Mon défilé de la Fashion Week à Douala au Cameroun

Eh oui, je vous rapporte mon séjour parmi les candidats du festival de la mode et du mannequinat édition 2017.

Oui, oui, qu’est ce que tu croyais, j’étais aussi là, sapé comme jamais. Et en plus, j’étais assis aux premières loges. Ce qui prouve que je ne suis pas n’importe qui. Vous-même vous le savez, je suis un Mondoblogueur, mais je peux également me transformer en Mondoblagueur. Moi, le plus paparazzo des paparazzis qui n’existe même pas encore au Cameroun de toutes les crises.

En parlant de crises, on a des crises de morale, crises de femmes, crises de jalousie, crises de famine alors que certains ont des crises d’engraissement, tellement ils amassent les sous dans les caisses publiques. On a aussi des journalistes qui ont des plumes en crise, et maintenant, je constate qu’on a aussi des crises de mannequins. Bah je crois en attendant la finale du festival Annual Show Fashion Week 2017 qui aura lieu en novembre.

Annual Show. CC image d’archive

En attendant donc l’apothéose, un peu de commérage ne tuera personne. Je vous le confirme tout de suite dans ce texte que beaucoup aiment déjà. De toutes les façons, les jaloux là, je ne gère pas. Je disais tantôt que j’étais parmi les mannequins samedi, mais mon pantalon n’était pas slimé et sauté comme pour toutes les stars de la soirée.

Un boy parmi les mannequins

Je vous raconte donc mon après-midi de samedi dernier à Bonapriso. C’est dans un petit chic quartier de la ville de Douala au Cameroun. Chic parce que ce sont les Blancs qui l’ont construit dans les années très lointaines. Détrompez-vous, les Camerounais savent aussi construire des quartiers chics. Allez faire un tour à New-Bell et revenez me dire ce que vous avez vu.

Mais aujourd’hui, les occupants de Bonapriso font comme s’ils ne chiaient pas. Eh oui, ils font des choses bizarres qui attirent des gros moustiques bizarres. Je vous assure, les moustiques de ce quartier sont très violents. On dirait des vampires. Mince, c’est horrible quand ils te sucent. Ils sont méchants !

Annual Show. CC image d’archive2

Je le dis à haute voix parce que c’est mon quartier d’enfance. C’est où j’ai dragué et embrassé ma première nana. C’est un secteur occupé par des millionnaires en FCFA. Mais il y a aussi des mendiants de ce coté hein.

Trop de blabla, allons droit au but. Je disais tantôt que samedi dernier, comme je le disais en introduction, je suis allé au casting du festival Annual Show Fashion Week. Pour ceux qui ne connaissent pas ce festival, c’est un rendez-vous, je crois triennal des mannequins de l’Afrique et du monde. C’est aussi la vitrine des stylistes modélistes. Pas le genre de bricoleurs qui ont raccommodé la tenue de classe d’Anita l’autre jour là.

Eh oui, là-bas à Annual Show Fashion Week, ce sont des mecs et des meufs d’un autre genre qui se rencontrent, s’affrontent et se font les yeux doux, sous le regard parfois naïf des invités d’un autre genre aussi. Donc, pour ma curiosité et à l’invitation de mon ami Simon Mbelek de Jumia Travel, qui est le partenaire hôtelier de cet événement, je suis aussi allé m’assoir à coté des gens bizarres.

J’ai été accueilli à l’entrée du Saint John’s Plazza aux environs de 15h30, par un pote du lycée. Mon pote était aussi bizarre, avec des lèvres noirâtres. Il m’a posé une question bizarre : « Salut mec, tu pars à Annual Show ? » Putain ! Gars, tu me vois devant la salle du festival et tu me poses la réponse ? Mince, certains camerounais et leurs bêtes questions ! C’est finalement à l’intérieur que j’ai compris le sens de la question de mon pote. Je croyais pourtant que c’est parce qu’il avait tiré un joint qu’il m’a posé cette question.

Annual Show. CC image d’archive

Eh oui, mon pote là est un toxicomane, mais très doux et poli. Il ne fait pas le désordre, il contrôle juste son quartier. Avec sa bande, il tacle les passants en douceur. Si tu tombes dans ses griffes un jour, souviens-toi de cet article, mais ne m’appelle pas au secours, parce que je serai déjà dans la salle de spectacle à contempler les beautés africaines.

Quand je suis entré, j’ai aperçu un type d’un air bizarre qui me regardait avec ses yeux bizarres. Il crochait les noms sur une feuille. J’ai cru que c’était les noms des invités. Je me suis donc dirigé vers lui pour savoir si mon nom y figurait.

Il m’a posé la question: « Vous êtes là pour le casting ?». J’ai répondu « oui ».

Le mec, d’une beauté trop exagérée, et maquillage visible à l’œil nu, m’a suggéré d’attendre pendant qu’il s’occupe d’abord de ceux qui sont arrivés avant moi. Il s’occupait très bien d’eux. A un moment donné, je croyais que j’étais devant des meufs, qui apprenaient la marche des mannequins. Tellement les gars apprenaient à marcher comme des meufs. Non, qu’est ce que je dis, ils apprenaient plutôt à marcher comme des vrais garçons, pour paraitre comme tels pendant le défilé.

J’ai vu, oui j’ai vu comment ils faisaient les manières des meufs, mais pas tous hein. J’ai vu des mecs costauds parmi eux avec des crêtes sur la tête. Ces derniers n’étaient pas efféminés, et avaient l’air des « boys » comme moi. Après cette séquence, je suis allé m’assoir sur la place qui m’a été réservée par les organisateurs du festival. Je croyais que j’étais déjà à l’ abri des mecs d’un autre genre. Mon voisin, qui ne me regardait même pas, mâchait lui tranquillement quelque chose dans sa bouche. Lui aussi, avait des manières de femme. On dirait que c’est leur lieu de rencontre. En tout cas moi, je ne suis là que pour faire mon job. En plus, les filles qui défilent ce soir sont trop jolies. Ouf ! La beauté africaine veut ma mort. Il y a par exemple la candidate numéro 85 qui m’a ébloui. Elle m’a fait oublier mes soucis ce soir. Mais elle ne m’a pas empêché de regarder ses concurrentes.

Annual Show. CC image d’archive

Massah, je ne savais pas que marcher comme un mannequin était si difficile. Tu marches premièrement comme une aiguille, tu ne te tords ni à gauche, ni à droite. Il faut regarder droit devant. Il ne faut surtout pas incliner les yeux, de peur d’être disqualifié. En tout cas moi, je ne draguerai jamais une meuf qui adopte une telle démarche dans la vie courante. Après les nanas, c’était autour des mecs de prouver leur compétence sous le regard du jury présidé par Grégoire Piwole. Les meilleurs ont été retenus à la fin de la soirée. Moi, après avoir rigolé durant le défilé, je suis rentré chez moi bredouille, sans la candidate numéro 85. Je ne connais même pas son non nom.  Mais j’avoue que c’était une belle soirée avec des gens bizarres, mais sympas.

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