Grands chantiers de Douala: Derrière les boniments, des inquiétudes

Malgré les avancées, le chronogramme des travaux reste inconnu tant sur le site de construction du second pont sur le Wouri qu’au niveau des pénétrantes Est et Ouest.

Sur le chantier de construction du deuxième pont sur le fleuve Wouri, les travaux sont financés en grande partie par la France via l’Agence française de développement (AFD) que dirige Hervé Conan au Cameroun. Ils sont couplés aux travaux de construction des pénétrantes Est et Ouest de la capitale économique camerounaise. Le 13 novembre 2014, Christine Robichon, ambassadrice de France au Cameroun, était sur les chantiers en même temps que Patrice Amba Salla, le ministre des Travaux publics. Officiellement pour constater l’état d’avancement des travaux. La diplomate française a certes relevé que les travaux se déroulent bien sur le pont sur le Wouri, mais a également constaté, tout comme le ministre, que la circulation de la pénétrante Est (Yassa) de la ville de Douala est perturbée malgré ses multiples voies de contournement suggérées par le gouvernement. Le démarrage des travaux de construction de cette pénétrante est annoncé pour le mois de décembre prochain. Même situation pour la pénétrante Ouest (Bonabéri). Sauf qu’ici, on ne maitrise pas encore le calendrier des travaux. Profitant de son séjour à Douala, le ministre camerounais a annoncé le « désarmement » de la station de pesage de Yassa actuellement basée sur le site appartenant au Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT). Elle sera délocalisée pour la zone du pont de la Dibamba.

23% de taux réalisation
Le chantier de construction du deuxième pont sur le fleuve Wouri évolue sans obstacles majeurs. Ces assurances sont du maitre d’ouvrage Patrice Ambassa Salla, ministre des Travaux public (Mintp). Il ressort que le niveau d’exécution des travaux est bon et par conséquent, le délai de livraison en 2016 pourra être respecté. Selon le ministre Patrice Amba Salla, le taux de réalisation à mi-parcours est de 23% contre 24% de taux de consommation des délais. A en croire un observateur, le taux de réalisation avancé par le ministre camerounais est légèrement inferieur à la moyenne projetée en cette période précise qui était de 24%. Ce grand chantier en cours de construction boostera l’économie non seulement du pays, mais aussi de la sous-région Afrique centrale toute entière. L’infrastructure à livrer dans les délais a une longueur de 800 mètres contre 25 mètres de largeur, 2 kilomètres de voies de raccordement, cinq voies routières et 2 voies ferroviaires.

Didier Ndengue

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