Matérialisation des APE: L’Union européenne outille l’Afrique centrale

Améliorer le cadre des affaires dans la sous-région afin de satisfaire la demande extérieure. C’est le nouveau challenge de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale depuis la ratification des Accords de partenariat économique (Ape).

Les Accords de partenariat économique (Ape) avec l’UE exigent une nouvelle donne des affaires. L’Union européenne en effet, rêve d’un environnement des affaires avec les africains où les obstacles seront totalement éradiqués. Patrick Sevaistre et Julien Bornon, tous deux de l’UE, ont échangé dans ce sens avec leurs partenaires africains à Douala. Ils ont fait des démonstrations sur les bien-fondés d’un bon environnement des affaires et le système eRegulations. C’était au cours de la conférence de sensibilisation du Projet régional de facilitation des affaires dans l’espace Ceeac. Dévoilé, l’objectif principal de ce projet est « de doter la Ceeac et ses dix pays membres des éléments d’analyse nécessaires, pour élaborer et exécuter les reformes destinées à poursuivre l’amélioration du climat des affaires dans cette région. Ensuite, il veut établir des conditions attrayantes pour les investisseurs et mobiliser l’investissement au service de la croissance ».

Pour conforter leur position, les experts européens tiennent pour vraies les données indicateurs « Doing Bussiness 2015 » de la Banque mondiale, ou « Mo Ibrahim 2014 ». Ces éléments de référence établissent que le cadre actuel des affaires dans les dix pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) ne peut satisfaire la demande extérieure en matière d’échanges commerciaux. Dans ce contexte, le secteur privé se révèle peu développé et l’environnement des affaires peu attractif. C’est de fait la région d’Afrique le moins intègre mais aux potentialités considérables. Au cours de la réunion sous-régionale tenue les 11 et 12 novembre 2014 à Douala, le constat a été fait: l’espace Ceeac fait partie des régions les plus riches du continent africain, au regard de sa forte dotation en ressources naturelles. A l’exception de quelques uns, dans la plupart des pays d’Afrique centrale, les gouvernements font des résultats des évaluations internationales du climat des affaires, un objet de mobilisation de leurs administrations. Cependant, cette mobilisation dans sa forme et son fond, n’a pas encore démontré sa capacité à changer fondamentalement l’environnement des investissements. Ce dernier est encore tributaire des contraintes structurelles et des dysfonctionnements. « Ces fléaux inhibent la liberté d’entreprises et la créativité, entrainent par ailleurs des lourdeurs bureaucratiques incompatibles avec l’exigence de réactivité du secteur privé et renchérissent les coûts de transactions », précise-t-on.

Didier Ndengue

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