A Douala la « ghettoïsation » des banlieues se porte bien

En plus d’être le dépotoir des pays industrialisés, la capitale économique camerounaise est également une référence en matière de constructions anarchiques.

Un regard critique, la ville de Douala en a besoin. Surtout qu’elle regorge d’habitants qui la transforment en poubelle sous le regard complice des autorités administratives. Après, quand il y aura une catastrophe, le torchon va brûler entre les deux parties. Au finish, c’est toujours l’autorité administrative qui remporte la bataille. C’est quand même elle qui contrôle toutes les machines, même judiciaire. Mais le peuple peut renverser la donne s’il s’unit. En ce moment, les patrons de la cité économique camerounaise sont secoués par une histoire d’indemnisation des victimes des évictions forcées de plusieurs quartiers de Douala.

908 familles traînent cette affaire vieille de plus de 29 ans. Ce sont des personnes qui occupaient des espaces « appartenant » à l’Etat du Cameroun. Celui-ci en récupérant ces terres, était censé indemniser ceux qui s’y étaient déjà installés. Mais ils ont été chassés comme des malpropres. On parle de près de deux milliards de nos francs que l’Etat doit verser à ses déguerpis depuis plus de deux décennies après. C’est de la sorte que les mendiants naissent. Devenues donc SDF, les victimes squattent les rues et les transforment en ghetto.

Constructions anarchiques

Au Cameroun, tout le monde a le permis de bâtir n’importe où et n’importe comment. Je le crois parce que les constructions anarchiques ne semblent gêner personne. Mais il suffit d’un incendie, d’une inondation… pour crier au scandale comme si on n’était pas averti. Pendant que l’on invoque le problème des constructions anarchiques, à Kotto Bloc L, dans le 5e arrondissement de Douala, nous nous trouvons face à des constructions d’immeubles dans un lotissement de la sic, lotissement dont les éléments de voirie ne semblent pas avoir été prévus pour recevoir tout d’un coup, plus de 300 personnes. Du coup, les habitants de ce secteur seront confrontés à plusieurs difficultés :

 

         – Alimentation en eau,

–  Passage de secours pour les pompiers,

– Places de Parking,

– Évacuation des sanitaires,

–  Nuisances sonores,

– Cas de sortie pour des urgences médicales…

« Mais qui a donné les permis de construire ? Faut-il qu’il y ait de nouveaux drames pour s’en émouvoir? » 

 

DN

 

 

 

 

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