Chers parents africains, sauvons nos enfants

Article : Chers parents africains, sauvons nos enfants
20 juin 2016

Chers parents africains, sauvons nos enfants

Au moment où la communauté internationale célèbre la journée mondiale de l’enfant africain (16 juin) et la journée mondiale du réfugié (20 juin), il est urgent d’inculquer l’amour du prochain, l’hospitalité, la tempérance, la persévérance et le travail bien fait à nos progénitures. Des valeurs qui contribueront à l’épanouissement de notre continent.

Tout petit, je me souviens que mon grand-père m’aimait beaucoup. Il m’amenait régulièrement dans son champ de cacaoyer. Il voulait que je sois comme lui, un bon bosseur. Les champs de papy s’étendent sur des milliers d’hectare. Tout jeune, ses parents lui ont inculqué le goût du travail bien fait. L’honnêteté et non la corruption et la paresse. Pendant son séjour sur terre, pépé vivait des fruits de ses plantations. Il en récoltait des centaines de sacs de cacao qu’il vendait à un prix raisonnable. Avant son décès, il avait laissé un testament dans lequel il était mentionné les noms des héritiers de ses multiples champs, qui font actuellement le bonheur de mes oncles. Mon grand-père a formé ses enfants, de sorte qu’ils ne mangent qu’à la sueur de leur front. Aucun de ses enfants ne devait aller voler dans le champ d’autrui. Cette philosophie demeure jusqu’à ce jour dans ma famille. S’il n’avait pas pris le temps de d’éduquer ses enfants, je me demande qui l’aurait fait à sa place… Sûrement pas les voisins !

Ces comportements qui enfoncent notre jeunesse

J’ai pris l’exemple sur mon grand-père juste pour planter le décor. Parlons à présent de nous dans les grandes métropoles. Ici, un constat se dégage : la jeunesse va de mal en pis. A Douala où j’habite par exemple, j’ai rarement vu les parents causer avec leurs enfants sans se mettre en colère, et sans les gronder. Parce que les enfants font régulièrement des bêtises, et les parents croient que c’est en grondant qu’ils changeront leur mentalité. Ils font erreur sur toute la ligne.

Pourquoi fait-on souffrir ces jeunes africains?
Pourquoi fait-on souffrir les jeunes africains ?

On éduque un enfant dès le ventre de sa maman. Dans le sein de sa maman, il a besoin qu’on sache comment il respire en touchant régulièrement le ventre, et en prononçant des mots justes, il doit sentir l’amour envers lui. Dès sa sortie du sein maternel, il a besoin qu’on lui souhaite la bienvenue au monde avec beaucoup de cadeaux. Il faut lui donner un vrai sérieux. Et surtout pas de surnom bête du genre « Bouffon » ou « Bat man ». Car ces petits noms auront des effets sur lui. Choisissez plutôt « Champion » ou « Glory » et vous m’en donnerez des nouvelles !

Une layette bien faite est un plus. Il a besoin de beaucoup d’attention de ses parents. Il ne faut jamais sous-estimer le bébé. Il voit tout. Il entend tout. Et il pleure et rit avec raison. Les moindres faits et gestes des parents sont notés. Et le bébé grandit avec.

« Il y a plus de 15 ans que cela s’est déroulé et j’ai toujours en mémoire cette bastonnade de mon oncle Emile, qui n’aimait pas me voir jouer au football avec mes amis. Il ne m’avait jamais dit pourquoi, et il me battait presque tous les jours. Je ne vais jamais l’aimer ».
Je déconseille cette attitude aux parents.  Ne réprimandez jamais vos enfants devant ses amis et sans véritable raison de peur d’être leurs ennemis à vie!

Parce que j'aime mes amis
Parce que j’aime mes amis

Choisissons leurs réseaux sociaux et TV

 Dans beaucoup de villages africains, les parents choisissent encore les conjoint(e)s à leurs enfants. Parce qu’ils ont peur qu’ils (elles) ne s’attachent à quelqu’un de mauvais, qui ruinera leur vie. Je crois que c’est une bonne stratégie pour garantir l’avenir de son enfant. Cette méthode devrait également inspirer les citadins. Surtout à l’ère des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Avec l’avènement de l’internet et de la télévision, la jeunesse africaine dite « génération androïd » fonce droit dans la fossé. Je n’entrerai pas dans les détails, mais les dégâts causés par les réseaux sociaux en Afrique sont énormes. Il y a près de trois jours, j’étais dans un cyber café, à côté de moi, il y avait une jeune fille d’environ 12 ans, elle était connectée sur une plateforme pornographique ! J’ai juste jeté un coup d’œil sur l’écran de l’ordinateur qu’elle utilisait pour m’en rendre compte. De pareils cas sont légion dans nos villes. Je ne demanderai pas qu’on fasse disparaître ces nouvelles formes de communication qui font le bonheur des uns et le malheur des autres, et où on retrouve des acteurs et des personnes mal intentionnées. Mais il est important de savoir ce que nos enfants regardent à la télévision où sur quels réseaux sociaux ils surfent.

Changeons premièrement

Il faut noter que le changement doit d’abord commencer chez les parents. Une maman prostituée doit-elle amener ses multiples clients chez elle ? Papa doit-il régulièrement bastonner maman quand il a fini de vider les bars du coin ? Avant d’interdire les jeux du hasard, la cigarette, l’alcool, la corruption, le vol, le mensonge, le favoritisme, la mauvaise compagnie, entre autres maux à nos gosses, soyons d’abord des exemples. Nous serons alors leurs héros et héroïnes. Chers parents, le monde va mal, il est urgent d’inculquer les valeurs fondamentales de la vie à nos progénitures.

 

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