Ndengue


Charlotte Dipanda : Sèche tes larmes princesse, ta couronne subsistera

Après La Cigale en France le 8 mars, l’étoile montante de la musique désormais mondiale, donne deux concerts inédits au bercail les 10 et 11 avril, sans véritable soutien. On n’est pas prophète chez soi hein…Charlotte !
Grande sœur Charlotte, c’est avec un cœur plein de joie que je me penche sur le clavier de mon Personal computer (PC) pour rédiger ce billet, après la conférence de presse donnée le 31 mars 2015 dans la salle de spectacles de l’Institut français du Cameroun (IFC) antenne de Douala. J’espère que tu prendras un peu de ton temps, juste après les répétitions, pour y jeter un coup d’œil. N’hésite pas de laisser un commentaire à la fin de ce texte, si tu as quelques remarques ou suggestions à faire à la suite de ce post. D’emblée, permets moi de saluer la mobilisation de tous les hommes de média qui t’accompagnent dans cette belle aventure musicale. Je constate qu’il n’y a rien à redire de ce côté-là. Tu as le soutien et l’affection complet des vieux et jeunes journalistes et animateurs de ton pays natal, ou encore de notre pays natal. Si je n’abuse un tout petit peu, c’est le résultat du travail de toute ton équipe technique. Qui utilise tous les circuits de communication pour atteindre, non seulement le grand public camerounais, mais aussi les hommes de média qui sont tes premiers fans. En retour, nous t’offrons ce que nous avons de plus chers: articles de presse, tranches d’antennes (télévision, radio), etc.

En live
Par amour…mais pas comme Nicky Larson
Généralement, les mecs de mon calibre donnent aux divas comme toi, sans rien attendre en retour, en termes de sou. Seul ton sourire nous rend fous comme « Nicky Larson ». Ta beauté n’est pas en reste. Seulement, je constate que même les femmes, tes sœurs, t’aiment aussi fort que nous. Et ça fait des jaloux. Les bambins quant à eux, ne rêvent que de causer ou d’immortaliser un instant avec toi. A quand les autographes ?
Massa, où est mon billet ?
C’était juste une parenthèse. Revenons-en à nos moutons. Mardi 31 mars 2015 marque la sortie officielle de ton troisième album « Massa » au Cameroun. Un véritable délice de dix chansons dans lesquelles tu installes un dialogue direct et n’hésites pas à prendre position pour parler de ton pays. Tu dis aussi ton amertume sur « Elle n’a pas vu ». Après le live du 8 mars à La Cigale de Paris, deux autres géants concerts sont respectivement programmés les 10 et 11 avril prochain à Douala et Yaoundé. Selon tes attachés de presse, le stock de billets de spectacle est déjà épuisé. Pauvres retardataires !

Charlotte Princesse
Quand la princesse pleure, l’assistance est angoissée
Elle n’avait pas prévu ça pendant la conférence de presse à l’IFC, mais Solange Aïcha en a décidé autrement avec son témoignage. Cette doyenne de l’animation, 26 ans de carrière, a vu cette jeune fille dans ses débuts. Solange Aïcha a brièvement retracé le parcours plein d’embûches de la chanteuse. Charlotte a coulé les larmes après ce joli témoignage de l’animatrice de la Crtv. Les autres confrères ont également suivi la « vibe ». Que c’est beau d’être une vraie star !
Un pays jaloux de ses prophètes
Lors de la phase questions/réponses, Laura Dave, une autre animatrice, a constaté que les affiches annonçant tes spectacles au bercail ne portaient que les logos des médias qui t’accompagnent. Il y a notamment la Radio France internationale (Rfi), Canal 2 International, Radio Balafon, Le Messager,… Pas une seule griffe d’une multinationale souvent promptes à réagir quand il s’agit d’une star nigériane. L’animatrice de « Vox Africa » voulait savoir pourquoi ces multinationales qui offrent régulièrement des centaines de millions de francs CFA aux autres musiciens des pays voisins ne te soutiennent pas dans cette sortie? Selon tes propos, il faut toujours courir après elles, pour bénéficier d’un quelconque soutien. Et pourtant, on est tous conscients de ta force de frappe. En tout cas, il n’y a qu’au Cameroun qu’on dénigre ses prophètes. Contrairement à Solange Aïcha, qui est dans l’animation depuis plus de deux décennies, je ne t’ai pas vu grandir, mais je te vois briller. Je t’ai adopté chez moi, pendant mes moments d’intense réflexion et cela me suffit.

