Présidentielle 2018 au Cameroun: je ne donnerai pas ma voix à un cancre

Durant cette seule année 2018, le Cameroun organisera au moins trois scrutins majeurs: Municipales, Législatives Présidentielles. Et, parlant justement des présidentielles, ce sera ma toute première fois d’y prendre part en tant qu’électeur. D’ailleurs, c’est la seule élection qui m’intéressera vraiment. Évidemment, j’ai grand hâte de voter ; de donner ma voix à quelqu’un de bien. En tout cas, je ne jetterai pas de bulletin dans l’urne juste pour le plaisir hein. Voilà pourquoi mon futur choix est actuellement au scanner, parce que je ne donnerai pas ma voix à un cancre.
Durant cette seule année 2018, le Cameroun organisera au moins trois scrutins majeurs: Municipales, Législatives Présidentielles. Et, parlant justement des présidentielles, ce sera ma toute première fois d'y prendre part en tant qu'électeur. D'ailleurs, c'est la seule élection qui m'intéressera vraiment. Évidemment, j'ai grand hâte de voter ; de donner ma voix à quelqu’un de bien. En tout cas, je ne jetterai pas de bulletin dans l’urne juste pour le plaisir hein. Voilà pourquoi mon futur choix est actuellement au scanner, parce que je ne donnerai pas ma voix à un cancre.
Armand Rodolphe Djaleu. CC: Didier Ndengue

Ce mois de janvier, je vais commencer par retirer ma carte d’électeur. Je me sens citoyen. Un vrai. Pas cette autre catégorie, qui passe malheureusement tout son temps dans les bistrots ou sur les réseaux sociaux à critiquer les pouvoirs publics, sans jamais contribuer aux prises de décisions dans mon pays chéri. Cette année 2018, je jetterai donc enfin un bulletin dans l’urne. Évidemment, c’est une période cruciale, qui ouvrira une nouvelle page de l’histoire du Cameroun.

Je voterai, mais pas les yeux fermés. Je ne me laisserai pas influencer par un quelconque candidat. Je suis mature. Je sais ce qui est bien pour moi. Je donnerai ma voix à celui qui me prouvera qu’il peut redonner la joie de vivre à tous les Camerounais. Rassurez-vous, je ne suivrai pas la masse populaire. D’abord que je n’ai jamais fait confiance aux positions de la majorité, car j’estime qu’elle n’a pas toujours raison.

Je donnerai donc ma voix au candidat qui fera battre mon cœur. Je consulterai d’abord sa vision politique avant de faire mon choix. Mon choix est sacré. C’est le fruit de mes entrailles. C’est dans cette logique que je prendrai le temps d’écouter la petite voix qui crie au fond de moi. Je ne me laisserai pas séduire ou distraire aussi facilement. Plus rien ne me bluffe, les candidats à la future présidentielle au Cameroun doivent le savoir d’avance. Qu’ils sachent que, je ferai un choix décisif, avec du sang froid ; un choix qui comptera pour moi et pour mes descendants. Ma voix contribuera d’une manière ou d’une autre à l’élection du futur dirigeant de mon pays, durant les sept prochaines années. C’est pour cela que je dois être lucide le jour du scrutin.

J’ai l’âge de voter

Avant, les autres votaient pour moi. Ils m’imposaient leurs choix. Ce n’est plus possible aujourd’hui parce que j’ai l’âge de m’exprimer à travers les urnes. Je vais donc moi-même choisir celui qui gouvernera ce pays, comme un vrai nationaliste. Il ne doit pas être un cancre, j’insiste ; mais un monsieur de caractère. Je le voterai parce que je ne veux pas être surpris par ses décisions. Mais cela ne veut pas dire que j’adhérai à son mouvement politique hein. Que non ! Je ne demande à personne de prendre ma position. Parce que moi que vous voyez là, je suis bizarre, j’aime faire battre mon cœur. Mon choix ne sera pas forcément le vôtre, mais vous devez écouter la petite voix qui crie en vous.

Voyez-vous, de tous les candidats qui battent campagne sur les réseaux sociaux actuellement, aucun ne me parle. Et pourtant, je dois faire un choix avant le grand jour. Mais ce n’est pas grave, je prends le temps d’identifier mon favori. S’il a une gueule de menteur, je le vire de ma liste. Si c’est quelqu’un qui a flirté avec les gros menteurs de cette République, alors là, je réfléchirai par deux fois avant de faire mon choix. S’il a un passé sombre, je l’écarte d’office. Les beaux discours ne me séduisent plus.

Je constate malheureusement qu’il y a des candidats qui réchauffent leurs discours, rayés depuis très longtemps. Ceux-là, doivent se tenir tranquille. Ils n’auront aucunement pas de chance avec moi. Que les futurs candidats à cette magistrature suprême retiennent que, mon choix sera un choix décisif, qui donnera les pleins pouvoirs à quelqu’un qui sera le commandant de bord. S’il est donc mauvais, alors on retombera dans la même galère comme celle dans laquelle le peuple est plongé depuis des lustres, avant même ma naissance. C’est pour cela que je me dois d’être rigoureux dans ce choix.

Je ne céderai pas aux opérations de charme

J’aimerais que les sympathisants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), du Social Democratic Front (SDF), pour ne citer que ceux là, ne se perdent pas en conjecture derrière moi. Leurs nombreuses opérations de charme n’auront d’effet sur moi que sur des faits concrets. Qu’ils ne perdent donc pas leur temps à vouloir me copter avec de beaux discours. Ils ne me font ni chaud, ni froid. Moi Ndengue, je rêve d’une nouvelle vision pour mon pays. D’une vraie politique spirituelle, scolaire et surtout culturelle. Je rêve d’un président qui lèvera la tête devant les colons pour défendre sa population comme nos nationalistes tués au front savaient le faire. Je refuse de croire que leur sang a coulé en vain.

Non, je ne voterai pas un candidat qui porte les montres juste pour orner son bras. Mais je voterai pour quelqu’un qui embrassera tous les domaines de la vie publique, parce que les chantiers de développement de notre pays piétinent énormément. Je voterai pour celui qui a une vraie vision touristique et qui pourra développer et valoriser tous les sites touristiques dont regorge mon pays. Je voterai pour celui qui prêtera attention aux nombreuses revendications de ses populations, peut importe leurs régions d’appartenance. Je ne me ferai pas corrompre. Je ne suis pas un accro des facilités. Je refuse cette politique de la main tendue. Donc, les exemples comme des dons d’ordinateurs, des soutiens financiers du Fonds monétaire international (FMI) ou des stades préfabriqués ne m’aideront pas.

In fine, je voterai l’élu de mon cœur, et non un cancre !
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4 réflexions sur “Présidentielle 2018 au Cameroun: je ne donnerai pas ma voix à un cancre

  1. Comme toujours j’aime le billet. Mais on dirait que tu es révolté. C’est normal! C’est la haine envers le gouvernement et l’envie du changement qui sommeillent à tous Camerounais consciencieux que tu as révélé Didier. #Je ne voterai pas un cancre

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