Un 3e régime tribaliste fera du bien au Cameroun. Ça, jamais !

J’aimerai qu’on en parle en ce début d’année. C’est un sujet sensible, je sais, mais regardons-nous dans le miroir et disons-nous les vérités. Soyons sincères et moins hypocrites pour une fois dans notre vie.
Paul Biya, président de la république du Cameroun. CC: Wikipedia

Un pote d’enfance me pose une question cruciale ce 1er janvier 2018: « Tu iras voter ? ». Je réponds par l’affirmative. Il pose une deuxième question : « Tu voteras pour qui ? Pour Paul Biya, Kamto, Serges Espoirs Matomba, Akere Muna… ». Je n’ai pas encore de réponse à cette question. Tout ce que je sais, c’est que je vais voter pour celui qui fera battre mon cœur. C’est mon devoir de citoyen après tout.

Au scanner

Nous passons en revue le profil des différents « candidats » à l’élection présidentielle de cette année. De tous ceux qui ont déclaré cette candidature, aucun ne me parle jusqu’ici. Mon pote lui, consulte leurs villages. Je pense que c’est la partie qui intéresse beaucoup de Camerounais.
Au bout d’un moment de réflexion, on tire des conclusions. Commençons par le « pays organisateur ». Si un Béti prend le pouvoir en octobre prochain, s’il est une créature du chef de l’Etat actuel, mon pote croit qu’il va sans doute continuer dans la même lancée que ce dernier. Si c’est Paul Biya lui-même qui reprend ses choses, on va continuer à siffler nos bières comme d’habitude. Sauf s’il nous surprend avec des emplois à gogo.
Avant que ce rêve ne se réalise, je sais qu’il ou sa créature, va continuer à former des bureaucrates. Des gens qui croient que s’habiller tous les jours en veste, cravates et trainer dans toutes les artères de la capitale avec une grosse mallette à main, est synonyme de grandeur. Dans la capitale camerounaise, les gens sont très complexés à mon avis. Et la majorité est du pays organisateur. La semaine dernière, j’ai trouvé le même décor. C’est un complexe inutile. Je suis de ceux qui pensent que l’habit ne fait pas le moine. Ils aiment les longs crayons et convoitent la fonction publique depuis le sein maternel, comme si le public a déjà développé un pays. Massah !
Ce genre de personnes, même si elles ont la main sur le cœur, ne peuvent pas aider ce pays à grandir. Le vrai travail se déroule sur le terrain et non dans un bureau climatisé.
Mon pote lui, est Sawa donc un digne fils de Douala. Pour lui, un ressortissant de ce village ne doit pas convoiter la magistrature suprême. Les Sawa, je les connais comme ma poche. Ils aiment la vantardise. Durant son septennat, le mec aura honte de plonger ses mains dans la boue pour bâtir une solide fondation. Il aura peur des regards des petites. Si vous vivez à Douala comme moi, vous avez sans doute constaté que les Sawa sont des grosses-gueules, qui restent dans leurs maisons familiales jusqu’à leur vieillesse. Comment voulez-vous qu’une personne d’une telle mentalité dirige plus de 30 millions de Camerounais hein !? Nous allons tous vieillir dans les maisons parentales sous son règne.
Après Douala, nous nous sommes rendus dans la région de l’Ouest, où on retrouve des Bamiléké. Personnellement, j’aime ces gens. Seulement, leur amour pour les sous me fait parfois tiquer. C’est vrai que nous aimons tous le fric, mais j’ai rencontré des Bamiléké, qui peuvent foutre une amitié en l’air pour une grosse somme de…50 FCFA. Ce qui est bien avec ces gens, c’est qu’ils aiment le travail. La majorité mange à la sueur de leur front. Quand il faut bosser, l’homme Bamiléké ne gère pas les regards. Même pas des petites. Il cherche ses sous sans complexe. Mais ne faites pas trop confiance à un Bamiléké, surtout aux Bamouns, des serpents à deux têtes, qui peuvent vous lâcher à tout moment.

Quel genre de chef d’Etat avez-vous besoin ?

Voilà les trois tribus qui ont meublé nos échanges hier. Je ne me classe dans aucune de ces catégories. Je suis camerounais. Point, pas plus, pas moins. Et je me considère comme tel. Comme un citoyen du monde, je mets tout le monde au même pied d’égalité. Je sais que c’est un débat que beaucoup de Camerounais esquivent en public comme la peste, mais en privé, ils l’abordent avec passion jusqu’à prendre position. D’ailleurs leurs résolutions se voient à l’œil nu autour de nous. Les frères sont nommés à des postes clés au nom du village. Même les medias sont dans la danse. Plusieurs roulent pour le régime. Ceux qui sont contre lui sont au front, mais cachent encore leurs griffes.
Voilà, le débat est ouvert. Ma seule et unique question est la suivante : le Cameroun a-t-il besoin d’un 3e régime tribaliste ?
Moi, je ne suis pas tribaliste, je dis juste la vérité.

5 réflexions sur “Un 3e régime tribaliste fera du bien au Cameroun. Ça, jamais !

  1. Mais pour une fois, osons faire un autre choix que le chef d’Etat actuel. Arrêtons de nous poser les questions sur l’attitude de chaque tribu, car imperativement une nouvelle personne égale changement. En bien ou en mal, osons d’abord sinon on ne saura jamais.
    Le Libéria est a son 25eme chef d’État ,mais soyons un peut innovant, nous ne sommes plus au moyen age ou la question tribale devrait nous ronger le doute. Nous sommes d’abord tous camerounais, c’est tout.

    1. Je vois que le gars ci peut changer la donne.
      Ok, commençons d’abord par nous inscrire sur les listes électorales et le reste suivra.
      L’élection aura lieu dans quelques mois.
      Merci de t’abonner ici. On fera l’actualité politique ensemble.

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