Drôle de personnage : Paul Biya, plus jeune que ses « petits fils »

Article : Drôle de personnage : Paul Biya, plus jeune que ses « petits fils »
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25 mai 2015

Drôle de personnage : Paul Biya, plus jeune que ses « petits fils »

Cheveux tous noirs, pas chauve, ne s’écroule jamais, dégage une fraicheur absolument, incontestablement poli, humble, hospitalier… le président de la République du Cameroun reflète à peine son âge à l’œil nu et ce qu’on dit de lui dans les médias privés semble inventé. Et pourtant, le pays est au bord du gouffre.

Quelqu’un m’a dit un jour que les médias peuvent faire détester une personnalité ou l’inverse. Ils sont les maîtres des mots, et souvent des maux. Et mon interlocuteur a ajouté que ceux sur qui les médias à scandale tirent ne sont pas tous des mauvaises personnes. Il faisait allusion au chef de l’Etat Paul Biya, qui est vu par les chroniqueurs de certains quotidiens et hebdomadaires, comme un monstre qui a créé une machine à broyer qui est tout simplement son gouvernement composé d’une liste interminable de ministres et de directeurs généraux.

Nombreux disent même qu’il a plongé le pays dans le K.O avec ses multiples politiques. Chaque jour, les activités de ce monsieur ne passent pas inaperçues dans les médias. Avec tout cet acharnement médiatique pour mauvaise gestion du pays, je n’aimerais pas être à sa place ! Mais il faut reconnaitre que son Excellence a des qualités. Je ne sais pas par quel moyen, mais je me souviens que lors de son dernier passage à Douala, un confrère a eu le chef de l’Etat en personne au téléphone. Qui lui avait donné le numéro téléphonique du président ? Seul Dieu a la réponse à cette question. « C’est un monsieur très poli, au point où vous ne pouvez pas imaginer », a-t-il témoigné quelques jours plus tard après sa conversation avec le premier camerounais.

Hospitalité

Même si on ne suit pas souvent ses conversations pendant les nombreuses audiences qu’il accorde chaque semaine au palais, je sais quand même que tous ceux qui reviennent d’un tête-à-tête avec Paul Biya sont toujours satisfaits. Parfois, certains envoyés spéciaux viennent avec des intentions diaboliques. Mais quand ils le rencontrent, ils sont aussitôt déboussolés. Biya est un drôle de personnage qui fait la fierté de certains camerounais, et le malheureux des autres.

Beaucoup de bruits autour de lui ne lui disent plus rien. Juste avec son stylo à la main, il est capable de nuire en signant juste un texte bien élaboré par ses soins.

Fils de Dieu au départ…

Au fond, il parait que c’est un monsieur bien, qui rêvait même de devenir serviteur de Dieu. C’est un monsieur quand même bizarre qui cautionne beaucoup de bruits autour de lui pendant longtemps. Parfois, je me dis qu’il médite énormément avant de provoquer les camerounais par des nouvelles lois ou des nouveaux textes. Peut-être qu’il est déjà trop vieux pour réprimander ses collaborateurs à chaque bêtise. Dans ce cas, qui dirige alors le pays, pour reprendre la question de la semaine passée de l’hebdomadaire panafricain « Jeune Afrique » ?  C’est vrai qu’il a plus de 80 ans. Mais à l’œil nu, il n’en donne pas l’air. En tout cas, pas plus vieux que les présidents du sénat, de l’Assemblée nationale, ou encore que certains directeurs généraux camerounais, etc. Vous n’aurez qu’à regarder sa tête pour constater avec moi l’état de ses cheveux. Ils n’ont pas pris une seule petite couleur blanche.

Plus solide que Hollande et Mugabé

Même s’il est souvent trop nonchalant dans ses déplacements, il ne s’est jamais écroulé officiellement comme plusieurs de ses jeunes collaborateurs lors des présentations des vœux de nouvel an, ou comme Hollande, Mugabé, etc. Le papa du Cameroun est toujours frais tandis que les jeunes vieillissent grâce à l’alcool qui coule abondamment sur leurs tables. L’alcoolisme recrute certainement le plus grand nombre de jeunes au Cameroun. Le tabagisme n’en est pas en reste, entre autres fléaux qui font en sorte que les jeunes camerounais voient leur président comme un monstre qui ne contrôle plus sa machine à tuer ou contribue volontairement à leur malaise.       

Didier Ndengue

 

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