Excellent concert big girl !

 

Didier Ndengue


Sa déclaration d’amour n’est pas un poisson d’avril !

Femme mariée, ayant onze ans de plus, dit être follement amoureuse de moi. Que dois-je faire en cette période de solitude ?

Le mois de mars va mourir dans quelques jours. Laissant place à son voisin le plus proche, avril. Le premier jour de cet autre mois est rempli de fables, de plusieurs blagues plus ou moins vraies. On est habitué à appeler ces genres de choses un « poisson d’avril », comme pour dire que « cette histoire était fausse ». Mais chers lecteurs, cette confidence que je vous fais n’a rien d’un « poisson d’avril». C’est une histoire vraie que je vis depuis quelques semaines déjà.

Il a seulement 8 ans et elle, 61 ans
Il a seulement 8 ans et elle, 61 ans

Notre rencontre

Un après-midi, ce la mi-mars, dans un cybercafé de Douala, alors que j’étais assis tranquillement en train de lire un billet, une femme d’un certain âge est entrée et pris place juste à côté de moi. Elle voulait mettre des nouvelles photos sur sa page Facebook, mais ne savait pas comment procéder. Remarquant sa difficulté, en gentil garçon, je me suis proposé de l’aider. En zappant ses photos, je suis tombé sur une photo très belle qui m’a fait penser à la femme d’un ami.

Prémices d’un amour… pas réciproque

J’ai été bluffé par sa photo. Sur celle-ci, elle ressemblait, comme je viens de le dire, à l’épouse d’un ami qui m’est très cher. J’ai bien sympathisé avec cette femme, sans arrière-pensée. Elle en a apparemment pris goût, au point de m’envoyer une invitation sur Facebook. Chose que je n’ai pas ignorée, comme un paparazzi. Depuis ce jour en effet, nous sommes devenus des amis sur cette plateforme d’échange. Dernièrement elle m’a demandé mon numéro de téléphone. « Je ne vois pas d’inconvénient à communiquer mon contact téléphonique à une personne, elle pourrait certainement avoir besoin de mes services un jour », me dis-je. Bref, sans hésitation, je lui ai balancé ce qu’elle demandait. Quelques jours plus tard, je reçois une pluie de jolis messages chrétiens venant de cette femme que je considère jusqu’ici comme une grande sœur. J’ai répondu à tous ses SMS avec le même ton chrétien. Pour dire vrai, j’avais l’impression que ces messages étaient rédigés par une meuf de ma tranche d’âge.

 

Peuvent-ils avoir des enfants?
Peuvent-ils avoir des enfants?

J’aurais brisé son cœur sans m’en rendre compte

Le week-end dernier, alors que M. Ndengue (moi, ndlr), célibataire de mon état, prend tranquillement soin de sa lessive, voilà un énième message téléphonique d’amour de cette femme mariée et mère qui atterrit, et m’informe qu’elle veut sortir avec moi. Hein ! Alors que je rêve d’une princesse, comme Sarah, voilà qu’une femme mariée, largement plus avancée en âge que moi, m’envoie des jolis « textos love ». Elle est apparemment sérieuse dans sa démarche. Comme si j’avais percé son compteur de SMS, j’en ai reçu des tonnes au point où j’ai même eu du mal à nettoyer ma messagerie. Chers amis, vous m’excuserez de ne pas donner son nom ici. Maintenant que vous connaissez toute l’histoire, que me suggérez-vous sans pour autant la blesser ?

 

D.N.


Soutien financier : Le plaidoyer de l’ECOSOC pour les OSC africaines

Joseph Chilengi, président de cet organe, spécialisé de l’Union africaine, recommande aux Etats de financer ces organisations qui défendent les intérêts locaux.

 
Les promoteurs des Organisations de la société civile (OSC) africaines ont régulièrement un regard tourné vers l’extérieur pour obtenir d’éventuels financements pour leurs projets. Nombreux y trouvent leur compte quand ils acceptent les conditions des bailleurs de fonds. A travers des gros financements, ces derniers veulent toujours avoir une mainmise sur les états des organisations qu’ils financent dans plusieurs domaines. Et tant que les dirigeants des pays concernés, techniquement espionnés, se refuseront de prendre conscience de la gravité de cette situation, le contrôle perdurera toujours.

