Le dernier hommage des Mondoblogueurs à Florian Kaptue
Nous avons été reçus vendredi dernier à Brazzaville, un quartier de Douala, par la famille de notre confrère fauché par un accident de la circulation il y a quelques mois.
Chez les ressortissants de l’Ouest du Cameroun, c’est les weekends qu’on organise généralement les funérailles. Mais la grande famille Mondoblog, composée de plusieurs nationalités, porte le deuil de Florian Kaptue depuis des mois. Chacun pleure en sa manière dans les quatre coins du monde. Les témoignages sont légion sur les réseaux sociaux. Chacun de nous (Mondoblogueurs de la 4e saison) a au moins eu un petit moment d’échange avec ce mystérieux garçon qui nous a malheureusement quitté.

Après l’annonce de sa mort, nous avons été choqués et la mobilisation sur les réseaux sociaux a été remarquable. Si les écrits pouvaient ressusciter un mort, ce que nos plumes ont redonné vie à notre Florian, mon compagnon de chambre à l’Espace Thialy, à Dakar au Sénégal, lors de la récente formation Mondoblog ( du 29 novembre au 6 décembre 2015). Cette saison aura certainement été la plus formidable. Elle regorgeait sans doute les meilleures personnes que notre plateforme compte. Que dirais-je de nos formateurs ? Rien. Parce qu’ils étaient simplement magnifiques. Sauf Ziad Maalouf qui jouait un peu le méchant alors qu’au fond, il n’est pas différent d’un agneau. Juste pour dire que chacun avait et était à sa place.
Après donc l’annonce de la mort tragique de Florian Kaptue, les Mondoblogueurs, à l’initiative de Dieretou Diallo, ont rédigé un billet collectif, dans lequel chacun rend hommage à notre ami en sa manière.
Au domicile de Florian
Les Kaptue étaient tous réunis le vendredi, 24 juin 2016 au domicile familial du défunt sis au lieu-dit « Brazzaville », dans le troisième arrondissement de Douala. J’y étais avec Ecclésiaste Deudjui, considéré comme le chef de file, et Yves Kemayou Tchakounté. Pendant notre récente formation, nous étions pourtant quatre (Florian, Ecclésiaste, Yves et Didier) au total en prévenance de Douala. On s’est rencontré pour la toute première fois à l’Aéroport international de notre ville. Mais aujourd’hui, Florian manque à l’appel. Nous sommes pourtant chez toi mon grand ! Et seul ton portrait géant nous a accueillis à l’entrée. Ta maman est en larme. Tes frères également. Ta seule petite sœur, la princesse de la famille, m’a-t-on dit, ne cesse de nous regarder, certainement pour voir si les larmes coulent aussi de nos yeux. Non princesse ! Tu ne peux pas voir nos larmes parce qu’elles coulent à l’intérieur.
L’un de tes petits frères vient aussi d’entrer. C’est fou est ce qu’il te ressemble ! On dirait ton jumeau. Sauf qu’il ne parait pas aussi calme comme toi. Ton grand-frère Olivier est très cool. Serein, il avoue qu’il ne prenait pas tes écrits au sérieux parce que ça ne donnaient pas les sous. Je comprends sa position. Au Cameroun, on écrit premièrement par amour. L’argent suit les bons écrivains comme toi avec le temps. Un peu de patience et de persévérance et les portes s’ouvrent.
Remerciements
La prière et les témoignages ont ouvert la soirée. Un casier de bières et jus a été déposé. La nourriture ( riz, poisson, viande, plantain malaxé, etc.) n’était pas en reste. Nous avons transmis les condoléances de la grande famille Mondoblog. La maman était toujours sur le choc. Elle n’a cessé de nous bénir. In fine, j’ai remis un recueil de billets de notre ami à sa génitrice. Elle a également reçu la collecte des Mondoblogueurs des mains d’Ecclésiaste, loin des yeux des autres membres de la famille. Les remerciements et embrassements ont tout bouclé.

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