CAN 2016/2019 : du food au fond des filets

A l’aube des coupes d’Afrique de football féminin et masculin, le Cameroun, le pays organisateur, traîne le pas dans la mise à niveau de ses infrastructures.

Le foot. Encore le foot. Et toujours le foot. Et jamais une compétition de food chez moi. On dirait qu’on a que ce sport chez nous. Et bien, puisque les Camerounais se régalent de ce truc que j’ai enterré depuis près d’une décennie, je vais un peu remuer ma cervelle. Uniquement sur le volet infrastructure. Je tiens tout d’abord à rappeler que les prochaines Coupes d’Afrique des Nations de football (CAN) féminin et masculin seront organisées chez moi.

Et chez Issa Hayatou aussi. Oui, Issa Hayatou, l’actuel boss de la Fédération internationale de football association (FIFA). Ce qui est agréable dans ce pays, c’est la lenteur de ses gouvernants dans le traitement des dossiers. C’est agréable de marcher comme une tortue à la veille d’une compétition qu’on a souhaité organiser depuis plusieurs années.

Les plaignants auront toujours tort. Tort parce qu’ils connaissent très bien les âges des puissants du Cameroun. On n’est pas sans savoir qu’un vieux ne peut pas agir plus rapidement qu’un jeune. Entre nous, Mugabe et Obama qui peut courir plus vite que l’autre ? Obama bien sûr. Prenons un autre exemple banal, mais vrai : entre Biya et Hollande, qui peut bombarder son ennemi plus vite que l’autre ? Hollande. La preuve : depuis les attentats de Paris, les bourreaux sont traqués pêle-mêle, presque chaque jour. Au nord du Cameroun par contre, Boko machin Haram explose chaque week-end sans être inquiété. Ce n’est pas cool ça ? Moi, je crois que c’est chic de procéder lentement à l’éradication de ces gars. Tout est possible avec un commandant des troupes qui mène une vie de prince. Oui ! C’est le prince du palais d’Etoudi (Yaoundé). Son père, le roi, c’était Amadou Hahijo n’est-ce pas, le vieux ? De toutes les façons, 33 ans au pouvoir, ce « n’est pas qui veut, mais qui peut ».

Manque d’infrastructures

Entre nous, qui peut mieux que Paul Biya ? Qui peut laisser impunis ceux qui abandonnent les stades de football dans la broussaille à la veille de deux grandes compétitions de football continentales ? Parallèlement, où vont rester les joueurs des autres pays  quand ils ne seront pas dans leur tanière pendant les CAN 2016 et 2019 ? Et leurs spectateurs ?

Certainement que le ministère des Transports va me répliquer que l’aéroport international de Douala est en chantier. Je l’ai constaté. Oui, j’ai aussi constaté que les hôtels sont construits à côté des marécages. Qu’ils manquent d’hôtesses formées. Ils ont pourtant plusieurs étoiles, ces établissements hôteliers. En vérité, en vérité, le service de qualité est mort ici dans les hôtels de ma bulle.

Raison pour laquelle le directeur de Jovago (structure de réservation d’hôtels en ligne en Afrique), Alexandre Devoucoux du Buysson rêve d’une satisfaction client et invite le Cameroun à prendre ses responsabilités en mettant en place des infrastructures touristiques qui répondent aux standards internationaux. Il rêve mal ce type de Jovago. Qui lui a dit que les hôtels du Cameroun veulent se mettre à niveau ? Ils ont trois, quatre, cinq et bientôt six étoiles de pacotille et cela leur va.

DN

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