C’est en substance le message passé par Joseph Chilengi, président du Conseil économique social et culturel de l’Union africaine (Ecosoc), le 10 mars 2015 au siège du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam). Au cours d’un point de presse d’au revoir au Cameroun, après un bref séjour de travail, le patron de l’Ecosoc a recommandé aux Etats africains de financer les Organisations de la société civile (OSC), comme le font déjà certaines institutions internationales, mais sans toute fois conditionner leur fonctionnement.
L’Ecosoc croit que la budgétisation de ces organisations par leurs Etats respectifs permettra d’avoir des sociétés civiles qui dépendent des siens, et non des financements étrangers, parfois accompagnés des conditions occultes. Pour l’institution spécialisée de l’Union africaine (UA), il est de la responsabilité des gouvernements de chaque pays d’octroyer des enveloppes aux OSC, sans toute fois influencer leur travail.

D’autre part, la budgétisation des OSC africaines par les Etats africains contribuera, souligne le président de l’Ecosoc, à mieux aider les Etats à définir leur stratégie pour atteindre l’agenda 2063 de l’UA. Organisme spécialisé, le but de l’Ecosoc est de conseiller l’Union africaine pour qu’elle prenne les décisions qui vont permettre au pays membres de se développer comme prévoit l’agenda 2063, explique Joseph Chilengi. Des points de vue entièrement partagés par Alain Blaise Batongué, secrétaire exécutif du Gicam, et par ailleurs représentant de l’Ecosoc au Cameroun, qui pense pour sa part que «cela est à l’avantage de l’organisation qui reçoit l’apport de son propre pays, car il travaille en collaboration avec son gouvernement et plus pour l’intérêt général du pays ».

 

Didier Ndengue

 


Négligence sanitaire : Rupture de stocks de médicaments en Afrique centrale et de l’Ouest

Les observatoires indépendants de suivi des politiques publiques en matière de santé des deux blocs régionaux accusent les chefs d’Etats africains d’entretenir un jeu trouble dans la prise en charge des malades de leurs pays.

 

Infectée de tout genre de virus, l’Afrique toute entière est un mouroir permanent. Le constat vient des observateurs des différentes régions du continent. Thérèse Onapi de l’organisation « Femmes Plus », basée en République démocratique du Congo (RDC), vient de séjourner au Cameroun du 09 au 13 mars 2015, dans le cadre de la première rencontre annuelle de concertation sur le processus de suivi de l’accès aux soins des patients affectés par le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme dans plusieurs pays d’Afrique centrale et de l’Ouest. Dans le pays de Joseph Kabila, selon cette observatrice, tous les indicateurs liés à la santé sont au rouge. « Seulement 20% de personnes sont sous traitement antirétroviral, 10% pour la prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME) et 5% pour la prise en charge pédiatrique », explique la Congolaise.

 

Officiellement, l’administration des soins est reconnue gratuite en RDC pour certains cas de maladie. Mais sur le terrain, madame Onapi apprend que cette disposition est loin d’être une réalité. L’Etat, pourtant informé de cette malheureuse situation grâce aux nombreux plaidoyers, communiqués de presse,… de l’organisation de la société civile, ne fait rien pour l’améliorer. Adjibade Nourou, directeur exécutif du Centre de réflexion et d’actions pour le développement intégré et la solidarité (CERADIS), souligne qu’au Benin, en plus d’avoir les indicateurs au rouge, il y a panne régulier des appareils de laboratoire, rupture des médicaments, etc. « Il n’y a pas de réactif de laboratoire. Il nous faut des médicaments », plaide-t-il.

 

Chez Thomas Boni Yayi, les misères observées dans le secteur médical perdurent depuis très longtemps. Et pourtant, ce n’est pas l’argent qui manque, mais plutôt « la lenteur des procédures pour passer des nouvelles commandes de stocks de médicaments », dénonce le Béninois qui ajoute plus loin que les patients meurent pêle-mêle dans son pays à cause de l’absence des comprimés de qualité. Et ce, malgré les costaudes enveloppes mises à leur disposition par les bailleurs de fonds. Sur la cinquantaine d’Etats en Afrique, le CERADIS apprend que seuls quatre pays franchissent le taux de 15% recommandé par le Fonds mondial en matière de santé. Il s’agit du Rwanda, de l’Île Maurice, du Cap Vert et de la Tunisie. Le Burkina Faso, déjà à 12%, pourrait atteindre cette barre en fournissant encore un peu d’effort dans les prochains mois. Le Benin quant à lui, est à 7%, largement dominant sur le Cameroun qui nagerait à peine sur 5%, selon Fogue Foguito, président de Positive-génération.

 

Crise dans le secteur médical

 

De la déclaration rendue publique à la fin des travaux des promoteurs des observatoires d’Afrique centrale et de l’Ouest, sept difficultés majeures ont retenu l’attention des participants. Parmi lesquelles : le non respect des dispositions en vigueur régissant l’accès aux soins et traitements ; ruptures récurrentes des médicaments (VIH/SIDA, tuberculose et paludisme) ; indisponibilité des appareils ( pannes et absences) pour la réalisation des examens de diagnostics et de suivi ; indisponibilité ( rupture et incompatibilité) des réactifs et des kits des examens ; insuffisance du personnel qualifié ; faible délégation des taches et de la décentralisation de la prise en charge et enfin, le faible engagement politique et financier des Etats en faveur de la santé. Suite à cette triste réalité constatée sur le terrain, des recommandations ont vu le jour à la fin des travaux. Les observatoires indépendants appellent notamment les chefs d’Etats, les élus du peuple ( sénateurs, députés, maires, conseillers municipaux), les ministres de la santé, de la justice et les organes de lutte contre la corruption,…les africains à se pencher objectivement sur ce cas assez sensible, afin de respecter les engagements pris tant au niveau national qu’international en faveur de la santé, et favoriser des initiatives régionales visant l’amélioration de l’accès aux soins des populations ; de prendre des décrets d’application pour la mise en œuvre des dispositions légales.

Didier Ndengue


Management : Les valeurs œcuméniques du PADIC

L’association des Patrons et dirigeants chrétiens (PADIC) a tenu son assemblée générale extraordinaire le 11 mars 2015 à Douala. Elle a séduit de nouveaux leaders.

Un panel essentiellement constitué de leaders chrétiens de divers horizons. D’un bout de la salle, une chorale distille la bonne humeur à travers des belles mélodies divines. La salle grouille de managers de plusieurs institutions venus de coins divers du Cameroun. En cet après-midi de mercredi, 11 mars 2015, la pièce des conférences de l’immeuble qui abrite les services de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) est prise en otage par les militants et aspirants de l’association des Patrons et dirigeants chrétiens, « une association d’inspiration chrétienne, pour participer à l’amélioration des conditions de travail de l’employeur et de l’employé dans l’entreprise », lit-on sur la brochure remise aux participants. A distance, sans même les avoir approchés de près, les adeptes de ce mouvement œcuménique arborent un air très joyeux, à travers un sourire, des salutations très affectueuses et des conseils pour mieux diriger son entreprise tout en étant dans la peau d’un chrétien pratiquant.

 

Grand ou petit, homme ou femme, l’humilité et le respect mutuel paraissent comme une règle d’or dans ce milieu. Autant de valeurs qui ont séduit Martial Manfred Missimikim, président exécutif de Securoute, une organisation qui excelle dans la sécurité routière au Cameroun. Avant de s’envoler pour Marrakech au Maroc dans le cadre de ses activités professionnelles, le Camerounais prend très rapidement part à l’assemblée générale extraordinaire du PADIC. « J’ai demandé à adhérer, mais je dois d’abord passer un entretien. Aujourd’hui, je suis venu pour avoir un avant-goût de ce qui se déroule dedans », explique le candidat, membre de l’église catholique romaine. Chrétien engagé, ayant même pris des cours de théologie, le promoteur de Securoute espère retrouver dans le PADIC, « des patrons d’entreprise qui affrontent les mêmes problèmes que moi au quotidien et comment ils font pour les surmonter dans un esprit chrétien ». Sans toute fois émettre des doutes sur la qualité réelle des membres du PADIC, Martial Manfred Missimikim se demande comment les chrétiens catholiques comme lui, aussi nombreux soient-ils, « n’utilisent pas les vraies valeurs chrétiennes prônées par la Bible pour changer le monde ? »

 
Diriger et servir

 
Peut-on être un bon chrétien et bon leader d’entreprise ? A cette question, Jean Baptiste Homsi, président du PADIC, répond sans hésiter par l’affirmative. D’où le thème de l’assemblée générale extraordinaire : « diriger et servir ». C’est d’ailleurs l’un des buts que son association s’est assignée depuis sa création en novembre 1998. A travers ce regroupement œcuménique, le PADIC veut d’avantage « apporter une réponse chrétienne efficace aux multiples problèmes de l’entreprise », indiquent ses responsables. Mais depuis 17 ans, l’association a un caillou dans sa chaussure. Elle « jouit d’une faible notoriété et peine à s’installer comme une association de référence à laquelle tout le monde veut adhérer », regrette Jean Baptiste Homsi.

Didier Ndengue


Lutte contre le terrorisme : L’UNOCA au front

La récente édition des « Echos de la cité » revient sur le déploiement du Bureau de l’Organisation des Nations unies pour l’Afrique centrale dans la croisade contre Boko Haram et assimilés en février 2015.

 

Le N°33 du mensuel d’information du Bureau des Nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), du mois de février est disponible depuis la semaine dernière. Dans « Les Echos de la cité », l’équipe rédactionnelle accorde un dossier de cinq pages au Sommet extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (COPAX) consacré à la lutte contre Boko Haram. Cet évènement, tenu à Yaoundé au Cameroun le 16 février 2015, a connu la participation du représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour l’Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, qui y a délivré le message de Ban Ki-moon. Le bulletin s’étend de long en large sur le discours du secrétaire général de l’ONU, qui appelle à une action collective pour définitivement éradiquer ces dangereux criminels de la région.

 

« Boko Haram : l’ONU rappelle la nécessité d’une action collective face à ce « défi urgent ». Ce titre inaugure un article essentiellement consacré au déploiement de l’ONU lors du sommet du Copax. Au cours de celui-ci, Ban Ki-moon avait réitéré « sa très vive préoccupation par rapport à la montée des agressions perpétrées par Boko Haram qui, début février, a lancé des attaques dans quatre pays, notamment le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Nigeria », rapporte « Les Echos de la cité ». Face à cette tragédie, l’ONU s’est dite sensible. Et ne compte pas rester les bras croisés pendant que la menace prend des proportions considérables.

 
Conseil de sécurité

Tout en rappelant aux participants des zones touchées qu’ils ont une responsabilité collective envers les populations victimes des exactions perpétrées par Boko Haram, Ban Ki-moon pense que « nous devons travailler ensemble pour répondre à ce défi urgent ». La Commission du bassin du lac Tchad et le Benin ont pris des mesures pour mettre en œuvre la Force multinationale mixte (FMM) pour lutter contre Boko Haram. Une initiative qui réjouit l’ONU qui, pour sa part, compte apporter sa contribution dans cette croisade. Seulement, son appui dépendra de l’autorisation du Conseil de sécurité. Entre temps, souligne Ban Ki-moon, les Nations unies « sont prêtes à continuer à fournir une assistance technique à l’Union africaine et la Commission du bassin du lac Tchad ». Les discussions y relatives ont déjà été engagées afin « d‘intégrer le droit international des droits de l’Homme, le droit international humanitaire et le droit international des réfugiés dans leur concept stratégique des opérations ». Les extraits des discours prononcés par les chefs de guerre des pays victimes, sont également publiés dans cette édition du bulletin du Bureau des Nations unies pour l’Afrique centrale.

Médiateur des crises

 

Le cas Centrafricain y intervient aussi. Le 25 février en effet, Abdoulaye Bathily, en tant que représentant de l’ONU au sein de la médiation internationale sur la République Centrafricaine (RCA), a rencontré Catherine Samba-Panza, présidente de transition. « Nous avons abordé les questions relatives au chronogramme de la transition et aux actes posés pour faire avancer le processus de transition. C’est avec plaisir que j’ai constaté le bon début des consultations à la base, malgré quelques difficultés », résume le patron de l’UNOCA, rapporté par la revue de l’organisme. Enfin, le journal balade ses lecteurs dans des salles de réunions de grandes envergures organisées le mois dernier dans plusieurs pays africains avec la participation, bien évidemment, de l’UNOCA, en vue de faire taire les crises multiformes dans la zone. On y retrouve respectivement des comptes rendus sur l’atelier consacré aux « Droits de l’homme et l’extrémisme violent », tenu à Luanda (Angola), du 24 au 26 février 2015, la contribution de Nora Benyakoub, Conseillère politique, au séminaire organisé à Ndjamena (Tchad) du 24 au 27 février par la CEEAC sur « l’opérationnalisation de son Architecture de Médiation – conformément aux recommandations de l’Union africaine (UA) », etc.

Une synthèse de Didier Ndengue